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Des métiers d’utilité publique et sociale

Ecrit le 23 avril 2014

Le 29 mars 2014 place du Commerce, à Nantes, les salariées CFDT du secteur « Santé Sociaux » ont manifesté leur mécontentement. « Nous avons rencontré du 24 mai au 24 juin 2013, les députés et sénateurs du département pour leur faire part du manque de reconnaissance des métiers du maintien à domicile par les pouvoirs publics, de la difficulté à vivre décemment de nos métiers… Un dossier complet leur a été remis à chaque rendez-vous, exposant

  • - nos professions avec leurs spécificités,
  • - nos conditions de travail,
  • - nos interrogations concernant notre avenir professionnel,
  • - le blocage de nos salaires depuis avril 2009,
  • - nos attentes… »

La délégation C.F.D.T. a apprécié l’intérêt qu’ils ont porté à la découverte des différents métiers de l’aide à domicile et à la complexité de leurs missions. Certains d’entre eux ont posé des questions au gouvernement, (Yves Daniel par exemple) mais les réponses données par les ministères de tutelle ne satisfont pas les salarié-e-s du maintien à domicile.

  • - la valeur du point est toujours bloquée depuis avril 2009,
  • - des coefficients de deux grilles de classifications sont à nouveau immergés sous le smic, malgré la revalorisation des bas salaires de la branche au 1er janvier 2013,
  • - les indemnités kilométriques conventionnelles sont non réactualisées depuis mars 2008…

« Lors des séances de travail dans le cadre du projet des lois de finances dont celle de la sécurité sociale, comment les parlementaires ont-ils relayé notre professionnalisme, nos motivations, nos préoccupations et comment ont-ils défendu notre enveloppe auprès de leurs collègues parlementaires et du gouvernement ? [Pour rappel : notre salaire dépend de l’enveloppe attribuée au secteur du maintien à domicile]. Comment ces parlementaires vont-ils défendre nos métiers d’utilité publique et sociale ? »

« Nous avons aussi interpellé des conseillers généraux du département, siégeant dans les commissions : personnes âgées, personnes en situation de handicap, personnes fragilisées, familles et enfants en difficulté... ».

Les salarié-e-s sont prêts à échanger, aujourd’hui, avec les politiques présents, sur leur devenir. Quant au projet de loi sur le vieillissement, d’après une étude prospective de l’INSEE et de l’ARS  , il faudra créer de 7000 à 10 000 emplois pour accompagner les 12 000 personnes âgées dépendantes supplémentaires, dans notre région, dans les six ans.

« Nos professions devront être valorisantes. Quelles solutions vont-ils trouver pour rendre nos métiers attractifs, pour que des jeunes aient envie d’y entrer et que ces métiers soient exercés à temps plein, sur un territoire restreint ? ». La loi sur le vieillissement ne doit pas uniquement prendre en compte les réels besoins des personnes dépendantes à leur domicile, mais bien également la reconnaissance des métiers par un salaire décent.

« Au cœur du dossier de la dépendance, nous, salariés du maintien à domicile, serons-nous enfin reconnus comme nous devrions l’être (salaire, formations...) »

Signé : Les salariés du maintien à domicile : A.D.T. 44-85 A.A.A.P/C.S.F. A.N.A.F. A.D.M.R A.D.A.R. etc.


Ecrit le 23 avril 2014

Inquiétude

Petit retard ou vrai report, le projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement n’a pas été présenté au conseil des ministres du 9 avril comme annoncé, ni à celui du 16 avril. Et Manuel Valls n’y a fait aucune allusion dans son discours de politique générale.

L’interrogation commence à laisser place à l’inquiétude. Le report de la réforme autonomie serait une « funeste erreur »