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SPANC : les eaux usées font des vagues à Rougé

Ecrit le 16 juin 2010

 SPANC : les eaux usées font des vagues à Rougé

Réunion houleuse ce 9 juin à Rougé : Michel Moreau (vice-président de la Com’Com’   du Castelbriantais, chargé de l’environnement) avait invité les habitants à une présentation du SPANC, sous la présidence de Gérard Chatelain (adjoint à Rougé) et de Veolia-eau.

L’eau se raréfie, la consommation d’eau augmente, la quantité d’eaux usées aussi : en moyenne 150 litres par habitant et par jour sont consommés (WC, salle de bain, lave linge...) avec de nombreux produits ménagers. Assainir, c’est préserver notre ressource en eau, la faune et la flore de nos rivières, d’où la nécessité de traiter les eaux usées des habitations. En effet, sans traitement, la pollution engendrée se retrouvera, tôt ou tard, dans un cours d’eau ou une source de notre région.

SPANC à Rougé

En vertu de la loi sur l’eau de janvier 1992, les communes devaient mettre en place un Service Public d’Assainissement Non Collectif (S.P.A.N.C.) avant le 31 décembre 2005. En fait, dans la région de Châteaubriant, cette tâche a été déléguée à la Com’Com’   du Castelbriantais depuis le 1er janvier 2006 avec mission de réaliser un état des lieux : examiner toutes les installations d’assainissement non collectif en place sur le territoire et évaluer leur niveau de fonctionnement.

La Com’Com’   a évoqué la question en février 2006 en disant qu’il était urgent … d’attendre … et ce n’est en effet que le 10 février 2010 que Veolia-eau a été chargée des diagnostics. Ceux-ci doivent être réalisés d’ici décembre 2012. Les Com’Com’   de Nozay et Derval, elles, ont déjà réalisé leur diagnostic. En revanche, dans la CCC  , il n’y a eu que 369 contrôles réalisés en 3 ans. … Mais maintenant, il faut faire vite : 5800 installations à contrôler en deux ans et demi.

 On ne paiera pas !

La réunion du 9 juin avait pour but d’informer les habitants des visites prochaines de Veolia-eau : vérifier l’existence d’un pré traitement et d’un traitement des eaux usées, indiquer l’état et le fonctionnement des installations, établir une base de données (qui sera remise à la Com’Com’  ) et apporter des conseils aux familles.

De gentils techniciens ont parlé des fosses toutes eaux, des filtres à sable non drainé, des filtres verticaux à massif de zéolithe et des tertres d’infiltration. Dans la salle une bonne cinquantaine de personnes s’agitaient. Qui paiera ? Il a été répondu que le coût du contrôle est de 39,40 € HT   auquel s’ajoutera éventuellement un contrôle de réalisation de 56,90 € HT  . Qui paiera ? « les usagers devront payer » dit Michel Moreau.

Colère dans la salle avec des propos extrémistes : « Que faites-vous de la propriété privée ? Vous voulez entrer chez nous faire des contrôles, et vous nous demandez de payer. On ne paiera pas ! ». Des habitants rappellent qu’il y a 13-14 ans avait été présenté, par la municipalité de Jacques Lemaître, un projet d’assainissement par lagunes, dans les plus gros villages de Rougé (dans les villages de la Croiserie, le lotissement du Bois, le Grand Rigné et Arche/Motte/Touche/Harangère). « Vous aviez fait des réunions. Nous étions d’accord, mais vous n’avez rien réalisé car vous avez préféré nous laisser nous débrouiller avec des installations individuelles et maintenant vous allez nous demander de payer ? ». Le maire, Jacques Lemaître, était absent, le premier adjoint aussi. Ils ont préféré … divaguer … plutôt que de répondre à des questions gênantes ? Une personne ne s’est pas privée de rappeler que le stock de vieux pneus, laissé par une usine en faillite, à quelques centaines de mètres de la rivière La Brutz, pollue énormément la commune !

 La Com’Com’   n’a pas les moyens

Habituellement, en moyenne, 40 % des installations sont correctes, 20 % ont besoin de travaux, 40 % sont inacceptables. Et alors ? Combien coûtera la mise aux normes ? La question ne fut pas abordée par les techniciens. Un habitant, se référant au compte-rendu d’une réunion à Nozay, a parlé de 7000 à 8000 € et a demandé quelles seraient les subventions de la Com’Com’   du Castelbriantais. Réponse claire de Michel Moreau : « Rien, car la Com’Com’   n’a pas les moyens ».

Comme dit un maire : « On sait pourtant accepter de financer des services plus coûteux » !

Faut-il donc rappeler que le Conseil Général peut accorder une subvention, à condition que la Com’Com’   contribue aussi. Le total peut atteindre 1000 euros, comme à Nozay. Mais la Com’Com’   de Châteaubriant n’a pas les moyens…. ??

« Vous ne nous demandez pas si, nous, on a l’argent pour payer ! Amenez-nous le tout à l’égout ! »

 Roseaux

D’autres problèmes ont été évoqués notamment le manque de place de certaines petites maisons, dans les villages, qui ne disposent pas de terrain pouvant servir à une installation d’eaux usées. « Et si on fait des travaux maintenant et que, dans deux ans, vous nous installez le tout à l’égout ? ». Des habitants s’insurgent : « au bourg, il y a le tout à l’égout et pourtant des maisons ne sont pas encore raccordées. Pourquoi venir nous ennuyer ? Vous n’avez pas les moyens ? Nous non plus ! ». Devant la fronde, les techniciens lâchent du lest disant que, dans 4 ans, on fera peut-être du « cas par cas ». Avec la crise actuelle, le moment est mal choisi pour forcer les gens à faire des travaux onéreux. Et pourtant la qualité de l’eau est une nécessité vitale pour les générations à venir. Une promesse de subvention arrangerait bien les choses.

La Com’Com’   a-t-elle envisagé de conventionner avec des entreprises pouvant servir de référence (qualité/prix) ? La question a permis de préciser que le Conseil Général a fait le nécessaire (les adresses peuvent être trouvées sur le site internet du Conseil Général et à la Maison du département  , place St Nicolas à Châteaubriant).

Des personnes ont suggéré une entente entre voisins (avec acte notarié) pour un mini-réseau d’assainissement en commun … cela réduirait les frais.

Une personne a posé la question de l’assainissement avec des filtres plantés de roseaux. Une autre a parlé des mini-stations. Il leur a été conseillé d’attendre.

Personne n’a abordé la question du micro-crédit : un système bien adapté à nos zones rurales et qui demande seulement une impulsion des collectivités locales.

Le planning de la Com’Com’   qualifie la région de Rougé de « Zone sensible très forte ». On l’a bien vu ce 9 juin !


Ecrit le 16 juin 2010

 Nouveau site internet

La Com’Com’   du Castelbriantais a changé de site internet. Bon design mais ...

On voudrait savoir combien a coûté le nouveau site. Rappelons que le précédent avait été budgété pour 32 000 € et qu’il n’a servi que 5 ans !
Avec 32 000 € il était possible de financer tous les contrôles d’assainissement de Rougé.

On s’étonne de lire des anticipations … hasardeuses. Par exemple : « le quartier de la Ville aux Roses de Châteaubriant fait l’objet d’une étude préalable à la création d’un réseau de chaleur avec chaufferie-bois. La mise en service de ces deux chaufferies bois est effective depuis mars 2009 ». Ah bon ? On n’a rien vu !

On se demande pourquoi le nouveau site ne tient pas compte de l’obligation légale d’accessibilité aux mal-voyants et aux aveugles (applicable dans 2 ans)...


Ecrit le 23 juin 2010

Vu lors de la commission permanente du 3 juin 2010

Assainissement des eaux usées. Rougé … rien ?

Le Conseil Général s’est engagé pour le bon état écologique de l’eau. Dans ce cadre, il soutient la commune de Nozay en apportant une subvention de 786 000 € pour une station d’épuration de 2 496 000 euros.

– Il apporte aussi 6296 € pour aménagement de la lagune de Grand Auverné (sur un total de 20 988 €) et

– 202 021 € pour construction d’une station d’épuration à la Chapelle Glain (sur un total de 582 128 €) et 20 420 € à la commune de Rougé pour restructuration de la lagune de Château Roussel (sur un total de 68 067 €)

Il apporte 21 000 € sur un total de 54 000 € au Syndicat du Bassin du Don pour des interventions sur la ripisylve, et lutte contre le phytophtora.

En ce qui concerne l’assainissement non collectif, le diagnostic fait dans la région de Guémené-Penfao montre que 75 % des 5600 installations sont considérées comme pas satisfaisantes ou défectueuses. Le syndicat intercommunal a décidé, le 22 février 2010, d’apporter une aide de 10 % aux propriétaires disposant de revenus modestes. Le Conseil Général s’engage aussi pour 10 % des travaux, soit 20 000 €/an.

La commune de Soulvache a accordé 200 € à ses administrés, pour l’assainissement non collectif.

Il n’y a que dans la Com’Com’   du Castelbriantais que rien n’est fait à ce sujet ?


Ecrit le 23 juin 2010

 Assainissement non-collectif

La Com’Com’   du Castelbriantais, qui a la compétence « assainissement non collectif » pourrait bien réfléchir à ceci, si le code des marchés publics le permet : mettre en place un budget assainissement conséquent, organiser la mise aux normes des installations privées en négociant les marchés avec des entreprises, et demander une participation aux usagers concernés. Cela ferait des travaux moins onéreux pour les usagers.

Le principe d’une participation n’a rien d’extraordinaire : les habitants des bourgs paient chaque année pour le réseau collectif et la station d’épuration publique !

Hunault contre Hunault


NOTES:

Ecrit le 23 juin 2010 :

Par ailleurs la CCRN présentera, le 30 juin prochain, son rapport d’activité annuel (19 h salle du temps Libre à Treffieux). On y apprend notamment que les 3084 installations d’assainissement autonome ont été contrôlées et que
– 60 % d’entre elles sont inacceptables :
– 26 % bon fonctionnement
– 14 % acceptables