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Musiques, hiphop, etc

Page 230
Ecrit le 28 avril 2004 :

timtamart
La Cahute
Electrod
Klaktonclown
HipHop
Rap
Brico Musique

Timtamart

La jeune association Timtamart a pour objet la création d’un centre Info dédié aux musiques amplifiées c’est-à-dire toute forme d’expression musicale incluant au moins un instrument avec amplification directe, ou un système électronique de production sonore.

Cette association a entrepris un état des lieux de ces musiques sur le pays de Châteaubriant   , une étude de la demande des publics et de leurs besoins.

Les musiciens, organisateurs de spectacles, associations, cafés-concerts peuvent prendre contact au 02 40 81 11 60 ou http://timtamart.free.fr/


Ecrit le 12 octobre 2004 :

 La Cahute

Définition : « petite cabane dans une petite maison aménagée par des énergumènes intéressés par les musiques amplifiées et souhaitant faire partager leur passion » dans mon dictionnaire personnel. Je vous l’accorde, cette définition n’est pas très rigoureuse mais c’est pourtant la raison de vivre de la Cahute, le projet de l’association Tim Tam Art.

La Cahute se trouve au 49 rue Michel Grimault à Châteaubriant et se veut être « un lieu d’information et de rencontre autour des musiques amplifiées », dixit ses « fabricants » Fabien [Mouton] et Johnny [Buendia], sans oublier Marie [Bordier].

Ce lieu a ouvert le 1er Octobre et accueille le public le mercredi de 15h00 à 20h00 et le samedi de 14h00 à 18h00.

Vous y trouverez des fanzines, des documents-ressources sur la musique, des infos sur les festivals. Vous pourrez écouter des auto-productions locales et/ou régionales (auto-production n’a rien à voir avec production d’automobiles mais plutôt avec des enregistrements sonores que les groupes produisent eux-mêmes car ils n’ont pas de maison de production prête à mettre beaucoup de sous et faire de la pub sur des radios commerciales afin de rapporter encore plus de sous !!! on respire, j’ai fini !).

L’autre activité importante sera l’aide à l’infographie et à la fabrication de sites internet qui sera proposée aux groupes régionaux.

D’autres projets pourront voir le jour en fonction des envies, souhaits des membres qui viendront rejoindre cette association. L’idée d’un fanzine local se met en route.

Donc si vous êtes intéressés de près ou de loin par l’objet de la Cahute, n’hésitez pas à les contacter au 02.40.81.11.60 (en demandant Fabien) ou à passer les voir aux horaires d’ouverture cités plus haut.

Encore une initiative   locale qui apporte une plus-value culturelle à notre territoire, même si on peut regretter que lorsqu’on parle de développement au pays de Châteaubriant  , l’aspect culturel reste peu abordé.

A la Cahute et aux autres (ils sont nombreux !), de convaincre les « décideurs » de l’importance de ce thème dans notre quotidien peu propice au rêve et à la création.

Leur site : http://timtamart.free.fr

Tetro Bavar


Ecrit le 22 décembre 2004 :

Electrod et Klaktonclown

Vous êtes en mal d’imagination pour Noël, rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls !La Mée est là pour vous sauver de la déchéance post-moderno-consumériste ... (si vous ne comprenez pas ce nouveau concept, adressez-nous un courrier ...).

Soutenez les artistes locaux du cru : en effet, Electrod, le groupe électro-jazz-contes sort son premier album intitulé « Aurores Boréales ». Vous pourrez le trouver lors d’une séance dédicace sonore à la Bodéga (Bd de la République) le jeudi 23 décembre à l’heure de l’apéro.

http://www.electrod.free.fr

Vous pourrez aussi en profiter pour demander « Le cri du Menhir » au patron : c’est un collectif de dessinateurs portés sur la BD, et vous pouvez bien sûr y trouver notre célèbre Achmoon et les aventures de Kuyna-Man, le super héros 100% pur beurre.

A ne pas oublier non plus, le nouvel album des Klaktonclown intitulé « Du silence et du bruit ». On le trouve à Blain dans la galerie du Super U pour l’instant, sinon allez voir votre disquaire préféré et commandez-le ou alors allez-les voir le jeudi 23 décembre au café Aux Berges de Bougard à Saint Omer de Blain en concert. Ils seront heureux de vous vendre leur CD à la fin de la soirée.

http://klaktonclown.free.fr/

Et là, vous allez me dire que le 23, vous ne pouvez pas être en même temps à Châteaubriant et à Saint-Omer de Blain !

Vous avez raison et pour l’instant, la Mée ne fait pas de miracles et ne vend pas le don d’ubiquité, mais on a de l’espoir ! Bon Noël du cru à tous !

Dizzy Dinepsie


Ecrit le 12 janvier 2005

 Jeunesse : le mouvement Hiphop

graffiti + rap   + breakdance = Mouvement Hiphop

Hiphop (avec une majuscule s’il vous plaît) : mode d’expression de la jeunesse actuelle. Aussi choquant, sans doute, que fut le style gothique (goth = barbare) à ses débuts (par opposition au style roman). Aussi surprenant que fut le style baroque à ses débuts (par opposition au style classique). Aussi détonnant que furent le jazz, le rock’n Roll et la peinture abstraite.

Essayer de comprendre, avant de rejeter

Le mouvement Hiphop est né, comme le blues, de la minorité afro-américaine. C’est l’expression artistique d’une souffrance : celle de minorités confinées dans les ghettos des grandes cités modernes américaines.

Au départ, vers 1967, on trouve le mouvement nationaliste noir des Black Panthers, inspiré par Malcolm X. Construit dans le vivier de la ségrégation raciale, il rejette les formes imposées de la « civilisation », de la « bienséance » imaginées par les Blancs pour asseoir leur domination sur les Noirs.

Pour le Blanc américain, en effet, dans les années 70, le Noir est d’une race inférieure. [C’est encore le cas de nos jours, sauf qu’on n’ose plus trop le dire mais on se conduit comme si c’était vrai]. D’où la ségrégation imposée. Est-ce bien différent en France ? Il n’est que de voir la quasi absence à la télévision de « La France de couleur », même quand ces Français de couleur sont habitants des DOM-TOM ! (La Guadeloupe a pourtant été française 133 ans avant la Corse)

En réaction, face à ce rejet, un certain James Brown a chanté en 1968 : « I am Black, I am Proud » : je suis noir, j’en suis fier. La chanson a fait le tour du monde.

A rejet ... rejet et demi. Le langage du Blanc a été transformé, renversé. Les mots d’insulte des Blancs contre les Noirs ont été repris, détournés : l’insulte est devenue un jeu, les jurons, les « gros mots » sont devenus un langage à prendre, non pas au pied de la lettre, mais de façon symbolique : le symbole d’une souffrance non acceptée, d’une souffrance devenue colère et révolte.

Les Black Panthers ont particulièrement joué sur ce registre. Pour eux les insultes, rapides et rimées, étaient l’expression d’un refus, d’une provocation. « Si le mot est sale pour le Blanc, il est propre pour le Noir ». Ils se situaient ainsi dans la lignée des « Last Poets » (les poètes perdus) qui jouaient dans les rues à partir de textes scandés. « This is madness » chantaient-ils. “Ceci est folie”

Rappers Delight, premier tube radio

Un Dee Jay.
Pas un DJ

Dans les ghettos noirs de New York, condamnés aux taudis et à la misère, la débrouille a fait son lit, sur champs de petits trafics en tous genres et de chômage massif.

En 1972, dans le quartier du Bronx à New-York, dans le parc Cedar, arrive un grand gaillard, Kool Herc, avec une énorme sono à casser les oreilles des habitants dans une dizaine de buildings à la ronde. « C’était un Dee Jay, pas un DJ » ! Un DJ, c’est un pousse-disque. Un Dee Jay (prononcez Did Jè) c’est quelqu’un qui joue avec le disque, qui le touche, qui le fait avancer ou reculer à sa guise sans toucher au bras qui porte le diamant, modifiant ainsi le son et le rythme.

1972 c’est la guerre du Vietnam, période de crise économique : plein d’enfants livrés à eux-mêmes dans les quartiers. Plein d’auditeurs pour cette musique nouvelle, heurtée. Plein de danseurs aussi, d’une façon acrobatique, dans les fêtes publiques qui se multiplient dans la rue. C’est ce qu’on a appelé la « break-dance ».

1974 : Africa Bambaata, lassé de la violence, de la drogue, des bagarres entre gangs rivaux, crée une association « La Zulu Nation » fondée sur le respect de l’autre, sur cette idée que tous sont frères. Pour lui l’énergie des hommes doit concourir à des actions créatrices et non pas destructrices, et s’attaquer aux problèmes de la vie. La Zulu Nation était construite sur quatre principes : « Peace, Love, Unity and Having Fun » : paix, amour, unité et bien-être.

Ce message (révolutionnaire ?) ne pouvait s’exprimer avec le langage des Blancs, avec les cantiques et le « la bémol majeur ». Il lui fallait un autre rythme : celui des chants africains, celui du music-hall américain. Le mouvement Hiphop était né, il ne le savait pas encore mais il faisait déjà scandale, comme le rock à ses débuts (« le Rock’n Roll rabaisse l’homme blanc au niveau du nègre » disait le Conseil des citoyens blancs d’Alabama en 1955).

Flyin’Saucer : disque du groupe nantais Hocus P

Africa Bambaata rencontre ensuite un groupe allemand, Kraftwerk (qui est passé aux Transmusicales de Rennes en 2004) avec lequel il découvre la musique électronique. Il y ajoute du rythme et c’est le triomphe à New York pour cette musique aux sonorités inconnues.

1976, un électricien, DJ Flash, ramasse dans une poubelle un élément de micro qu’il bricole pour permettre d’enchaîner les disques sans laisser ces intermèdes silencieux qui cassent l’ambiance. La fête devient folie. Les chanteurs se font MC (maîtres de cérémonie, animateurs du bal)

Etre noir, c’est pas une tare

Au même moment naît le graffiti avec des dessinateurs comme Daze ou Cope2 qui réalisent, sur les murs, des fresques d’actualité, pour éduquer, sensibiliser aux problèmes du moment. Expression artistique différente de celle qu’on exposait dans les musées classiques (même si, de nos jours, Daze expose à Beaubourg ! ).

Sous cette explosion de musique, de peinture, de danse, se développe un projet éducatif : « au lieu de rester à ne rien faire, viens avec nous, tu découvriras qui tu es, quelles sont tes origines. Etre noir, ce n’est pas une tare. Apprends l’histoire de tes ancêtres. Il n’y a pas que le basket ou le base-ball pour faire parler de nous ».

Bien entendu ce mouvement nouveau surprend, déplaît. Le style de musique Hiphop, jugé « violent », est banni des medias car il exprime la colère contre les forces « de l’ordre » et le gouvernement américain. [La violence c’est bien quand elle s’exprime sur les champs de bataille (les USA ne sont pas à court d’idées à ce sujet). Mais la violence du chant ou de la danse, ma chère, que c’est vulgaire ! Heureusement, « ça » ne durera pas !]

Le jazz aussi, à l’origine, était vulgaire, et les dessins de Picasso étaient rejetés.

Ca ne durera pas, croyaient les bonnes gens. Mais le Hiphop a duré. Le Hiphop s’est installé. En 1984, en France, TF1 programme une émission régulière sur le Hiphop, présentée par Patrick Duteil (appelé Sydney), premier présentateur noir de la télévision française. Tentative de récupération ? Sûrement. Mais aussi vecteur de diffusion. Sydney déclare : « Le Hiphop est avant tout une manière de s’exprimer tout en faisant la fête. Ses qualités premières : la créativité, l’originalité, et le respect ». Et ça marche, en témoigne le succès de groupes comme NTM, Assassin, MC Solar, ou I am (Marseille)

Dessin de Eliby, journaliste parlementaire, journaliste Unesco, écrivain. Membre de la société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Tél/Fax 02 40 94 3

La violence des mots
pour résister à la violence de la vie

Le Hiphop reste cependant mal compris des Français qu’un certain vocabulaire rebute. Mais ce vocabulaire « est une façon de canaliser la colère. Ce n’est pas « je vais tout casser » c’est un message de tolérance, de réflexion sur l’histoire de l’humanité. L’aspect violent vient souvent des dénonciations des violences de la société, des exactions policières, des injustices de toutes sortes » explique Régis Chaplais.

La vie est violence. L’expression artistique n’aurait-elle que le droit de se taire ? « Si le rap   n’est que politique, ce n’est pas intéressant. S’il n’est que chanson d’amour à l’eau de rose, ce n’est pas intéressant non plus. Le rap   est au carrefour des influences musicales. La danse est à l’image de la vie : souplesse, ondulation, mouvements cassés. Le graffiti est, autant que Rembrandt ou Picasso, expression de l’art. » dit encore Régis Chaplais.

Tous les adolescents se réclament du Hiphop. Le mouvement a sa radio (Skyrock), son magazine (Rapline).

Le RAP  

Le rap   est un genre musical à succès, qui utilise le style télégraphique rapide, les flashs rythmés découpés et répétés, à l’image des publicités télévisées. Il a de multiples facettes :
– Il y a le rap   qui croit à son rôle socio-éducatif (par exemple autour des groupes « La Rumeur », Assassin ou « La Brigade »)
– Il y a le Rap   surréaliste, qui brouille les cartes, comme le groupe TTC (qui est passé aux Transmusicales de Rennes)
– Il y a le rap   dur, comme Booba, qui, en très peu de mots, décrit la situation, le mal-être de la jeunesse dans les grands ensembles parisiens, lyonnais ou marseillais.
– Mais il y a aussi le rap   très libéral qui met en avant les marques, les résultats financiers. Celui-là c’est du gangsterap !

Le graffiti a conquis ses lettres de noblesse, il est devenu une industrie. Il s’expose à Beaubourg et est repris par la publicité.

La Breakdance organise des championnats du monde en Allemagne mais aussi en France. Expression acces-sible à tout le monde.

« Ainsi le Hiphop, art de la rue, est un mouvement qui correspond à l’expression des jeunes. Plus de 30 ans d’existence : ce n’est pas un feu de paille ! Les adultes, surtout à partir d’un certain âge, ont tendance à le refuser. Est-ce une bonne solution ? Ne vaut-il pas mieux écouter et, à défaut de comprendre, respecter ? » dit Régis Chaplais.

Comme dit Sydney : « Le hiphop est un mouvement encore jeune. Laissons-le mûrir »


Régis Chaplais devant un mur de Graff, quartier de la Ville aux Roses à Châteaubr

Un peu de vocabulaire sur
le mouvement Hiphop

D’abord écrivez Hiphop (avec une majuscule) et prononcez Hip Hop. Mais n’écrivez pas hip-hop, c’est jugé irrespectueux par les partisans de cette culture.

Que veut dire Hiphop ? Hip, désigne un parler propre aux Noirs américains. Hop signifie danser, ou même « sauter » dans son acception sexuelle. Le Hiphop serait en quelque sorte le langage de la danse, avec, à l’origine, quatre styles bien marqués : le breakdance, le graffiti, le Dee Jay et le MC. (voir plus loin)

Et le RAP   ?
RAP   signifie Rock against Police :
le rock contre la police.
Il utilise seulement le DJ et le MC.

Le rap   : chanteurs-parleurs. Les MC (maîtres de cérémonie) en sont les véritables animateurs

Le BreakDance : inspiré de toutes sortes de danses

Le Graffiti : fresque réalisée sur des murs avec des bombes aérosols

Le Dee Jaying : art de transformer une platine-disque en instrument de musique. On mélange deux disques pour faire une musiques originale - ou on « Scratche » (gratter le disque pour en tirer de multiples sons) ou on choisit un « break », une mesure d’un morceau qu’on répète plusieurs fois

Le « Human beat boxing » : imiter n’importe quel son avec sa bouche pour reproduire une phrase rythmique

Le « Steet entreprenentialisme » : entreprise de vêtements, label de musique, école de formation musicale et artistique.


Pendant que certains piquent une tête dans leur piscine,
Des enfants biafrés en Afrique dégueulent de la bile.
Nous sommes conscients que le blocus économique sur Cuba,
Pousse des mères à donner à manger à leurs enfants du rat.
Et l’homme qui gouverne sourit de toutes ses dents.
Et l’enfant qui se meurt se vide de tout son sang.
Alors comme ça c’est la guerre,
Nord-Sud, Sud-Nord, l’entrechoque des hémisphères.
Et la Terre, et la Terre devient folle .
Sa population est contrôlée par une élite qui détient le monopole.
Mais pas celui de nos esprits,


Nous on parle pour que l’esclavage cesse
Nous on parle pour que la misère cesse
Nous chantons pour que l’espoir renaisse
Nous combattons pour que les dictateurs laissent
Les peuples libres et égaux en droits
Tous différents, mais unis à la fois
Nous stopper ?
Non, non, non, non !
Nous acheter ?
Non, non, non, non !

Chants du groupe Assassin

http://www.paroles.net/artis/1065


Ecrit le 26 octobre 2005

 Brico-musique

Un banjo quatre cordes avec un grand pot de peinture - Un xylophone avec une carcasse de lit de bébé et des boites de conserve - un vibraphone avec des tuyaux de chauffage central - un balafon avec une palette d’emballage et des bidons - une flûte traversière avec 60 cm de tube de PVC....un peu de patience, un zeste d’habilité, une bonne oreille et de la précision : « Nous voulons montrer que les pauvres gens peuvent fabriquer leurs instruments eux-mêmes et jouer pour le plaisir »

Vibrap
(fait avec des tuyaux de chauffage central)

Le groupe d’Evreux, qui ne se déplace jamais sans ses coffres-conteneurs, a même réalisé des fiches techniques très détaillées, donnant le mode de réalisation d’un violoncelle tricorde (avec une canette de bière, une petite boite de lait concentré, 20 cm de tige filetée, écrou, rondelles, vis, colle à bois et chocolat facultatif). Plusieurs heures de patience et de foi feront des instruments de musique d’une bonne qualité. De quoi occuper intelligemment les jeunes.

Contact : 02 32 67 24 82 ou danielle.krivine@wanadoo.fr

visiter le site : http://www.timtamart.free.fr

voir aussi page 456