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Allocations en baisse, protection des riches

Ecrit le 12 août 2015

 Les allocs en baisse

Les allocations familiales de 485.000 familles sont désormais bel et bien amputées. Mon dieu, quelle catastrophe !

Plus de 6.000 euros nets par mois

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, à partir du deuxième enfant, toutes les familles perçoivent des alloca-tions familiales, dont le montant varie en fonction du nombre d’enfants. Désormais, le calcul tiendra compte des revenus. Les familles gagnant plus de 6.000 euros nets par mois verront leurs allocations divisées par deux. Exemple : une famille avec deux enfants touchera des allocations d’environ 64 euros par mois. Pour trois enfants, le seuil de revenus sera majoré de 500 euros. Une famille gagnant plus de 6.500 euros nets par mois aura ainsi droit à des allocations d’environ 148 euros. Afin d’éviter les effets de seuil - pour qu’une famille gagnant 6.001 euros ne perçoive pas moitié moins d’allocations qu’à 5.999 euros de revenus - un complément dégressif sera versé aux ménages dépassant de peu l’un des plafonds.

Plus de 8.000 euros nets par mois

Les allocations seront désormais divisées par quatre. Une famille de deux enfants touchera environ 32,34 €/mois. Si elle a trois enfants, le plafond est relevé à 8.500 €/mois. Le montant des allocations sera d’environ 74 €/mois.

Ces mesures s’ajoutent, pour les familles aisées, à l’abaissement du plafond du quotient familial, et à des aménagements du barème de la prestation d’accueil du jeune enfant.

Faut-il pleurer ? Quand on atteint ce niveau de revenu, il est normal de participer à l’effort national. Pour les familles concernées, les allocations ne représentent qu’un petit « plus » et la baisse ne changera pas leur train de vie. N’oublions pas que les plus défavorisés subissent plus lourdement la crise avec des revenus qui diminuent.

En France métropolitaine, en fin de montée en charge, ces réformes généreraient une économie de 860 millions d’euros sur le champ des familles avec enfants.

  • - Environ 3,2 millions de familles verraient leur revenu disponible (revenu après impôts et transferts sociaux) diminuer en moyenne de 67 euros par mois. La moitié d’entre elles appartiennent aux trois plus hauts déciles de niveau de vie.
  • - Près de 2,1 millions de familles percevraient en moyenne 67 euros de plus par mois. Parmi elles, six sur dix appartiendraient aux deux plus bas déciles de niveau de vie.
  • - Le montant des avantages familiaux au profit des 10 % les plus modestes est de 284 euros/mois, soit 54 euros de plus que pour les 10 % les plus aisés. voir étude de la CAF 

Ecrit le 12 août 2015

 Le FMI protège les riches

Pas facile de toucher aux personnes ayant les revenus les plus hauts : elles savent alerter la presse et disposent de nombreux appuis influents. Par exemple en Grèce les discussions achoppent avec les créanciers, ceux-ci exigeant que l’impôt sur la solidarité soit ramené de 8 % à 6 % maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Le gouvernement grec estime qu’il lui appartient de choisir comment répartir l’effort de l’impôt. « Notre objectif a toujours été et reste, dans le cadre qui nous est imposé, de pouvoir soulager les plus vulnérables. Et là, on voudrait de nouveau épargner les plus riches », s’indigne un membre du parti de la gauche radicale Syriza.

La dette grecque n’est pas un problème pour l’Europe. D’une part cette dette est dérisoire car l’économie du pays ne représente que 2% du PIB de la zone Euro. La dette de la Grèce ne représente donc qu’à peine 3% du PIB de la zone Euro.

Il existe plusieurs méthodes face au problème de la dette. La méthode lente et inefficace, actuellement appliquée à la Grèce, consiste à demander à la nation d’accumuler des excédents budgétaires et de les allouer au remboursement des créances. Elle a le défaut de s’étaler sur la durée, plus d’un siècle, d’inhiber la croissance économique et d’avoir un coût social très élevé. Quand on dépasse une certaine ampleur de dette publique, il faut utiliser des méthodes plus rapides. Il en existe trois déjà utilisées par le passé : l’inflation modérée, les impôts exceptionnels sur les patrimoines privés et surtout les annulations de dettes.

La crise grecque aura servi de révélateur à une situation explosive : les pays du monde entier ont accumulé tellement de dettes publiques qu’ils ne pourront jamais les rembourser. Plus grave encore, si on les obligeait à le faire, ils risqueraient tous de s’asphyxier les uns après les autres. Les Etats sont tellement endettés qu’ils ne réussiront jamais à dégager de quoi rembourser leurs créanciers. On a cru pendant des années que les politiques d’austérité permettraient de dégager des marges et de faire repartir l’économie, on s’aperçoit avec la Grèce qu’à partir de d’un certain seuil, l’endettement écrase littéralement le pays. Tel est le diagnostic que le FMI (Fonds Monétaire International) ne s’empêche plus de rendre public. Lire ici : http://urlz.fr/2hmt


Ecrit le 12 août 2015

 Tarif social de l’eau

La loi n° 2013-312 du 15 avril 2013 donne aux collectivités volontaires la possibilité d’une expérimentation en vue « de favoriser l’accès à l’eau et de mettre en œuvre une tarification sociale de l’eau ».
Nantes et Rennes participent à cette expérimentation. Châteaubriant n’a pas été candidate ….