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L’ALJC cherche des logements

Écrit le 16 septembre 2015

« Vert pomme comme une nature à croquer, rouge pour révéler la chaleur humaine, jaune comme l’énergie de la jeunesse » : l’ALJC a adopté sa nouvelle identité visuelle, trois « bonshommes » dispersés mais soudés à la base pour représenter la solidarité, la mixité sociale, la vie en contact avec autrui, chacun gardant sa propre ’’couleur’’ identitaire. Dommage : les duplicopieurs de La Mée ne peuvent restituer ces couleurs...

L’ALJC c’est l’Association pour le Logement des Jeunes du Pays de Châteaubriant  , une association née en 1993 pour gérer le Foyer du Jeune Travailleur, ce dernier ayant ouvert en 1997. Créée par des acteurs locaux pour développer des solutions logement pour des jeunes travailleurs, cette association s’est développée, a connu aussi des passages difficiles, elle s’interroge sur son avenir, expérimente, innove... C’est ainsi qu’est né le « service logement » qui propose, en dehors du foyer, des logements non meublés en sous-location, à des personnes seules ou des couples, avec ou sans enfant. Mais la demande est si forte que l’ALJC a imaginé autre chose : le logement temporaire chez l’habitant qui met à disposition, de façon souple, une chambre meublée et des parties communes.

Au sein du Foyer du Jeune Travailleur (qu’on appelle aussi : Habitat Jeunes), l’ALJC propose une laverie, une location de vélo ou scooter, des animations deux soirs par semaine, lundi et mercredi, et des activités diverses : atelier cuisine, sport, loisirs. Bowling, poker, billard, visite du studio d’enregistrement de St Aubin des Châteaux, sorties à Nantes, atelier ’’customisation’’, aide aux vacances... Le foyer permet de soutenir des projets communs, qu’il s’agisse de sorties ou d’actions solidaires (Haïti, Népal, etc).

L’association mène aussi des actions relatives à la santé, l’alimentation, le budget, les règles locatives. Ainsi, au-delà du logement proprement dit, l’ALJC propose une aide pour un vrai départ dans la vie, pour une prise d’autonomie, la possibilité, à la fois, d’expérimenter un logement seul, sans pour autant être condamné à être toujours seul(e) le soir.

 Projets

L’ALJC a d’autres projets :
1- un « foyer-soleil », en lien avec Habitat44 : des logements vacants de petite taille avec un espace collectif. Une sorte de mini-foyer de 10 places.
2- développer le logement chez l’habitant. Pour cela l’ALJC cherche un subventionnement car la gestion demande du temps : trouver les logements, faire les mises en relation
3- Organiser, avec les partenaires, l’accueil, l’information, l’orientation des jeunes sur tous sujets et pas seulement le logement.

 Les jeunes, premières victimes du mal-logement

Aujourd’hui, 7 jeunes sur 10 sont ou ont été confrontés à des difficultés dans leur accès au logement, 75 % des jeunes reçus par les CLLAJ (Comité Locaux pour le Logement Autonome des Jeunes) n’ont pas de famille pouvant se porter garants et 90% pensent que l’absence de garants est un frein à l’obtention d’un logement.

Le 20e rapport publié en 2015 par la Fondation Abbé Pierre note l’aggravation de l’exclusion du logement chez les jeunes. En 2012, les 18-29 ans représentaient un quart des sans domicile ! Les difficultés sont grandes, notamment pour les moins de 25 ans qui ne peuvent pas béné­ficier du RSA  . Les contrats précaires et les faibles revenus ne leur permettent souvent pas d’accéder à une location dans le privé et les garanties demandées restent encore un frein indéniable. Quant au parc HLM, l’accès y est tout autant difficile compte tenu de la faible quantité de petits logements et des longs délais d’attente.

En France, plus de 900 000 jeunes de 18 à 29 ans vivent sous le seuil de pauvreté.

Autre enseignement alarmant délivré par la Fondation Abbé Pierre, 40% des personnes ayant sollicité le 115 (Samu Social) à l’hiver 2013-2014 avaient moins de 25 ans ! Signe d’une précarité grandissante chez les jeunes. 26% des SDF (sans domicile fixe) ont d’ailleurs entre 18 et 29 ans.

Des garanties trop importantes

Pour ceux qui arrivent à se loger, la situa­tion est également délicate. Les 25-29 ans consacrent plus de 20% de leur budget au logement, contre 10% tous âges confondus. La précarité de l’emploi expose nombre de jeunes à l’inflation des garanties exigées par les bailleurs, voire parfois les pousse à ac­cepter des logements indécents ou à retourner vivre dans le foyer familial.

Pour celles et ceux qui ont leur propre logement, la situation n’est pas pour autant confor­table. L’observatoire des iné­galités notait en 2009 que 29% des jeunes déclaraient occuper un logement trop petit. Et autant avaient du mal à chauffer leur habi­tation faute de moyens. Au final, 17% d’entre eux ont des retards de paiement dans leurs loyers.

 Tel père, tel fils

Tel père, tel fils ? Et si nos chemins n’étaient pas tout tracés ? L’Observatoire des inégalités lance la troisième édition du Prix « Jeunesse pour l’égalité », un concours de communication visuelle ouvert à tous.

Quels que soient l’origine, le milieu ou le sexe, les inégalités et les discriminations nous rendent souvent pessimistes sur nos capacités à réussir dans la vie et empêchent certains jeunes d’atteindre leurs rêves. Assez de ces injustices ?
Prenez la parole avec vidéos, photos, animations web, affiches… parlez des inégalités et des discriminations qui minent les espoirs des jeunes, en particulier ceux d’origine modeste. Pas besoin d’être un pro pour participer. Le jury privilégiera l’originalité du message à la forme.

Le support attendu : des images. Témoignez, racontez, imaginez, bref, étonnez-nous ! Il y a deux catégories : les films d’un côté, et tous les autres supports de communication visuelle possibles, de l’autre. Ces créations doivent impérativement être originales et ne doivent pas avoir été proposées à d’autres concours. Celles déjà subventionnées dans un autre cadre ne seront pas acceptées. Qui peut participer ? tous les jeunes de 11 à 25 ans, en France comme à l’étranger. Vous pouvez solliciter l’aide technique d’adultes pour la réalisation de vos créations, mais vous devez nous garantir que vous en êtes les auteurs exclusifs. Votre travail ne doit pas avoir été financé par une autre organisation. Il faut composer une équipe d’au moins deux personnes. Les groupes peuvent donc participer de façon autonome ou en étant accompagnés par une structure (centre d’animation, etc.).
Date limite pour envoyer vos productions : le 9 novembre 2015.
Contact : 06 38 67 01 09 ou concoursvideo@inegalites.fr

 La lycéenne au zéro

Zéro à toutes les matières : Mariam Malak, brillante lycéenne, est devenue une icône de la lutte contre la corruption en Égypte : elle mène un combat acharné pour prouver que ses copies du bac ont été échangées (moyennant des bakchichs sans doute) contre celles du rejeton d’un haut responsable !