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Les UMP n’ont plus le moral

Ecrit le 21 avril 2010

 Les ZUMP ont perdu confiance

La défaite des régionales et la perspective d’une défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012 a précipité le débat, à droite, sur les modes de scrutin. Le projet du gouvernement pour les futurs conseillers territoriaux – combinant élection au scrutin uninominal et une dose de proportionnelle dans un scrutin à un tour – avait déjà plus de détracteurs que de partisans. Les députés de l’UMP, à commencer par leur président, Jean-François Copé, ont clairement fait savoir qu’ils ne voulaient plus en entendre parler.

Les sénateurs UMP, réunis à huis clos par Gérard Larcher le 6 avril, ont exigé que le mode de scrutin des élections territoriales de 2014 soit connu dès la rentrée de septembre, par crainte de répercussions négatives sur les cantonales de mars 2011 et sur les sénatoriales de septembre 2011

Mais ils n’ont pas encore remis en cause la fusion obligée entre les conseillers généraux et les conseillers régionaux.

 Parité en panne

A noter que la réforme des collectivités territoriales risque de faire une victime : la parité. En raison du changement de mode de scrutin, la part des femmes, qui est déjà très faible – 23,9 % dans les conseils généraux et conseils régionaux actuels – devrait, selon les calculs de l’Observatoire de la parité, tomber à... 17,3 %. Ce recul de la féminisation est lié à l’adoption du scrutin uninominal, qui empêche toute mesure contraignante en faveur de la parité.

 Injustices …

Ca grogne à l’UMP et certains commencent à parler haut et fort : « Aujourd’hui, le sarkozysme devient une religion, l’UMP récite le chapelet présidentiel et un certain nombre de cadres du parti sont habités par une crainte révérentielle », juge Alain Lambert ancien ministre du Budget, cependant que Dominique de Villepin, Alain Juppé, Jean Louis Borloo ne cachent pas leur désir d’être califes à la place du calife en 2012. François Fillon ne dit rien. Et N.Sarkozy est de plus en plus inaudible.

Une majorité déstabilisée, un pays dans la crise, un président impopulaire... Et un sentiment d’injustice de plus en plus fort. En dépit de nombreuses déclarations, le Président ne s’est pas attaqué aux bonus, aux hypersalaires. Pis, il a soutenu l’ex-patron de Veolia, Henri Proglio, qui s’était octroyé une double rémunération lors de sa nomination à la tête d’EDF. Les Français, qui gardent en mémoire la soirée du Fouquet’s, la nomination de proches à la tête d’entreprises, ont retenu l’idée d’un copinage avec les patrons ….ils voient l’essence qui grimpe, les retraites qui vont dégringoler. Pas le moral !