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Agriculture et installations alternatives

Ecrit le 16 avril 2014

Aurélien Orain, membre du groupe jeunes de la Confédération Paysanne a participé au dernier ’’café installation’’ qui s’est tenu à Châteaubriant. Il raconte comment le succès de cette soirée illustre un renouveau en matière d’installations en pays castelbriantais.

En janvier 2014 à Châteaubriant se tenait un café installation. « Le » café-installation devrais-je dire, car depuis que la Conf’ organise ces moments d’échanges, c’est le premier à avoir lieu dans « le grand nord » comme l’appellent, non sans chambrer, nos camarades nantais. On ne peut pas leur en vouloir, il ne faut pas se le cacher, notre joli bocage castelbriantais ne jouit pas d’une image très attractive, et ce ne sont pas les chiffres et les statistiques qui vont faire changer cette image...

Pourtant, nous étions 25 personnes réunies ce soir là, essentiellement des porteurs de projets agricoles plus ou moins avancés dans leurs démarches, des paysans installés depuis peu ou en fin de carrière, une salariée, un animateur et plus original, un créateur de jeux de sociétés. L’une des motivations qui nous a rassemblés est le développement de l’agriculture paysanne en Pays de la Mée, avec comme objectifs communs la transmission de fermes à échelle humaine et le souhait de pratiquer une agriculture locale, respectueuse de l’environnement, à contre-courant du productivisme ambiant. Ainsi différents profils sont venus échanger, partager leurs expériences, se renseigner. Le plus souvent à propos de projets atypiques et alternatifs, en termes de taille et/ou de production.

S’installer c’est faire ses propres choix

Ce que l’on peut retenir de cette soirée, c’est que cette vague d’installations « alternatives » qui a depuis pas mal de temps déferlé sur la région nantaise puis sur le littoral est en train d’arriver dans nos campagnes. Les nouveaux installés présents ce soir-là en sont la preuve, comme Gildas Lorant de Soudan qui, dès son installation a converti la ferme fami- liale en bio et développé un système her- bager pour son troupeau de charolaises.

Ce jeune de 29 ans est également administrateur au CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural), engagé dans la réimplantation de haies bocagères et vient de mettre en place avec d’autres pro- ducteurs un marché mensuel sur sa ferme. Cet exemple est un parfait reflet de cette dynamique d’installation « alter- native ».

Tout d’abord par cette réflexion qui amène à penser un projet de vie sans se conformer aux modèles de nos prédécesseurs. S’installer c’est faire ses propres choix, en fonction de ses valeurs et de ses convictions.

Ensuite ces installations et projets s’inscrivent dans une démarche de qualité, de proximité et de choix agro- nomiques innovants. Enfin, ce qui nous rassemble, c’est une envie de travailler ensemble, en réseau et de participer au développement de ce modèle agricole.

Cette dynamique et ce genre de rencontres   sont de bon augure pour n’importe quel porteur de projet inscrit dans cette démarche durable et respon- sable et, pour ceux qui s’y trouvent déjà, c’est rassurant et encourageant.

Il aura sans doute fallu un peu plus de temps pour que cette vague d’installation devienne visible chez nous, mais si on se considère comme le p’tit dernier en Loire-Atlantique, c’est une chance, car nous disposons de nombreux modèles à suivre et logiquement, l’administration et les collectivités accueilleront plus favorablement nos démarches.

Signé : Aurélien Orain

Voir aussi : je m’installe paysan