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A vous qui rêvez de déguster des OGM

Ecrit le 16 juin 2010

  A vous qui rêvez de manger des OGM et d’en faire déguster à vos enfants

La Commission Européenne vient d’autoriser la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’Union Européenne pour la première fois depuis 12 ans ! Cédant au lobby pro-OGM, la commission a ignoré l’avis de 60% des Européens qui estiment que nous devons d’abord établir les faits avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et notre environnement

La gouvernance européenne nous permet de déposer une demande officielle auprès de la Commission, pour peu qu’elle soit soutenue par un minimum de 1 million de citoyens européens.

Aujourd’hui, et après 1 mois d’action, Greenpeace et Avaaz ont réussi à rassembler près de 610.000 signatures.

Voici le lien vers la pétition : ça vous prendra 30 secondes, nous laissera peut-être une chance d’obtenir un moratoire au niveau européen, et d’éviter l’entrée massive en Europe de cultures
invasives (elles menacent la biodiversité), potentiellement nocives pour notre santé (de nombreux avis médicaux mettent en garde contre les conséquences de la consommation d’OGM),
potentiellement dangereuses pour l’indépendance économique des agriculteurs (les semences sont chères car brevetées, doivent être rachetées chaque année, et demandent l’utilisation de produits spéciaux disponibles uniquement chez les semenciers),
et polluantes (ces cultures nécessitent l’utilisation d’énormement de produits chimiques).

Rassemblons un million de voix pour demander un moratoire sur les plantes OGM jusqu’à ce que la recherche soit menée à terme. Cet appel sera remis au Président de la Commission Européenne Barroso.

Signez la pétition et faites suivre ce message à vos amis et vos proches :

http://www.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/98.php?cl_taf_sign=6NtqfvpJ

 Il faut être un million

Les associations de défense des consommateurs, de l’environnement, de la santé publique et les syndicats paysans se mobilisent depuis longtemps contre l’emprise exercée par les multinationales productrices d’OGM sur l’agriculture européenne. Les préoccupations liées à la culture de plantes génétiquement modifiées incluent : la contamination des cultures biologiques et du reste de l’environnement ; l’impact sur le climat en raison d’un besoin excessif en pesticides ; la destruction de la biodiversité et de l’agriculture locale ; et enfin les effets des plantes OGM sur la santé.

Certains Etats membres de l’Union ont fait part de leur vive opposition à la décision prise qui autorise la culture de la pomme de terre produite par BASF et de variétés de maïs Monsanto. L’Italie et l’Autriche s’y opposent et la France a demandé la poursuite de la recherche scientifique. Il n’y a toujours pas de consensus quant aux effets des OGM sur le long terme. Et c’est l’industrie des OGM, faisant passer le profit avant la santé publique, qui finance la recherche scientifique et influence le cadre réglementaire.

C’est pour cela que les citoyens européens réclament l’indépendance de la recherche et davantage de tests et de précautions avant que ces plantes ne soient dispersées dans la nature.

Aujourd’hui,« l’Initiative   Citoyenne Européenne » donne à 1 million de citoyens européens la possibilité de soumettre à la Commission Européenne des propositions de loi et nous offre une chance unique de contrer l’influence des lobbyistes. Faisons entendre 1 million de voix pour obtenir un moratoire sur l’introduction de plantes génétiquement modifiées en Europe et mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche et la régulation des OGM. 

Signez la pétition maintenant et diffusez largement l’appel
(Communiqué de Bretagne Vivante)

 L’étude russe

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Dessin de Eliby - 06 23 789 305

Un article publié le 16 avril 2010 par « La Voix de la Russie » raconte une expérience troublante.

La Russie a accueilli les Journées annuelles de la défense contre les risques environnementaux du 15 avril au 5 Juin 2010 et entendu notamment les résultats sensationnels d’un travail de recherche indépendant. Les chercheurs ont découvert que les animaux qui mangent des produits alimentaires OGM perdent leur capacité à se reproduire.

Un groupe de hamsters, le groupe de contrôle, a été nourri avec du soja pur, trouvé à grand-peine en Serbie, car 95 % du soja dans le monde est transgénique.

Le second groupe a été nourri avec du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième
« Nous avons suivi leur comportement et étudié leur prise de poids et leur reproduction ». À l’origine, tout s’est bien passé : pas de différence notable entre les groupes.

« Toutefois, les choses ont changé quand nous avons sélectionné des couples de leurs nouveaux petits et que nous avons continué à les nourrir comme avant. Les taux de croissance ont été plus lents et la maturité sexuelle atteinte plus tardivement pour les hamsters-fils consommant du soja OGM ».

« Nous avons alors formé des couples avec les petits de la troisième génération. Et alors … le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n’a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total dont 20% sont finalement morts. Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l’étude ont eu dans leur menu une part importante de soja OGM, ont perdu leur capacité de donner naissance à leurs petits », a déclaré le Dr Alexei Surov. 

Des poils dans la bouche

Une autre surprise attendait les scientifiques : chez les hamsters de la troisième génération, des poils ont poussé dans la bouche des animaux qui ont pris part à l’expérience. Les chercheurs ne s’expliquent pas ce phénomène.

Les scientifiques qui ont réalisé l’expérience disent que c’est trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur les dangers des OGM mais ils insistent sur la nécessité d’une recherche globale et, en attendant, ils suggèrent d’interdire l’utilisation des aliments génétiquement modifiés jusqu’à la fin des tests.

Source : http://english.ruvr.ru/2010/04/16/6524765.html


Cette info est parue également dans le journal .mediapart.fr attirant des réflexions ironique des lecteurs :

Finalement les OGM seraient donc bons pour l’environnement :
– ils vont tuer les vaches des pays pratiquant l’agriculture intensive ; doublement positif car nous mangeons trop de viande pour la surface que nous occupons
– ces millions de vaches en moins ne dégazeront plus sauvagement dans l’atmosphère.
– Monsanto va faire faillite
– et en plus il nous rendra stérile, ce qui sauvera, peut être les espèces restantes.

Les poils dans la bouche : on peut craindre une fois de plus que toucher au vivant nous entraine sur la pente des monstruosités génétiques. La seule vraie constatation est que tout est fait pour le profit l’argent, le pouvoir. La santé, la planète, l’environnement : ON S’EN MOQUE pourvu que cela rapporte


Ecrit le 7 juillet 2010

 OGM Courrier des lecteurs

Le débat concernant les OGM est complexe et je placerai mon analyse critique sur deux points qui me paraissent essentiels.

1° au niveau du principe :

Si on parle tant des OGM aujourd’hui, c’est parce que tout le monde a conscience qu’une étape fondamentale a été franchie. On a transgressé le concept de l’intégrité génétique naturelle de l’espèce, ce qui me paraît inadmissible. Maintenant que les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites ! Pour faire accepter les OGM, on parle désormais d’« OGA », c’est-à-dire Organismes Génétiquement Améliorés ; c’est ahurissant. Pour moi c’est au niveau du principe qu’il faut se placer : il ne faut pas ouvrir cette porte sinon nous ne serons bientôt plus entourés que d’OGM tous plus « avantageux » les uns que les autres.

On a réussi, non sans mal, à faire interdire en France l’utilisation des hormones dans l’élevage et cette interdiction a fait place à des progrès sur la qualité génétique des races et a débouché sur des modes d’élevage plus intelligents. Pourtant on disait alors, preuves à l’appui, qu’il « n’y avait aucun danger à utiliser les hormones et que c’était un progrès pour tous, éleveurs, entreprises pharmaceutiques et consommateurs (prix plus bas) ». Pour moi, la fermeture de cette porte a permis un véritable progrès.

2° au niveau de la concurrence économique :

Le travail des semenciers traditionnels, français en particulier, était excellent, leurs résultats à la production, irréprochables : ils ne dépendaient que des conditions de culture et de climat. D’un coup tout ce travail de qualité a été remis en cause, parce qu’une des entreprises concurrentes a transgressé la loi du respect de la génétique des espèces et a obligé celles qui travaillaient avec des méthodes classiques à passer elles aussi au-dessus de ce respect dû à la nature qui nous entoure et que nous devons préserver. La loi de la concurrence les oblige à se défendre avec les mêmes méthodes, si cette règle du jeu est admise : il y aura toujours des OGM plus « performants » que les autres et une fois la barrière psychologique actuelle franchie, la course aux brevets n’en finira plus.

Devant des arguments tels que « on n’arrête pas le progrès, regardez le chemin de fer ! etc. », il faut savoir s’arrêter et réfléchir. Il ne faut pas qu’on nous impose ce « progrès ».

Respecter l’intégrité du patrimoine génétique des espèces est fondamental.

Pierre-Etienne Catala


Ecrit le 7 juillet 2010

Et notre lecteur d’ajouter : « Après le maïs, voici le saumon qui « entre dans la danse », je ne décolère pas ! »

 Le saumon génétiquement modifié

Il faut en théorie 3 ans au saumon atlantique pour atteindre la maturité, mais en implantant du matériel génétique provenant d’une espèce proche de l’anguille, des scientifiques américains sont parvenus à réduire ce délai à seulement 18 mois.

Selon eux, ces saumons stériles pourraient faciliter et sécuriser l’élevage en fermes aquacoles, grâce à une croissance optimisée et une absence de risque de reproduction avec les saumons sauvages.

L’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) examinerait actuellement les éventuels dangers liés à la consommation de ces poissons, Si elle donne son aval, ils pourraient être proposés dans les supermarchés dans moins d’un an. Et l’animal devrait être vendu sans mention spécifique, c’est du moins de cette manière que la législation américaine a été prévue.

Les défenseurs de l’environnement s’inquiètent pourtant déjà des répercussions de ces manipulations génétiques sur la santé humaine, tout comme de possibles mutations qui permettraient aux animaux s’échappant des élevages aquacoles de se reproduire dans le milieu naturel.

Pour Lord Melchett, de la Soil Association (œuvrant contre les productions intensives, certifiant les produits bio et privilégiant le commerce local, ndlr), cette nouvelle technologie n’est pas sans risque : « Quand vous bombardez un animal avec les gènes d’une autre espèce, l’ADN devient instable et il n’y a aucune garantie que ces poissons demeurent stériles. Les risques pour les saumons sauvages sont grands, et bien réels ».

Résumons : du poisson élevé en piscine, dopés par des gènes « hormone de croissance », saupoudré quotidiennement d’aliments à la poudre de perlimpinpin et d’antibiotiques, mmmmh, tout ça avec des recettes industrielles gardées secrètes. Bon appétit les amis !

Les OGM en Corée