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Accueil > Thèmes généraux > Chômage, emploi > Crise 2008 à 2015 > Chômage : la France a des bleus à l’âme

Chômage : la France a des bleus à l’âme

Ecrit le 30 juin 2010

 Le foot ...

Dessin de

La France a des Bleus à l’âme. La France est en danger. Cellule de crise à Matignon, réception immédiate de Thierry Henry par le Chef de l’Etat (qui a envoyé une voiture spéciale le chercher à l’aéroport), organisation d’Etats Généraux du football en septembre prochain. La France va mal !

Football partout. Mais point de nouvelles du front du chômage. Le mot n’est plus à la une des médias télé ou écrites. Il a disparu et sans doute aussi sa réalité et sa définition !

Les caisses sont vides, celles des Retraites et celles de la Sécurité Sociale ! Pourquoi ? Il paraît que c’est la crise ! Avant la crise il y avait plein de chômage ! les caisses étaient déjà vides !

 La crise a bon dos

Nos dirigeants sont bien malins et futés, ils ont remplacé le mot chômage par le mot crise ! C’est plus facile d’incriminer « la crise ». En prononçant ce mot, nous ne mettons pas de visage ou une personne responsable derrière. Mais chômage veut dire chômeurs, derrière nous pensons à quelqu’un que nous connaissons, à une entreprise qui a fermé, partie dans un autre pays. 

 
Si les caisses sont vides c’est uniquement parce que le chômage n’a jamais été aussi grand !! 2 000 000 de personnes en sont victimes, pour les plus optimistes et jusqu’à 4 à 5 000 000 en comptabilisant les personnes sorties de l’assurance chômage, celles en formation, les temps partiels subis. Les caisses sont également vides car les salaires sont très bas. Le smic = 1054 euros nets par mois ! 1054 ! et des millions de travailleurs qui n’ont que ce revenu pour satisfaire leurs besoins élémentaires et qui ne le peuvent pas d’ailleurs !

 
Les chômeurs et les personnes aux bas salaires ne pouvant donner ce qu’ils n’ont pas, ajoutés à ceux qui pourraient donner mais que nos gouvernants préfèrent maintenir dans une spirale de privilèges (entre gens de même classe ou caste on se soutient et se renforce), il est facile de comprendre, sans sortir de grandes écoles ou administrations que les caisses ne peuvent pas se remplir ! Cette simple analyse est trop facile, et pourrait nous inciter à exiger l’arrêt des délocalisations, le retour en France ou au moins en Europe des entreprises susceptibles de répondre à la satisfaction de nos besoins, une règlementation dans les écarts de salaires, une obligation aux banques de faire leur travail et non du profit « hors sol » et puis augmenter les bas salaires ! afin que chacun puisse payer ses factures normalement : loyer, électricité, gaz etc...

 
Ce qui est sûr en 2008 c’était pas mieux !!! Crise ou pas crise, la déchéance sociale aurait continué car elle est le résultat de la politique idéologique voulue par nos gouvernants. Seul avantage pour eux, l’exploitation du mot crise qu’ils accusent d’être responsable de la situation alors que celle-ci n’est que la conséquence de leur gestion économique, impopulaire, de nos vies. Que le phénomène soit européen, pas étonnant, les mêmes politiques sévissent partout. Capitalisme, libéralisme, individualisme, le qualificatif « sauvage » peut y être ajouté !
 

Les syndicats se laissent-ils aussi berner et entraîner sur des chemins de traverse à l’issue incertaine en ne discutant que des remèdes au vide des caisses et non de la cause ? Exiger du gouvernement la fin du chômage comme politique première, c’est le meilleur moyen de remplir les caisses de façon pérenne !!

 Pour qu’il y ait des riches ...

Imaginons, 1 million, 2 millions de chômeurs en moins... Combien aurions-nous, non seulement de recettes fiscales pour remplir les caisses, mais aussi de bien-être ne pouvant que favoriser la paix sociale, l’équilibre des familles et une meilleure santé des corps et des esprits. Non seulement les recettes seraient là pour couvrir les besoins, mais les dépenses d’assistance de tous niveaux seraient moindre. Alors pourquoi ce choix n’est-il pas fait par nos dirigeants ? Le partage des richesses n’est pas leur idéologie, très simple : pour qu’il y ait des riches, il faut des pauvres ! Une autre explication ?

Alors le 27 juin, j’étais dans la rue. Oui ! il y avait du monde dans la rue en ce ènième jour de manifestation ! Oui ! il y avait des gens qui n’ont pas l’habitude de manifester !

Mais il y en a marre d’être toujours obligée de descendre dans la rue pour quémander notre simple dû ! Marre d’être obligés, tels des mendiants, non pas de tendre la main, mais de brandir des pancartes pour espérer recevoir quelques sous ou le droit de vivre décemment !

Marre que la France d’en bas (comme disait Raffarin) qui fabrique les richesses, soit toujours obligée de réclamer dans les rues son salaire !

Marre que la France d’en haut en capte les principales retombées sans aucune descente de rue ou manifestation, simplement en tapant dans la caisse !

Marre que des Mme Bettencourt, puissent posséder de telles fortunes, comme ça ! uniquement parce que c’est écrit !!

Marre que la majorité des gens sur cette terre et en France n’ait pas encore abandonné leur mentalité d’esclave. Car il faut avoir cette mentalité pour accepter la façon dont notre société est gérée ! ça fait des milliers d’années que l’Humain se développe sur la planète Terre ! et l’organisation est toujours la même ! Dominés en grand nombre et dominants en petit nombre. Vous n’avez pas envie que cela change ?

 
Mais rien de change. Dans la manifestation, les slogans sont toujours les mêmes. Nos méthodes ne peuvent pas être les bonnes, vu les résultats obtenus.

Michèle Hersant

Les effets de la crise sur l’emploi en 2008 : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?id=3094®_id=0#top

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