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CCSD - Déchets ménagers : Ma chère Poubelle, comparaisons

Ecrit le 12 juillet 2006 :

Les ordures c’est de l’or ...
disent les partisans du recyclage.

Les ordures ça coûte cher,
disent les contribuables.

Sans vouloir prendre parti pour les uns ou les autres, voici quelques éléments de comparaison sur les Communautés de Communes de Châteaubriant et Derval.

Une importante différence de population entre ces deux Com’Com’   : :
– CCSDerval 9 156 habitants
– CCChâteaubriant 32 146 habitants

Cela peut expliquer les différences : le coût de transport d’une benne (essence+ salaire du chauffeur+amortissement) est le même, que la benne soit pleine ou à moitié vide. De même le salaire du gardien d’une déchetterie est le même quel que soit le tonnage collecté.

En ce qui concerne Derval :
– 378 kg/hab en 2004
– 360 kg/hab en 2005
Il y a donc eu une baisse qui a porté sur les déchets ménagers tandis que la collecte sélective a progressé.

Les refus de tri (c’est-à-dire les emballages mal triés), qui étaient de 21,6 % en 2004 ne sont plus que de 13 % en 2005

En ce qui concerne Châteaubriant :
– 539 kg/hab en 2004
– 555 kg/hab en 2005
Il y a eu une hausse qui a porté sur les papiers-journaux (PJM) et les déchetteries tandis que le tonnage des emballages collectés a baissé.

Les refus de tri (c’est-à-dire les emballages mal triés), qui étaient de 23,8 % en 2004 ne sont plus que de 16,2 % en 2005

Ordures1

Si l’on compare Châteaubriant et Derval, on voit que Châteaubriant produit plus de déchets ménagers que Derval :

    • 231 kg/hab dans la CCChbt
    • 130 kg/hab dans la CCSDerval
      et beaucoup plus de dépôt en déchetterie.

Cela est sans doute dû à la différence entre la ville et la campagne. En revanche les collectes d’emballages et papiers-journaux donnent quasiment les mêmes résultats.

Une chose est évidente : la première économie, c’est de ne pas produire de déchets, en refusant par exemple les double-emballages (comme le petit sac plastique qu’on vous donne en pharmacie pour porter une boite de médicaments !

 Combien ça coûte ?

Voici les dépenses brutes (sans tenir compte des recettes éventuelles :

Ordures2

Les dépenses à la tonne sont beaucoup plus élevées dans la CCSDerval que dans la CCChbt, ce qui s’explique sans doute par le petit tonnage des ordures.

Mais comme les habitants de la CCSDerval produisent moins de déchets, au bout du compte cela fait
– 72,82 € / habitant dans la CCSDerval
– 70,56 € / habitant dans la CCChbt


12 juillet 2006 :

Communiqué de l’association

Cette question des ordures ménagères suscite toujours une irritation chez certaines personnes de la Communauté de Communes du Secteur de Derval.

Dans un long communiqué du 21 juin, l’association « Ma Chère Poubelle » se plaint de ne pouvoir rencontrer les élus « qui nous proposent systématiquement des temps de rendez-vous sur nos heures de travail ». Elle souhaite leur demander « une tarification plus équitable ».

Par exemple « nous avons proposé d’inclure des levées dans l’abonnement, car un tarif trop incitatif (c’est le cas sur la CC de DERVAL) engendre des effets pervers irréversibles ». Estimant n’avoir pas pu présenter ses arguments l’association se dit « très surprise par le manque de concertation et de démocratie »

L’association estime que la gestion des déchets est « à l’avantage de Granjouan Onyx groupe Véolia » ... « qui bénéficiait d’une situation de monopole de fait et donc pouvait proposer ses tarifs sans discussion ».

« Résultat, après étude des budgets nous avons constaté, entre autres, que le service de ramassage des sacs jaunes nous est facturé de 5 à 40 fois le prix observé sur divers marchés. (5 fois pour Montaigu avec le même prestataire, même type de service et 40 fois par exemple à Nozay avec un apport volontaire). Et une moyenne de 20 % supplémentaire pour les autres prestations. »

« Ceci est inacceptable » dit l’association qui donne deux exemples sur les 5 premiers mois de 2006 :
Isabelle : poubelle de 180 litres
4 levées 78€....

Bernard poubelle de 240 litres
1 levée 83.70€

« Ces tarifs sont tellement élevés que certains foyers ne présentent plus jamais leurs poubelles, ce qui aurait été évité en incluant des levées gratuites dans la partie fixe. (sur Loir et Sarthe, pour une famille identique à celle de Bernard
80€ pour 6 mois
avec 13 ramassages inclus dans le tarif ! 13 fois plus de service).

L’association estime que « des centaines de tonnes de déchets ont disparu » et sous-entend que les usagers sabotent le ramassage. « C’est le début du cycle bien connu des échecs des REOM mal étudiées, massivement refusées par les usagers qui ont l’impression de se faire escroquer tant le rapport qualité/prix du service est mauvais »

Elle prépare un dossier afin d’informer chaque élu sur le sujet « nous espérons un échange fructueux lors de notre prochaine rencontre avec les représentants de la ComCom »


12 juillet 2006 :

 REOM Incitative

Selon une étude du Ministère de l’Ecologie, parue en août 2005, la REOM incitative est la Redevance pour l’enlèvement des ordures ménagères, calculée sur la quantité d’ordures résiduelles.

Les collectivités françaises qui ont instauré cette redevance incitative pour financer leur service déchets l’ont fait pour des raisons à la fois politiques et économiques :
– volonté de responsabiliser les usagers,
– recherche d’efficacité économique (frais de gestion limités, charges de traitement maîtrisées).

Sous l’effet de la redevance incitative, les usagers ont amplifié leur effort de tri, conduisant à une diminution de 12 à 35 % des ordures ménagères résiduelles au profit de la collecte sélective, et ce sans dégradation de la qualité de ce tri.

Le bilan environnemental global de la REOM incitative est donc très intéressant par rapport à la REOM classique ou à la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères)

Les arguments des opposants à la redevance incitative s’avèrent dans la pratique peu fondés : les impayés restent limités, les comportements inciviques (transfert de
déchets vers les collectivités voisines, « évaporation » des tonnages,...) ne semblent pas significatifs et sont manifestement limités dans le temps.

Source : http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/05138oa_-_4_pages_etude_TEOM-REOM.pdf


Ecrit le 24 janvier 2007 :

 Ma chère poubelle : est-ce bien raisonnable ?

« Ma Chère poubelle » (usagers de la CC DERVAL regroupés en association depuis le passage aux poubelles payantes autrement appelée Redevance Incitative ) contredit les propos rassurants tenus par les élus. Elle a rencontré, fin décembre, à Nantes, le Président de l’UDPN (Union Départementale de Protection de la Nature) et s’inquiète à la fois des tarifs et de « l’évaporation des ordures »

« Une personne seule qui présenterait sa poubelle une semaine sur 2 devrait payer 181.48 € par an à DERVAL, elle payerait 79.46€ sur TIERCE (Maine et Loire). Le « package haut de gamme » et le tarif qui va avec sont inadaptés à la réalité locale. La population se contenterait bien d’un service plus modeste. Et elle marque son refus du système en faisant disparaître autrement les déchets. Et les résultats sont alarmants : 75 kg par habitant environ d’ordures ménagères collectées en 2006, alors qu’il y a 3 ans le rapport était de 250 Kg par habitant » dit l’association. La Communauté de Communes de Derval, que nous avons interrogée, préfère attendre pour communiquer à ce sujet.

Selon l’association « les collectivités voisines se plaignent des poubelles en plus qui leur arrivent, les habitants sont inondés de fumées nauséabondes, les services sanitaires sont saisis, car les risques d’intoxication sont réels ».

 Je rends mon bac ?

L’association « Ma Chère poubelle » lance l’opération « Je rends mon bac » comme « acte de refus d’une aberration administrative nous mettant tous en danger ». Cette proposition n’est pas raisonnable ! Elle ne serait légale que si l’élimination des déchets ménagers est assurée par un prestataire agréé, facture à l’appui. Ce qui crée des complications et des frais. « Nous invitons les personnes désireuses de se joindre à cette action à signer les formulaires chez les commerçants ou à nous le faire savoir. » (J. ROUSSEAU tel 02 40 55 39 28 ou Mme FRASLIN tel : 02 40 28 93 62)

 Fumées toxiques

L’association rappelle en outre que « brûler soi-même ses déchets est hautement toxique et provoque des maladies graves. Seules les usines d’incinération de déchets ménagers équipées de filtres ultra puissants sont autorisées à le faire »
« Avec des filtres inadaptés et d’autant plus quand il n’y a pas de filtres, les incinérateurs sont cancérigènes, même avec des petites quantités brûlées, tout un quartier peut être contaminé, ainsi que les aliments particulièrement les œufs et le lait »


Ecrit le 21 avril 2010

 Une seule collecte par quinzaine

Voir article


NOTES:

CCSD : Communauté de Communes du Secteur de Derval
CCChbt : Communauté de Communes du Castelbriantais