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2010 - les retraités dans l’action

Ecrit le 3 mars 2010

Le 24 février 2010, à l’appel des Unions Locales de retraités CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FGR-FP, a eu lieu une journée de mobilisation pour l’augmentation des pensions.

Lors de ses voeux à la Nation, le 31 décembre 2009, le président de la République a annoncé que « le pouvoir d’achat a continué à progresser pendant la crise ». Cette affirmation est très loin de ce que vivent au quotidien des millions de retraités. En effet, depuis 1993, les retraités subissent une baisse continue de leur pouvoir d’achat.

Retraités - 24 février

 Derniers exemples

– En 2008, une revalorisation moyenne des pensions de 1,36% pour une inflation de 2,8%.
– En 2009, le report d’augmentation au 1er avril a entraîné une revalorisation réelle de seulement 0,75% sur l’année.
– À cela, il convient d’ajouter différentes augmentations sur les dépenses de santé et d’alimentation, les assurances, les mutuelles, l’électricité…

Pour 2010, l’augmentation serait de 1,2%. Ceci sans aucune garantie.

Les chiffres situent une moyenne des pensions à 1212 € (source DRESS - décembre 2008), soit 1598€ pour les hommes, 990€ pour les femmes.

Mais sur les 14 millions de retraités, 4 millions perçoivent le minimum contributif (579,85€ en 2008 plus la retraite complémentaire autour de 100 euros) et plus de 5 millions entre 800 et 1 000€.

La situation des femmes est particulièrement difficile, 64% perçoit moins de 900€ par mois, une sur trois moins de 700€.

 Des cadeaux pour les riches et pour les actionnaires

Les mesures prises par le président de la République accentuent et développent la pauvreté et rendent les riches encore plus riches. Le patronat a droit à des cadeaux royaux, l’impôt sur les sociétés cotées au CAC 40 est de 8% au lieu de 34,4% inscrit dans la loi.

La Bourse a augmenté de 24% en 6 mois, les fonds spéculatifs ont progressé de 19%. Les exonérations de cotisations sociales pour les entreprises représentent 30,7 milliards d’euros sans avoir créé le moindre emploi.

Les États mobilisent des centaines de milliards d’euros pour juguler la crise. Ce sont les contribuables qui paient pour sauver les banques.

 Ce que veulent les retraités

On le voit bien, de l’argent il y en a pour satisfaire les revendications des retraités. Au moment où la question du droit à la retraite et de son financement est posée, agir pour l’augmentation des pensions c’est aussi participer à la défense du système par répartition. C’est s’opposer à la baisse programmée des pensions qui pourrait détourner les jeunes de notre système solidaire.

Les retraités ne sont pas un coût, ils sont un des moteurs du développement de la société et, comme tels, revendiquent les moyens de vivre dignement, comme citoyens à part entière, avec un pouvoir d’achat préservé. Les revendications des retraités font partie des solutions pour gagner une société de progrès social, de développement durable, plus solidaire : une société pour tous les âges.

Les retraités ne sont pas responsables de la crise comme on voudrait nous le faire croire. Ils exigent :

– Une augmentation immédiate du montant total des retraites, en terme de rattrapage.
– La fixation du minimum de retraite au niveau du SMIC.
– Le retour à l’indexation des pensions et retraites sur l’évolution du salaire moyen.
– Le relèvement de la pension de réversion à 75% de la retraite initiale.
– La revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier au lieu du 1er avril
– Une réponse aux besoins nouveaux suite à la perte d’autonomie

 CFDT - CGT

Jean Joubert au m

A la motion commune (ci-dessus) la CGT a ajouté : « les dépenses alimentaires ont augmenté de plus de 11,5 % en 3 ans, plus de deux fois le taux d’inflation officiel. Les délocalisations continuent, les suppressions d’emplois aussi, mais les profits ne se sont jamais aussi bien portés. La Bourse de Paris a gagné 22 % en six mois et 630 000 emplois ont été supprimés ». La CGT demande un rattrapage immédiat du pouvoir d’achat de 300 € minimum par mois.

De son côté la CFDT a mis l’accent sur la santé. « nous demeurons attachés au principe de 1945 : « chacun paie selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » » et dit « non à l’augmentation du forfait hospitalier, aux déremboursements sur les médicaments pour financer les dépenses d’autres maladies, aux dépassements d’honoraires et aux dessous de table, à la récente imposition de la totalité des indemnités de départ à la retraite »

La CFDT revendique notamment une meilleure organisation de la permanence des soins des médecins sur tous les territoires.

Une nouvelle journée de manifestation est prévue le mardi 23 mars.


Ecrit le 17 mars 2010

 Mobilisons nous le 23 mars 2010 …

Dans le public, comme dans le privé, les destructions d’emplois sont massives. Les chiffres du chômage sont têtus. Il n’y a pas de sursaut.

Alors que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut général des fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction Publique. Au nom de la Révision Générale des Politiques Publiques, il supprime des emplois au détriment des missions des services publics.

Le gouvernement n’apporte aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le Secrétaire d’Etat à l’emploi.

De janvier 2009 à janvier 2010, sur les 16 zones d’emploi des Pays de Loire, Châteaubriant connaît une hausse du chômage de 28,2 % en catégorie A, (en un an) derrière St Nazaire qui est à 30.3 %. Des centaines d’emplois ont ainsi été supprimés.

Dans sa volonté de casser les services publics, le gouvernement, touche en premier lieu le rural :
–  A France télécom Châteaubriant de 80 emplois on est passé à 10, depuis l’ouverture du capital.
–  A la Poste, ouverture du capital, on devine ce que cela va donner, entre autre, la fermeture des bureaux des petites communes.
–  La fusion Impôts Trésor avec une perspective de baisse des effectifs !
–  Éducation Nationale, toujours moins de postes, réforme du Bac pro, du lycée, du primaire pour adapter l’enseignement à cette pénurie, précarisation des remplaçants !
–  L’hôpital en réel danger (loi Bachelot) avec la marchandisation de la santé !
–  Plus de Tribunal d’instance !
–  Jusqu’à quand une Sous-préfecture à Châteaubriant ?

Avec la fermeture des services publics, non seulement à Châteaubriant c’est ce qui maintient le lien social qui disparait, mais en plus ce sont des emplois et de la vie qui sortent du territoire !

Concernant les retraites, avec un projet de loi annoncé dès septembre 2010, le calendrier reste très serré. Les organisations syndicales affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l’ensemble des questions, tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.

Pour toutes ces raisons la CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU et l’Union Syndicale Solidaires de Châteaubriant, appellent tous les salariés, les retraités, les chômeurs à manifester et à faire grève :
Le mardi 23 Mars, à Châteaubriant

Place de la relance sociale (devant la mairie) à 10H30.