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Cantines : restauration traditionnelle à Soudan

Ecrit le 25 mai 2011

 Approvisionnement de proximité

Cantine bio

Le restaurant scolaire de Soudan (120 repas par jour) est encore en cuisine traditionnelle. C’est Sophie Massard, adjointe, qui est chargée de le suivre. Depuis plusieurs années, le choix a été fait d’un approvisionnement local, notamment auprès de M. Degrée (agriculteur à Châteaubriant) pour les légumes, auprès de M. Hervé (producteur à Ruffigné) pour les pommes et du GAEC du Bas Rougé à St Aubin-des-Châteaux pour les kiwis.

Il restait la question de l’approvisionnement en viande bovine. Un repas à Soudan représente 12 kg de viande. Pas facile à prélever sur une bête de 300-400 kg de viande !

A l’initiative   de la Chambre d’Agriculture et de la Com’Com’   du Castelbriantais, une organisation s’est mise en place : la Chambre d’Agriculture coordonne les demandes des écoles, de l’hôpital, des maisons de retraite, et passe commande d’un bovin auprès de producteurs locaux (Soulvache, La Chapelle Glain). Puis Franck Duvacher, gérant d’un atelier de découpe, va chercher l’animal à l’abattoir, assure la préparation des morceaux demandés et livre la viande. Il lui arrive aussi de livrer des pommes en même temps, pour limiter les frais de déplacement et le « bilan carbone ».

Valoriser l’agriculture locale, permettre aux producteurs de bénéficier d’un meilleur retour de « valeur ajoutée » : voilà une expérience intéressante … et qui intéresse au-delà du Pays de Châteaubriant   ! Nantes-métropole, par exemple, suit les choses de près.

Mais ce n’est qu’un début. La Chambre d’agriculture, par exemple, n’a pas vocation à coordonner l’approvisionnement en viande et souhaite passer le relais à une plateforme de distribution à mettre en place. Un lieu de stockage est à prévoir aussi. « En même temps nous cherchons à ne pas pénaliser les supérettes locales » dit le maire

Bernard Douaud.
MM. Moreau, Moreau, Garnier, Douaud
et Mme Massard

 Goût et saisonnalité

« Nous privilégions les produits de saison » explique Sophie Massard. « Naguère les crudités venaient de très loin. Cet hiver nous avons servi de la soupe en entrée aux enfants : passé le premier moment de surprise, ils ont apprécié ». « Nous abandonnons le steack haché, souvent très sec » commente Ber-

nard Douaud « et nous introduisons du bœuf. Mais ne comptez pas sur nous pour servir souvent des frites ! Nous travaillons à l’élaboration des menus avec une diététicienne, pour proposer des repas équilibrés ».

A Soudan, à part les entrées, le plat de viande et légumes est sur la table. Chaque enfant se sert selon sa faim. « De ce fait nous avons très peu de déchets » commente Mme Massard.

Et, de plus, un enfant de l’école publique à tour de rôle, est chargé de collecter tous les jours les déchets pouvant alimenter le composteur de l’école. C’est comme cela qu’on prend de bonnes habitudes.


Ecrit le 25 mai 2011

 L’alimentation durable

Tous obèses demain ? Si l’épidémie continue sa course effrénée, les conséquences pourraient être lourdes pour le devenir de l’Homme. Alors que le monde occidental est obsédé par l’apparence, la longévité et le bien-être, la population déforme son corps et se détruit la santé, en se nourrissant de plus en plus mal. Cette contradiction apparaît d’autant plus insupportable qu’une partie de la planète subit toujours les ravages de la famine. En 2011, plus d’un milliard d’êtres humains souffrent encore de la faim. En partie responsable des dérives que connaît notre alimentation, quel est le rôle réel de l’industrie agroalimentaire ? Y a-t-il un moyen d’enrayer ce phénomène XXL ? Christian Remesy, ancien Chercheur et Directeur de Recherches à l’INRA expose sa vision de l’alimentation durable, dans un document que vient de publier le CODELA (Conseil de Développement de Loire-Atlantique). En voici des extraits :

La mécanisation, le progrès des semences, l’augmentation de la taille des exploitations ... tous les moyens ont été mis en œuvre pour augmenter les rendements de l’agriculture. Sauf qu’à force d’en vouloir toujours plus, celle-ci est passée d’une production alimentaire insuffisante à une surproduction. Dans le même temps la qualité des aliments s’est dégradée… et le niveau de vie des agriculteurs aussi !
L’industrie agroalimentaire et la grande distribution ont bouleversé les habitudes alimentaires que l’Homme avait depuis des millénaires. Nous mangeons trop de sucre, trop de sel, trop d’acides gras, trop de protéines animales, pas assez de protéines végétales, de minéraux et de fibres, pas assez de potassium et de micronutriments. Peu à peu, ce n’est plus l’homme qui modifie les aliments, ce sont les aliments qui modifient l’homme ! En France, l’espérance de vie fait partie des plus élevées au monde, les Français vivent donc longtemps, mais leur longévité ne rime pas toujours avec santé

Passer une vie à manger des aliments dégradés sans jamais contrôler leur impact sur notre corps : c’est monnaie courante. Le rôle des Pouvoirs Publics est donc primordial pour promouvoir une alimentation durable : nourrir et maintenir en bonne santé le plus grand nombre, préserver la biodiversité et la fertilité des sols

On peut lire ce document ici : http://www.journal-la-mee.fr/IMG/pdf/alimentation-durable.pdf


Ecrit le 25 mai 2011

 Désert alimentaire et obésité

Pourquoi l’obésité progresse-t-elle autant aux États-Unis et au Canada ? Une équipe de chercheurs du Québec, spécialiste de la question, souligne que plusieurs facteurs se conjuguent : l’individu et ses comportements, le cadre social et l’environnement, c’est-à-dire le bâti, les espaces verts, mais aussi l’implantation plus ou moins réglementée des commerces alimentaires présents dans le quartier. Or cet environnement est un facteur non négligeable, il peut expliquer en partie la prévalence plus forte de l’obésité dans les quartiers défavorisés.

Les municipalités sont des partenaires importants pour le développement d’environnements alimentaires favorables et peuvent soutenir plusieurs actions. Par exemple les actions des municipalités québécoises favorisent l’aménagement de marchés publics et de jardins communautaires. [A voir chez nous dans le futur SCOT   en soutenant les supérettes locales et l’approvisionnement en produits frais locaux ? ]

Le gouvernement américain vient de publier une sidérante carte des « déserts alimentaires » sur le territoire national. (1) Faute d’approvisionnement à moins de deux kilomètres, sans moyen de transports, les millions de pauvres qui vivent là n’ont accès qu’à des chips, des confiseries industrielles, quelques conserves et des sodas

Afin de rendre les environnements favorables à de saines habitudes alimentaires, certaines communautés réfléchissent à des politiques de zonage visent à restreindre l’accessibilité à certains types de commerces, en particulier aux restaurants de type fast-food, et ce, autour des écoles et dans les quartiers socio-économiquement défavorisés. Quelques municipalités des États-Unis ont déjà implanté ce type de politique.

Carte des déserts alimentaires :

http://www.ers.usda.gov/data/fooddesert/fooddesert.html.


NOTES:

(1) Pour être classé « désert alimentaire », en plus de l’éloignement des magasins d’au minimum 1,6 km, la zone doit abriter au moins 20% de familles à bas revenus