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BMO : besoins de main d’oeuvre 2013

Ecrit le 12 juin 2013

Tous les ans, Pôle-Emploi publie son enquête « BMO » (besoins de main d’œuvre). C’est un indicateur auquel il ne faut pas attacher une énorme importance parce que « besoin de main d’œuvre » n’est pas « intention d’embauche » et parce qu’il ne concerne ni les administrations de l’État (ministères…) ni certaines entreprises publiques (Banque de France…). Au niveau national, l’enquête 2013 montre une croissance ralentie des besoins de main d’œuvre. Les établissements ne recrutant pas cette année, estiment pour la plupart que la taille de leur structure est suffisante ou que la conjoncture économique est défavorable. Un peu moins de la moitié (49,4 %) des postes proposés sont des emplois durables si l’on peut dire qu’un CDD de six mois ou des missions d’intérim de 6 mois ou plus sont vraiment des emplois durables. La part des besoins de recrutement liés à une activité saisonnière reste stable en 2013 et s’établit à 35,8% des souhaits d’embauche.

 Châteaubriant : moins

L’enquête BMO 2013 des Pays de Loire peut être consultée ici

Il est difficile de comparer avec l’enquête des années précédentes, parce que les zones d’emploi ont été redécoupées et celle de Châteaubriant est devenue rabougrie. Pôle-Emploi a cependant ajusté ses calculs, voici donc quelques éléments :

Dans les Pays de Loire, les besoins de main d’œuvre 2013 sont en hausse essentiellement dans les services et l’agriculture. En revanche, ils reculent de 24% dans la construction et de 12% dans l’industrie manufacturière (particulièrement dans les équipements électriques, électroniques et informatiques). 45% des projets de recrutement sont liés à une activité saisonnière, un niveau relativement conforme aux années précédentes.

Sur le bassin d’emploi de Châteaubriant, les besoins de main d’œuvre sont en baisse sensible :

  • 2011 : 860
  • 2012 : 955
  • 2013 : 809
    En même temps 40,6 % des projets de recrutement sont saisonniers.

Les métiers les plus recherchés par les employeurs, sur la zone de Châteaubriant :

  • 79 Animateurs socioculturels
  • 51 Assistantes maternelles
  • 46 Agriculteurs salariés, ouvriers agricoles
  • 43 Éleveurs salariés
  • 37 Menuisiers agencement et isolation
  • 36 Aides‐soignants (médico‐psycho., auxil. puériculture…)
  • 30 Bouchers
  • 30 Attachés commerciaux (en entreprise)
  • 27 Employés de libre‐service
  • 24 Ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment (peintres…).

On notera que certains de ces « besoins de main d’œuvre » sont saisonniers (animateurs socio-culturels, voire ouvriers agricoles) ou à temps partiel (employé de libre-service). Quant aux chiffres donnés, ils surprennent énormément : 51 assistantes maternelles ?? 27 employés de libre service ? Sur les 22 communes de la zone d’emploi de Châteaubriant ? Sans blague ?

  Les chiffres du chômage, zone de Châteaubriant

La Direction du Travail publie régulièrement (et tardivement !) les chiffres du chômage dans la Région. On attend toujours ceux d’avril. Mais voici ceux de janvier à mars. Dans la zone d’emploi de Châteaubriant, c’est terrible !

Chiffres du chômage dans la zone de Châteaubriant
Année 2013Catégorie AEvolution en un an
Janvier 1559 + 14,7 %
Février 1531 + 18,0 %
Mars 1470 + 17,7 %

Fin mars, la hausse annuelle, en catégorie A, était de 14,9 % en Pays de Loire et de 11,5 % en France.

Chiffres du chômage dans la zone de Châteaubriant
Année 2013Catégorie A.B.CEvolution en un an
Janvier 2557 + 11 %
Février 2569 + 12,5 %
Mars 2525 + 12,4 %

Fin mars, la hausse annuelle, en catégories ABC, était de 11,2 % en Pays de Loire et 9,8 % en France.

Le taux de chômage, fin mars, était de 9,2 % dans la zone de Châteaubriant, moins qu’à St Nazaire, plus qu’à Nantes et Ancenis.

  • Ancenis 6,8 %
  • Nantes 8,3 %
  • Châteaubriant 9,2 %
  • St Nazaire 9,8 %

La hausse du chômage est sensible dans la région de Châteaubriant, même si on ne connaît pas actuellement de licenciements massifs. Une lectrice nous écrit : « Les temps sont très durs pour l’économie et le bâtiment ne va pas bien du tout. Les carnets de commande se vident.

Même vendre un cabinet d’architecte relève de l’exploit car 95 % des cabinets sont fermés à la retraite, la clientèle étant volatile. C’est la même chose pour les médecins ou dentistes, qui ferment discrètement sans repreneur. Et on licencie dans la foulée. On n’entend jamais de ces petits licenciements qui bout à bout sont importants ».

 40 % de réduction

Selon un communiqué de la société de conseil PwC. (3 juin 2013), 40 % des dirigeants d’entreprises d’Europe de l’Ouest souhaitent réduire leurs effectifs, un chiffre inquiétant puisqu’au niveau mondial, ils sont seulement (seulement !) 23 % à envisager des suppressions d’emplois.

Dans l’ensemble du monde, 45 % des chefs d’entreprises déclarent qu’ils souhaitent embaucher, 28% qu’ils comptent conserver des effectifs stables, selon cette étude réalisée auprès de 1 300 dirigeants dans 68 pays entre septembre et décembre 2012.

« Les PDG de la zone euro tendent à être les plus pessimistes et relativement peu d’entre-eux ont des projets d’embauche dans les années à venir, alors que les trois quarts des PDG d’Inde ou du Moyen-Orient disent qu’ils vont augmenter leur personnel au cours de 2013 », souligne l’étude.

Seul un dirigeant sur cinq considère que l’économie va s’améliorer au cours de l’année, et 70 % sont engagés dans une démarche de réduction de coûts. Mais réduire les coûts ne veut pas forcément dire : licencier. Les entreprises comprennent en effet que, en licenciant, elles se privent de compétences pour l’avenir, pour le moment où la croissance redémarrera. L’étude PwC écrit à ce sujet : « Bien qu’ils aient eu tendance à agir sur leurs effectifs pour réduire leurs coûts par le passé, de nombreux chefs d’entreprise trouvent désormais des solutions complémentaires pour y parvenir, sans affecter l’engagement de leurs collaborateurs ni avoir à craindre de subir d’autres déficits de compétences à l’avenir. »


Ecrit le 12 juin2013

 Deux frères en renfort

Il n’y a pas de problème d’emploi à Châteaubriant : le club Les Voltigeurs vient de se doter de deux nouvelles recrues. Comme le révèle atlantiquefootballclub.com, l’un, le défenseur de 30 ans, arrive de Vertou, son petit frère Félix, attaquant de 24 ans, vient lui d’Avallon. Comme ils ne vont pas passer leurs journées à jouer, il faut bien leur trouver un boulot « sou-ple » qui leur assure un revenu et leur permette de s’entraîner. Dans des cas comme ça, naguère, la municipalité ou la com’com’   avait des places (voire un logement) à proposer … le gardiennage d’une salle, ou du cybercentre, ou un coup de main à donner dans un service technique. En sera-t-il de même cette fois ?

Quand on aime, on ne compte pas !