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Habitat : une maison-relais

Ecrit le 6 juillet 2011

 Maison-relais : exemples

Au cours de son assemblée générale de mai 2011, l’association Une famille un toit présidée par Claude Jaheny, a évoqué deux de ses actions : la Maison-Relais de St Mars-la-Jaille et la Pension de famille de St Géréon. Dans les deux cas il s’agit d’accueillir des personnes isolées, ayant de la difficulté à habiter seules un logement. L’un vient d’une hospitalisation de longue durée, un autre résidait dans un logement totalement insalubre. Tel autre a connu des périodes d’errance. Tel autre a été victime d’un important changement de vie personnelle (divorce par exemple). Ce sont toujours des personnes mises en difficulté et Une famille Un toit constate que, du fait de la crise ou de ses effets en cascade, les situations sont de plus en plus fragiles : sentiment d’insécurité en l’avenir, perte de repères, personnes désabusées avec, parfois, des problématiques psychologiques, men-tales, voire psychiatriques, nécessitant une prise en charge multiforme.

 Les toits bleus

La maison-relais associe des appartements individuels, et des espaces collectifs. La Maison Relais se situe à Saint Mars La Jaille et comporte :
– une résidence de 6 appartements,
– 3 appartements éclatés dans le bourg,
– 1 jardin collectif dans le bourg.

 L’accueil est réservé à des personnes seules, hommes ou femmes, ainsi qu’à des couples (deux logements sur neuf) touchées par la solitude familiale et/ou relationnelle ne trouvant pas leur équilibre dans un logement autonome. Les résidents font le choix de vivre dans un cadre convivial et sécurisant leur permettant de se construire et de s’épanouir.
Elle a accueilli 10 résidents en 2010, des hommes principalement, moyenne d’âge de 38 ans. Pour chaque résident a été élaboré un projet personnel et un suivi régulier pour faire le point sur son ressenti, ses envies, ses attentes, sa place au sein du groupe. La sociabilité, la relation à l’autre, le respect, l’écoute, l’ouverture sont des thèmes abordés aussi bien en individuel qu’en collectif avec un animateur. Un conseil des résidents, se réunissant obligatoirement toutes les 6 semaines, discute de la vie collective, interpelle chacun pour recueillir ses sou-haits, ses demandes. Un compte-rendu est rédigé et laissé à disposition dans la pièce commune. Des responsabilités sont partagées. La vie quotidienne (repas, entretien du logement, sorties, loisirs) alimente les temps communs et permet un apprentissage ou un réapprentissage.

 Activités collectives

Stage d’entretien du logement, temps forts de Noël et de Pâques, préparation et partage de goûters, aménagement de l’espace extérieur (espace-détente et jardin potager avec des parcelles individuelles de 15 m2 et une parcelle collective de 25 m2). Mis en place d’un composteur, art floral au jardin, citrouille d’halloween, sortie en forêt pour ramasser des châtaignes (avant dégustation). Des ateliers de cuisine, chaque mois, en lien avec la banque alimentaire, permettent de découvrir d’autres ingrédients, d’autres recettes. Les résidents sont contents de voir le résultat de leurs efforts. « Ces supports permettent de travailler la confiance en soi, l’estime de soi et l’échange de compétences. Et de s’ouvrir vers l’extérieur. » explique Yves Aubry

Suprême reconnaissance, le groupe a été sollicité par le Conseil Général pour un buffet pour 50 personnes dans le cadre d’un forum « créateurs d’entreprises » : préparation des repas, accueil physique, distribution des plateaux repas, service du café, rangement. Ceci a généré une angoisse pour certains, une difficulté à se projeter dans un projet demandant plusieurs semaines de travail. Mais la réussite a permis de valoriser les personnes.

Une équipe pluridisciplinaire est à l’écoute des résidents : un directeur (qui supervise aussi la pension de famille), deux coordinatrices-animatrices cherchant à adapter au mieux, à faciliter l’implication des résidents, à veiller à leur bien-être. Il y a aussi un gestionnaire s’assurant de l’état des lieux et des équipements et de la tenue du logement ; et des animateurs techniques (par exemple pour le jardi-nage), et un temps partiel de secrétariat.

Projets pour 2011 : des rencontres   avec d’autres maisons-relais, une sortie bord de mer ou centre équestre, des repas plus fréquents dans la pièce commune, de nouvelles activités manuelles.

Les maisons-relais ont été définies par la loi – voir ici :
http://www2.equipement.gouv.fr/bulletinofficiel/
fiches/bo20036/a0060057.htm

 L’Ecochère

La « pension de famille » à St Géréon est un système analogue, avec une résidence sur St Géréon et trois logements « éclatés » sur Ancenis. Elle accueille 10 personnes, hommes ou femmes, touchées par la solitude familiale et/ou relationnelle, ne trouvant pas leur équilibre dans un logement autonome. Les résidents bénéficient ainsi de logements individuels mais ne sont pas pour autant isolés car ils partagent les espaces communs.

Les résidents ont une certaine autonomie tout en bénéficiant d’une vie collective. La vie du groupe se modifie dès l’arrivée d’une nouvelle personne ou de personnes plus jeunes : l’équilibre est fragile, chaque résident doit retrouver sa place. Les activités : un stage de photo avec un professionnel, débouchant sur la parution d’un ouvrage de qualité, l’organisation d’un voyage à Paris, différents ateliers tech-niques (sculpture, ferronnerie, jardin). La fabrication d’un jeu de Môlkky (ponçage, peinture, écriture , fabrication des sacs) a favorisé le partenariat avec des entreprises locales (bois, tissu). L’aménagement d’un logement a permis à des résidents de mettre en avant des compétences de menuiserie (création de petite cuisine et montage de meubles). Certains résidents envisagent alors un avenir différent.

Des réunions hebdomadaires organisent le partage des tâches et les futures activités. Le rôle des professionnels est de favoriser la prise de parole de chacun, d’observer l’équité indispensable à ce type de décision. Perspectives 2011 : activités sportives, séjour à Toulon pour le grand tournoi de pétanque, atelier informatique, rencontre avec les Roms, poursuite de « l’atelier du jeudi ». Cet atelier du jeudi est une rencontre entre les résidents de l’Ecochère et les jeunes adolescents de l’institut thérapeutique de la Turmelière : sculpture sur tuffeau, repas préparé et partagé le midi, entretien du parc ou balades. La confrontation avec les jeunes permet à chaque résident de se positionner en adulte responsable.

La structure a un projet de création de cinq nouveaux logements, les travaux devraient débuter dans le courant de l’été.

 Sur le Pays de Châteaubriant  

L’association Une famille un toit se consacre à la recherche de logements, la gestion budgétaire et les droits et devoirs des locataires. Le Pays de Châteaubriant   représente 42 % des demandes. L’association constate la diminution de logements bien rénovés, avec des loyers plafonnés et relève une augmentation du montant des loyers et des prix du foncier sur le secteur Est de la zone de Châteaubriant, sous l’effet de l’arrivée pro-chaine du tram-train. Les possibilités d’accès au logement pour les familles mo-destes sont donc de plus en plus difficiles. La problématique des propriétaires occupants impécunieux et résidant dans des logements inconfortables est très importante sur le territoire rural et peu pris en compte dans les dispositifs publics.

Il faudra donc que le PLH (plan local de l’habitat, en préparation), fasse une incitation forte dans ce domaine.

Les travaux du projet de Treffieux ( 4 logements réalisés sur un bâtiment appartenant à la Com’Com’   de Nozay) devraient commencer dans les jours à venir. Ce projet est soutenu par la Com’Com’   et par la Mairie de Treffieux. Les administrateurs d’Une Famille Un Toit sont fortement impliqués dans ces projets, à l’exemple de Noël CAMUS et de Michelle COCHET (Maire du Petit Auverné), cette dernière animant une réflexion-action de même type sur le Pays de Châteaubriant  .

Contacts : Une famille un toit – 17 rue de la Durantais à St Mars la Jaille – Tél 02 40 97 08 68 - http://unefamilleuntoit44.org/ Permanences à Châteaubriant le premier mardi de chaque mois de 9h à 12h.ent être là mais avec d’autre

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