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Une famille, un toit, bilan 2013

Ecrit le 30 avril 2014.

 Une famille, un toit

Lors de l’assemblée générale de Une Famille, un Toit, le président Claude Jaheny a dressé les grandes lignes, en faisant référence aux fondateurs disparus de l’association ; « Continuons

  • - à faire avec et pour celles et ceux à qui on dit toujours non (c’était la formule de Michel Gendek) ;
  • - à faire y compris là où l’on ne nous attend pas (Joseph Cottineau) ;
  • - à faire entendre la voix des sans voix (Jean Cadiot).

Continuons tout simplement à agir et parfois à déranger, à faire du bruit, continuons à être des citoyens collectivement engagés ».

Créée en 1995, l’association est devenue « une entreprise » … de plus de vingt salariés … avec : des contraintes et des obligations ; un budget annuel de près de deux millions d’euros ; des loyers à faire entrer, des charges à payer, des subventions à justifier, des appels à projets à aller chercher ...

 Réflexions-actions

Pour les mois à venir, des pistes de réflexions-actions sont ouvertes :

  • ◦ sur le vieillissement et les interventions qu’il serait nécessaire d’envisager, en matière de logement adapté sur ce sujet ;
  • ◦ sur le logement d’urgence et/ou temporaire afin que sur le territoire du Pays d’Ancenis et du Pays de Châteaubriant  , il y ait une vraie offre adaptée en la matière ;
  • ◦ sur l’accès aux droits des personnes les plus éloignées des standards ;
  • ◦ sur une plus grande territorialité des actions conduites par l’association en lien avec les décisions de « déconcentration » des institutions ;
  • ◦ sur la notion d’appel à projets et/ou les mises en marché « du social », notamment par les collectivités.

 133 ménages

L’association Une Famille Un Toit 44 » intervient dans le champ du logement depuis sa création et plus particulièrement en assurant des mesures d’accompagnement des familles au titre du Fonds de Solidarité Logement (FSL) Logement (FSL) familles au titre du Fonds de Solidarité Logement (FSL) du Conseil Général de Loire Atlantique. Cela peut être l’accompagnement lié au logement, ou la gestion de la sous-location.

Au titre du FSL, 133 ménages ont été accompagnés au cours de l’exercice 2013, Le Pays d’Ancenis représente 48% des accompagnements contre 42% pour le Pays de Châteaubriant  .

La composition familiale met en évidence la forte demande d’accompagnement des femmes seules avec ou sans enfants (45% des ménages accompagnés), mais aussi dans une moindre proportion des hommes seuls (35%). Concernant les propriétaires en difficulté, ils sont majoritairement « personnes isolées » et particulièrement des femmes seules (séparation, célibat, veuvage). Les difficultés financières « de bouclage » du budget sont très majoritairement l’élément « déclencheur » de l’accompagnement (45%)

Les objectifs de l’accompagnement sont multiples, ils s’expriment à travers des demandes de suivi administratif (déclarations, suivi de démarches …) et l’aide à la gestion budgétaire (suivi mensuel du budget), et, pour les propriétaires, dans l’aide à l’accès au confort et aux conditions du maintien à domicile (travaux à réaliser, aides à solliciter et relations avec les créanciers).

Demandes directes

Sur une partie de l’année 2013, l’association a enregistré 70 demandes directes de logement de familles qu’elle a orientées vers le service social et/ou l’organisme compétent. « le constat de l’isolement et de la solitude est très nettement renforcé : 47% sont des femmes seules (majoritairement avec enfants) et 31% des hommes seuls. »

 La gestion locative

L’association gère en direct un parc de 165 logements qu’elle met à disposition de ménages en difficultés et/ou à faibles ressources :

  • - en location / sous-location :82
  • - en locations directes :42
  • - Maisons Relais : 19 logements
  • - Terrains familiaux : 5 places à Jans
  • - Logements d’urgence et temporaires : 17 Iogements pouvant accueillir 65 personnes.

 Précarité énergétique

3,4 millions de ménages en France consacrent plus de 10% de leurs revenus à payer leurs factures d’énergie, 62% sont propriétaires de leur logement, d’autres ne peuvent plus payer leurs factures et ne chauffent plus le logement qu’ils occupent. Pour intensifier la lutte contre ce phénomène de précarité énergétique, l‘Etat a engagé un programme national d‘aide à la rénovation thermique de logements privés, dénommé « Habiter Mieux ». Dans ce cadre l’association a accompagné 91 ménages sur la Loire-Atlantique, soit 216 demandes de subventions pour un montant moyen de 17 000 € d’aides par foyer

 Constats

Les expulsions.
« Nous constatons une augmentation des ménages en situation d’expulsion par rapport aux années précédentes. Il s’avère que souvent les ménages interpellent les services sociaux tardivement, ne nous permettant pas d’intervenir en amont, de façon plus préventive ». L’intervention ’’après coup’’ est souvent incompatible avec une phase de négociation-médiation avec le bailleur et met à mal le maintien dans le logement. Pourtant, cette phase de contacts entre le locataire et le propriétaire est absolument nécessaire, y compris dans le conflit, ne serait-ce que pour pouvoir réellement mettre à plat les difficultés et les réalités ayant conduit à la procédure.

Lorsque le relogement est la seule solution, il y a des logements, sur le Pays de Châteaubriant  , du fait de la vacance constatée par les bailleurs sociaux, mais il manque des logements d’urgence. Le système de la sous-location est utilisé par Une Famille un Toit.

Par ailleurs, cette association constate une augmentation de la précarité des ménages qu’elle rencontre, ce qui oblige à faire appel à des associations caritatives pour des factures d’énergie (eau, électricité, gaz, fioul), taxe d’enlèvement des déchets ménagers : ces ménages ont du mal à faire face aux imprévus : panne d’un véhicule ou d’appareils ménagers, frais de scolarité des enfants.

Sur le Pays de Châteaubriant  , l’association gère deux projets collectifs « la Vieille Cure » à Treffieux (inaugurée en décembre 2012) et la « Gendarmerie » à La Chapelle Glain (inaugurée le 19 avril 2014). Elle souhaiterait avancer sur les questions de logement d’urgence, ceux-ci manquant beaucoup sur le Pays de Châteaubriant  .

Sur le Pays d’Ancenis, l’association gère des « pensions de famille » à St Mars la Jaille et St Géréon, répondant aux personnes isolées qui ont besoin de se retrouver avec d’autres : chaque personne a son propre logement mais dans un lieu où ’’le collectif’’ a une part importante, avec des activités de partage du quotidien : courses, repas, ménage, entretien du jardin et des espaces verts... et des projets ponctuels (fabrication d’un jeu, d’un poulailler, d’un espace vert, écriture et présentation d’une pièce de théâtre etc). Ce type de structure manque dans le Pays de Châteaubriant  .

Une famille, un toit intervient pour l’insertion professionnelle des personnes venues de l’Est et en particulier des familles Roms. Mais elle mène également une action en Roumanie, dans un soutien au retour volontaire de personnes souhaitant développer au pays un projets de vie (habitat, activité). Des actions de coopération décentralisée sont menées avec quatre villages roumains : réhabilitation d’une ancienne école en habitat, réhabilitation intérieure d’une école, construction d’un vestiaire ’’bains-douches’’ à proximité d’une salle de sports, soutien à une politique d’extension du réseau électrique et de collecte des déchets....