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Pays de Châteaubriant

Une histoire de densité et d’espérance de vie

Ecrit le 2 mars 2016

Dans les Pays de Loire, la population réside davantage dans des communes peu denses qu’au niveau national. La Mayenne et la Vendée sont plus particulièrement concernées, de même que la région de Châteaubriant. Cependant, les grandes agglomérations ainsi que le réseau de petites villes permettent un bon maillage du territoire. Ceci garantit aux habitants un bon accès aux services de la vie courante : la moitié d’entre eux y accède en moins de 4 minutes comme au niveau national. Cependant les disparités sont importantes parmi les territoires peu denses : si 3 min suffisent aux habitants les plus proches, plus de 8 min sont nécessaires pour les 5 % les plus éloignés. Les services spécifiques, notamment ceux destinés aux personnes âgées, sont plus éloignés que ceux de la vie quotidienne.

Ceci est le résultat d’une étude de l’INSEE

La région de Châteaubriant est peu dense : sur la carte ci-contre on voit en rose Châteaubriant (commune intermédiaire), en vert clair les communes peu denses et en vert foncé les communes très peu denses.

Le degré de ruralité   d’un territoire peut s’appréhender par les temps d’accès pour la population aux équipements et services. Sans prendre en compte toutes les dimensions de l’accessibilité, l’analyse des temps de trajet théoriques par la route à l’équipement le plus proche permet de repérer les territoires les plus isolés.

Dans les Pays de Loire, la moitié de la population accède aux services courants en moins de 4 minutes, comme au niveau national : commerces (boulangerie, supermarché, etc.), services publics (écoles, collèges, etc.), professionnels de santé de proximité, etc. La région de Châteaubriant est plutôt dans l’autre moitié.

Sur la carte ci-contre, l’accès aux services demande au maximum 4 min quand on est à Châteaubriant ou Nozay (en blanc). Il faut 4 à 7 min à Soudan et Erbray (en saumon très clair), 7 à 10 min dans la plupart des communes (rouge foncé) et plus de 10 min ailleurs (brun, autour de La Chapelle-Glain, Petit Auverné)

Dans les Pays de Loire, les disparités entre les territoires sont moins fortes qu’en France métropolitaine. Dans la région, le temps d’accès maximum aux services de vie courante s’élève à 13 minutes contre 57 minutes au niveau national.

 Seniors

Les services dits « seniors » rassemblent des services plus particulièrement utilisés par les personnes âgées, notamment des professionnels de santé. Le temps d’accès médian à ce panier est supérieur de 3 minutes à celui du panier de vie courante, soit 7 minutes.

Pour ce panier, les disparités entre les territoires sont plus marquées, notamment entre les communes de densité intermédiaire et les communes peu denses. Si dans une commune dense ou intermédiaire, un habitant sur deux accède en moins de 5 minutes au panier seniors, 9 minutes sont nécessaires dans les communes peu denses et 12 minutes dans les territoires très peu denses.

La question d’accessibilité se pose avec davantage d’acuité pour cette population moins mobile. Ceci sera encore plus important dans les années à venir, compte tenu du vieillissement de la population.

Les temps de trajet par la route mettent en évidence des disparités, mais d’autres facteurs conditionnent l’accessibilité effective aux services : la présence, ou non, de transports en commun, l’étendue des horaires d’ouverture, le coût des prestations proposées. Mais encore : la dématérialisation. L’accès aux services, par internet, est plus facile pour ceux qui sont à l’aise avec un ordinateur ou un smartphone. Il est beaucoup plus compliqué pour les autres, voire impossible pour une frange de la population.

En effet, il ne suffit pas de savoir ouvrir une page internet : il faut encore savoir s’y repérer, trouver le ’’bouton’’ sur lequel cliquer : en haut ? En bas ? À droite ? À gauche ? Il faut encore comprendre le vocabulaire utilisé.

Il y a donc des pistes de travail pour la Com’Com’   du Castelbriantais  :

1) travailler la question de la mobilité, en complément du service Lila à la Demande.

2) travailler la question de la fracture numérique. La Com’Com’   a mis des ordinateurs (tous en Windows !!) dans toutes les communes mais aucun animateur, aucune personne apte à résoudre des problèmes simples, par exemple brancher un ordinateur en wifi ou dépanner une imprimante récalcitrante.

Pour cela, il faudrait que nos élus soient à l’écoute de la population et proposent des services presque à la carte.


 Précarité marquée ….


Autre étude de l’INSEE : l’observation sociale des territoires. Dans ce document récent, on voit que le nord de la Loire-Atlantique (régions de Châteaubriant, Derval, Guémené) est en rouge :« confrontés à la précarité »

« Les familles d’ouvriers et d’employés y sont sur-représentées. La proportion de ménages à bas revenus y est nettement plus élevée qu’ailleurs dans le département ; elle va de pair avec des inégalités de revenus assez importantes. Cette précarité est liée en particulier à une moins bonne insertion des jeunes sur le marché du travail, résultat notamment d’un déficit de qualification. L’offre d’emplois à temps plein et à durée indéterminée y est également moins abondante. Aussi ces territoires sont-ils caractérisés par un chômage assez élevé, qui touche davantage les hommes que les femmes et qui dure plus longtemps qu’ailleurs. La pauvreté touche aussi davantage les personnes âgées, qui sont plus nombreuses qu’ailleurs et touchent davantage le minimum vieillesse qu’en moyenne dans le reste du département » dit l’INSEE.

 … et espérance de vie

Dans l’enquête de l’INSEE du 18 février 2016, on découvre que, depuis la fin des années 1970, les hommes de 35 ans ont gagné 7 années d’espérance de vie et les femmes 5,5 années. Toutes les catégories sociales ont profité de ce progrès mais les écarts entre les cadres et les ouvriers se sont maintenus. Les hommes cadres vivent en moyenne 6 ans de plus que les ouvriers dans les conditions de mortalité de 2009-2013. Chez les femmes, les inégalités sociales sont moins marquées, seuls 3 ans séparent l’espérance de vie des cadres et des ouvrières.

Pour la première fois, l’Insee publie l’espérance de vie de la population selon le niveau de diplôme. Ainsi, entre les diplômés du supérieur et les non-diplômés, l’écart d’espérance de vie à 35 ans est de 7,5 ans pour les hommes et de 4 ans pour les femmes. Pour les hommes, il existe une gradation : plus le diplôme est élevé, plus l’espérance de vie l’est. Pour les femmes, l’écart d’espérance de vie est net entre celles qui ont un diplôme et celles qui n’en ont pas ; en revanche, parmi les diplômées, la gradation est peu marquée selon le niveau de diplôme obtenu.

Partout dans le monde ou presque, les filles naissent moins nombreuses que les garçons et vivent plus longtemps. Quelle que soit leur catégorie sociale, les femmes vivent plus longtemps que les hommes. L’espérance de vie des ouvrières est ainsi supérieure d’un an à celle des hommes cadres.