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Une station « balnéaire » à Erbray

Ecrit le 21 septembre 2011

 Une station « balnéaire » à Erbray

Balnéaire ? N’exagérons pas, même si l’on se souvient que, il y a 15 millions d’années (un peu plus ? un peu moins ?), un golfe ouvert sur l’Atlantique s’est installé sur un vaste territoire le long de l’axe actuel de la Loire. En se retirant la mer a laissé des faluns : c’est-à-dire d’anciens dépôts marins, constitués de calcaires gréseux, de boues calcaires et de sables plus ou moins coquilliers. On trouve dans ce territoire les carrières de Erbray, Noëllet et autres. Mais on n’en est plus là.

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Inauguration

Photo : Jean-Pierre Juhel, Hervé Boscher,
Jean Poulain, Jean Massé, et Valérie Bommé

Vendredi 16 septembre 2011, la commune d’Erbray a inauguré sa station d’épuration. La précédente, datant de 1978, était prévue pour 700 équivalents-habitants mais était devenue insuffisante. Quand la commune, à l’automne 2007, a souhaité ouvrir la deuxième tranche du lotissement du Carrousel, la DDAS a exigé une mise aux normes du traitement des eaux usées avec, d’abord, une réhabilitation du réseau collectif qui laissait passer trop d’eaux parasites (coût 204 000 € HT  ). Et, ensuite, la construction d’une station d’épuration avec traitement par boues activées.

A l’arrivée des eaux usées les pompes peuvent accepter 200 m3/jour avec des pointes à 43 m3/heure. Ces eaux usées passent dans un dégrilleur (sorte de passoire) qui retient les plus grosses particules (plus de 2 mm de diamètre) et assure le compactage et l’ensachage automatique. Ensuite un bassin d’aération à deux turbines est riche en bactéries qui dégradent le carbone, l’azote et le phosphore. On active ces bactéries en leur apportant de l’oxygène par deux turbines, et un agitateur immergé. Les turbines arrêtent de temps en temps, alors les bactéries sont en manque d’oxygène ce qui les incite à « respirer » les nitrates (NO3 un atome d’azote, trois atomes d’oxygène), transformant ainsi les nitrates en azote gazeux.

L’élimination des phosphates se fait par injection de sels de fer dans le bassin d’aération.

Finalement l’eau parvient à un clarificateur, de forme tronconique qui sépare les boues de l’eau claire. Celle-ci est envoyée dans le cours d’eau « La Mare », puis dans « La Cosne » et « le Don ».

 Originalité : un lit circulaire

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Station d’épuration

Originalité d’Erbray : les boues excédentaires sont stockées autour du bassin d’aération, dans six « lits » drainés et plantés de roseaux (2736 roseaux). Ceux-ci permettent la stabilisation et la déshydratation des boues par un procédé biologique naturel. Les roseaux vont éliminer 20 % de ces boues, le reste, dans 4 ou 5 ans, servira de compost pour des agriculteurs. La forme circulaire donnée à ces bassins facilitera le déplacement des en- gins.

Coût de la station d’épuration : 1 055 000 euros HT   financés par la commune d’Erbray (43 %), le Conseil Général (26 %), l’Agence de l’Eau (15 %), l’Etat (9 %) et le Conseil Régional (7 %), a dit le maire Jean-Pierre Juhel en n’oubliant pas de remercier les entreprises locales, les agents municipaux et tout son Conseil Municipal, en remerciant particulièrement Patrice Etienne et Jean Pierre Lépicier

Dans son allocution, Hervé Boscher, vice-président du Conseil Général, a dit que le prochain « Contrat de territoire » mettra l’accent sur les services proposés par la ville-centre, sans pour autant négliger la solidarité intercommunale et l’aménagement du territoire. [Suggestion : créer un service « Castel-bus à la demande » sur le système de « Lila à la demande » permettant de créer des transports en commun entre la ville-centre (et le tram-train) et les communes extérieures. Cela serait bon pour la mobilité des personnes et pour l’emploi !