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Apprentissage, l’enthousiasme de Suzel

Ecrit le 19 février 2014

Suzel Eschenbrenner est chargée, à la CCI (Chambre de Commerce et d’industrie) de soutenir et développer l’apprentissage. “Ce mode de formation, dit-elle, ne s’oppose pas à la formation classique en lycée professionnel. Elle est différente, et source de réussite”

L’apprentissage, qui peut se faire à tous les niveaux, du CAP-BEP jusqu’à l’ingénieur, est un bon moyen pour allier la découverte d’une entreprise et d’un métier tout en acquérant les savoirs de base. Pour l’employeur, c’est le moyen de former un jeune, de lui transmettre les compétences nécessaires à l’entreprise.

Malheureusement, l’apprentissage a encore, de temps en temps, une mauvaise image. Cela ne vient pas de l’employeur mais plus souvent de salariés plus âgés qui trouvent malin d’en faire baver à un jeune. Ces pratiques sont cependant presque complètement disparues.

 Un suivi attentif

La CCI est très soucieuse de revaloriser l’appren-tissage, elle est très précise sur l’engagement signé par le chef d’en-treprise et par les jeunes. “Nous suivons les apprentis sur le terrain. Les chefs d’entreprise y sont
très attentifs, ils savent que ce sont des jeunes qu’ils vont former et pouvoir garder”. Les maîtres d’apprentissage sont spécialement formés de leur côté, pour transmettre leurs connaissances mais aussi pour savoir comment prendre les jeunes. Ceux-ci ont alors le plaisir de découvrir un métier, de se former et d’agir plus rapidement dans l’entreprise, ce qui est valorisant.

D’ailleurs, quand on interroge les jeunes deux ou trois ans après la fin de leur apprentissage, 82 % d’entre eux disent que, si c’était à refaire, ils reprendraient la voie de l’apprentissage.

Pour autant, l’apprentissage c’est difficile : il faut respecter les consignes, de l’entreprise comme du centre de formation (CFA), mais l’expérience montre que, par la suite, les jeunes ainsi formés ont plus de maturité que les jeunes de leur âge et surtout davantage confiance en eux car ils se sont vu progresser.

Pour réussir les “mariages” entre les entreprises et les jeunes, une “Bourse de l’alternance” a été ouverte à la CCI.

zéro offre au 24 février 2014 Encore faudrait-il que les entreprises fassent un effort ! Le 15 février 2014 on a pu noter, sur le site internet de la CCI, 159 cv de jeunes futurs-alternants et 0 (zéro) offre d’entreprise.

Sur demande, Mme Amélie Beraud rencontre les jeunes et va dans l’entreprise pour fournir la réponse la plus adaptée : contrat d’apprentissage ? Contrat d’Alternance ?

 Neuf apprentis chez Leclerc

M. Sébastien Triquereau, actuel directeur au Centre Leclerc à Châteaubriant, témoigne : “je suis issu de l’alternance, j’ai pu ainsi préparer un BTS. Au Centre Leclerc, nous avons 9 apprentis, 2 en boulangerie, 1 en pâtisserie, 1 en boucherie qui savent respecter les règles de fabrication, d’hygiène, de qualité et 5 en accueil-libre-service qui apprennent la gestion commerciale, la mise en rayon, la réception des fournisseurs. Parmi nos apprentis, les uns sont niveau CAP, les autres Bac Pro ou BTS. J’ai été tuteur aussi. Nous avons le souci d’accom-pagner les apprentis le mieux possible : ils sont ici pour apprendre et pas seulement pour nous rendre service. Ce sont des salariés à part entière, nous leur demandons d’être curieux, de prendre des initiatives”

L’an dernier, un de ces apprentis a été embauché par le magasin en CDD. Un autre a été présenté au concours des meilleurs apprentis de France.

Tous les métiers sont accessibles par l’apprentissage. Pour un employeur, un jeune ainsi formé a une énorme qualité : il sait s’adapter.

 Rapprocher

Pour rapprocher le monde de l’entreprise et le monde de l’éducation, des rencontres   ont été organisées dans la région de Châteaubriant : 23 entreprises sont partantes et 34 professeurs sont intéressés (14 l’an dernier). “Nous voulons leur montrer que l’entreprise est prête à accueillir des jeunes” dit Guy Roland.

Vive l'apprentissage ! Photo : Amélie Beraud, Guy Roland, Suzel Eschenbrenner, Sébastien Triquereau, Céline Meslif

il s’agit d’aider les jeunes dans leurs choix de formation, leur faire connaître le monde de l’entreprise et les métiers proposés. 02 40 44 60 82,

Un numéro de téléphone à noter : 02 40 44 62 06 (Amélie Beraud). La CCI, par ailleurs, travaille en partenariat avec La Mission Locale et PÔle-Emploi, dans le cadre du SPO (service public de l’orientation).

Sur demande, Mme Amélie Beraud rencontre les jeunes et va dans l’entreprise pour fournir la réponse la plus adaptée : contrat d’apprentissage ? Contrat d’alternance ?


NOTES:

Deux CAP pour Châteaubriant