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Conseil Municipal juillet 2010 : du plaqué bio

Ecrit le 14 juillet 2010

Dernier conseil municipal le 5 juillet 2010 à Châteaubriant avant les vacances d’été. Petit conseil, pas grand chose à l‘ordre du jour. Ah si ! La facture de trois groupes pour la fête de la musique : 3880 € TTC, s’ajoutant aux 9957,84 € déjà signalés, cela monte à 13 837,84 € et c’est sans doute pas fini.

 Plaqué Bio

Un marché a été signé entre la commune de Châteaubriant et la société Breiz Restauration. Poussée par un mouvement d’opinion autour du film « Nos enfants nous accuseront », la municipalité a prononcé le mot « bio ». Mais c’est que du « plaqué-bio » parce qu’elle refuse d’envisager la mise en place d’une cuisine centrale et continue à privilégier la « liaison froide ». La société Breiz s’engage à mettre chaque semaine 5 produits issus de l’approvisionnement bio, et un pain bio par semaine et parle de « circuits courts ». En réalité les plats continueront à effectuer des déplacements de quelque 160 km (aller-retour). Petite innovation : sauf pour le plat chaud, les barquettes des hors d’œuvre et desserts seront remplacées par des plats collectifs réutilisables.

Les tarifs de la cantine sont augmentés de 0,10 € ce qui fera :
– 2,75 € pour enfant de Châteaubriant
– 3,90 € pour enfant habitant hors Châteaubriant

 Pas de quotient familial

Tenace, Denis Prodhomme a demandé pourquoi il n’était pas envisagé l’application d’un quotient familial. « Si vous prévoyiez trois tarifs, un à 1,75 €, le deuxième à 2,75 € et le troisième à 3,75 €, cela ferait environ 35 € de moins par mois pour une famille de deux enfants à faibles revenus et 35 € de plus par mois pour une famille de deux enfants ayant des revenus confortables ». Mais, c’est clair, du côté de la municipalité c’est non, non et non. « Quand vous allez à Super U, payez-vous moins cher quand vous avez de faibles revenus ? » a demandé Jacqueline Bombray. [Ndlr : on ne savait pas que Super U était un service public !]. voir plus loin

Les tarifs de l’accueil péri-scolaire restent quasiment les mêmes que l’an dernier. « Tiens, dit Denis Prodhomme, là il y a prise en compte du quotient familial ». Réponse de la municipalité : « Oui, parce que c’est une exigence de la Caisse d’Allocations familiales ». Ah bon.

 Place de la Motte et balayeuse

Place de la Motte : le montant estimé des travaux serait de 1 450 000 € HT   auquel il faut ajouter 167 475 € HT   pour la rémunération du maître d’œuvre et 176 923 € HT   de frais divers. Le maire est autorisé à lancer les appels à concurrence et à solliciter des subventions.

Balayeuse en panne : la balayeuse des- tinée à traiter les cours d’école et le centre ville fait l’objet de pannes successives, d’où l’idée de la remplacer. Le maire est autorisé à lancer une consultation des entreprises. Fort bien. Mais on s’étonne : la ville a acheté une tondeuse pour 25 695 € HT  , suite à un appel public à la concurrence datant d’avril 2010…. mais on n’a jamais vu passer une délibération spécifique à ce sujet. Alors quoi ? Faut une délib’ pour une balayeuse et pas pour une tondeuse ? Un élu facétieux se demande si par hasard cette balayeuse sera équipée d’une caméra de vidéo-surveillance…

 Le rapport de la Com’Com’  

Bon eh bien voilà, le Conseil Municipal est fini. Il restait à visionner le film-bilan de la Com’Com’  . Pour Bernard Gaudin, le bilan de la Com’Com’   met en avant le travail de la Maison de l’Emploi « mais néglige de parler des structures partenaires qui sont engagées au quotidien dans cette lutte pour l’emploi ». Pour lui cette volonté de récupération est une « forme d’usurpation ».

La Com’Com’   se réjouit de l’implantation d’une Maison de la Justice et du Droit à Châteaubriant. Bernard Gaudin dit, lui, que c’est une régression puisqu’elle correspond à la disparition du Tribunal. [Ndlr : on nous avait promis qu’il y aurait, de temps en temps, des audiences ‘foraines’ dans cette Maison de la Justice et du Droit. Nous avions émis un doute … avec raison sans doute quand on voit ce qui se passe à Nantes où les 7 juges de proximité sont priés de réduire le nombre de leurs audiences. Quant aux juges ‘normaux’ il en manquera 15 ou 16 en septembre prochain à Nantes ! Ils ne viendront donc pas à Châteaubriant !]

A part ça, Denis Prodhomme réclame des compte-rendus de Conseil Municipal plus détaillés. « Nous les faisons comme les faisait Martine Buron », répond Alain Hunault en oubliant que Martine Buron les faisait comme papa-Xavier-Hunault. Donc, quand ça l’arrange, le maire ne change rien.

« Nous rappelons que nous souhaitons un siège de titulaire à la Com’Com’  , comme vous l’aviez promis » réclame Bernard Gaudin. Rappelons que Martine Buron avait accordé un siège à sa minorité… Mais Alain Hunault ne veut pas. Donc, quand ça l’arrange, le maire est capable de changer …

Souvent maire varie
Bien fol qui s’y fie !

 Sans conseil

Dans les décisions prises directement par le maire, sans passer par un conseil municipal, notons
– La fourniture de jeux au Parc François Mitterrand, pour 28 732 € HT  
– Le paiement de 8 999 € HT   à la société B3i de Brest, pour assurer la maîtrise d’œuvre du ‘Rond-Point des Dadas’ (sur la route de Fercé, en arrivant au bois de la Galissonnière)
– Un marché de 41 520 € HT   avec les Éts Gantois pour l’aménagement d’un terrain de Rugby

Une simple information (alors que tout est décidé) a été faite aux élus en fin de conseil. Et maintenant, on est tranquilles : il n’y aura pas d’autre conseil municipal à Châteaubriant en juillet, août, septembre, et peut-être pas en octobre. Mais qu’importe, le maire est souverain : il décide tout seul !


Ecrit le 14 juillet 2010

 Humour-humeur : Jusqu’ici, tout va bien

Alors que l’été a bien commencé dans notre monde plus que parfait - quand je dis monde, j’exagère un peu, une France parfaite et totalement sereine - et notre territoire si agréable, si ouvert politiquement, si bien gouverné, il est temps pour moi de faire une petite chronique rigolote pour détendre l’atmosphère. Bien sûr, les éléments classiques de la chronique seront respectés : tout ce qui y sera dit est pur mensonge, les personnages cités étant bien entendu fictifs, sinon quel intérêt.

Mon choix s’est porté sur la Communauté de Communes du Castelbriantais et son superbe bilan d’activités. Pour ceux qui commencent à trouver l’intro un peu longuette et trop lourde en superlatifs, je leur conseille gentiment - parce que nous sommes gentils, très gentils (surtout avec nos élus) ici au pays de Châteaubriant   - de passer leur chemin car toute la chronique sera de ce style. Je m’en excuse, ce n’est pas de ma faute : c’est l’exercice qui veut ça. Dans un bilan d’activités, on s’auto-congratule !

Un bilan d’activités s’égrène par chapitres, nous ne dérogerons donc pas au genre.

 Le personnel

En 2009, 10252,8 cigarettes ont été fumées par le personnel communautaire. Ce qui représente une augmentation de 2,18997755444422222 % par rapport à l’année précédente. (Précision : la virgule est due aux cigarettes non consumées entièrement pour cause d’interruption de pause par téléphone ou autres broutilles).

Le concours du plus grand taxeur - de clopes - a été remporté haut la main par M. Tonda tout comme les années précédentes. S’il réitère son exploit en 2010, il est envisagé de le récompenser.

Toujours concernant le personnel, 5 002 litres de café ont été bus soit une hausse de près de 10%. C’est beaucoup mais les venues de ministre à répétition, ça stresse !

En 2009 toujours, 6 337 rouleaux de papier toilette ont été consommés, ce qui représente une baisse de 4,5%. Cette situation est à ce jour encore inexpliquée. Le lancement d’une étude chargée d’éluder cette question sera proposée lors d’un prochain conseil communautaire.

 Economie - emploi

L’année 2009, trop de chômeurs, on n’en parle pas. On verra en 2012 en espérant que d’ici là ça aille mieux, mais c’est pas sûr ...

 L’espace communautaire

On fait tout bien comme il faut, un premier ministre, une ministre de la justice pour faire croire qu’on travaille bien. Jusqu’ici, les gens ont l’air d’y croire, tout va bien. En 2010, on souhaitait faire venir le ministre du Travail pour présenter la réforme de retraites mais bon, là c’est grillé. Peut-être une visite de Mme Bettencourt ... non, c’est une blague !

Si ! on allait oublier, on va bientôt faire une super piscine avec des bulles, des vagues, des toboggans qui glissent et tout et tout. Elle se fera à Châteaubriant près de la salle de tennis et du futur Dojo. Elle sera prête fin 2013, juste avant les élections, histoire de repartir tranquillement pour notre prochain mandat.

Certains vont dire : encore à Châteaubriant. Oui, on est la ville centre quand même ! Et puis ça nous fera un superbe complexe sportif tout près de la rocade, ça se verra de loin. Un projet d’étude de statue de notre Président monté sur un cheval est aussi en cours à cet endroit.

Nous en profitons pour remercier toutes les communes de la communauté qui nous laissent bosser tranquillement en récupérant les miettes. Continuez comme ça les gars, c’est du bon boulot.
La culture

C’est chiant mais on en fait quand même un peu. Y a plein de livres à la médiathèque   et on en achète plein de nouveaux tous les ans.

Maintenant on a aussi un joli conservatoire  . Cette année, les canards ont été en augmentation de 2,35% chez les élèves : ça va, c’est pas plus mal que si c’était pire.

 L’environnement

C’est chiant aussi mais on fait du lourd. Michel Chevalet - le Michel Chevalet de TF1 - avec sa maison au salon de l’habitat machinchose (le nom est trop long), ça en jette. Si on récupère pas quelques voix avec ces conneries, faut arrêter tout de suite. En dehors de ce salon, rien. Mais bon, les beatniks qui ne jurent que par les toilettes sèches, le bio et le vélo, c’est quand même pas eux qui vont nous changer notre monde de consommation, non plus !

 La famille

On a failli l’oublier dans le bilan. Bon alors, au centre de loisirs intercommunal, 14 597 passages ont été enregistrés aux toilettes. C’est fou ce que ça pisse et chie les mômes. Nous envisageons sérieusement de réguler ce trafic en mettant des bornes comme dans le métro parisien avec un ticket et seulement 2 tickets par jour et par enfant. S’ils en veulent plus, faudra payer - ah ben oui, c’est comme ça, c’est la crise, tout le monde doit faire des efforts.

Concernant les séjours, notre système de ventes est à peu près au point : une queue dès 5 heures du matin, des gens qui s’énervent, on est bons, on a réussi à créer la pénurie comme dans les pays de l’Est au bon temps de la guerre froide. Du coup, pour l’année prochaine, on envisage de faire ça directement chez Maqueue Donald. Comme ça, ils pourront au moins manger et boire en même temps !

En conclusion, cette année 2009 a été identique aux précédentes, riche en événements, fructueuse en chiffres pour les 2 ou 3 élus qui décident de tout.

 En 2010, on fera pareil.

Chers concitoyennes et concitoyens, continuez à dormir sur vos deux oreilles (même si pour ce faire, vous devez vous faire opérer), on s’occupe de tout. Votre avenir, c’est vous qui le rêvez, c’est nous qui le vivons !

Pour ceux qui sont arrivés au bout de cette chronique, bon été et pour les autres bon été quand même …

Signé : Professeur Padtraka


Ecrit le 1er septembre 2010

 Tarif des cantines

Lettre ouverte à Bombray Jacqueline, élue municipale à Châteaubriant.

Lors du dernier conseil municipal, le groupe d’opposition a proposé de tenir compte du « quotient familial » pour calculer le tarif de la cantine scolaire :

Faire payer plus les plus aisés
pour faire payer moins les plus démunis.

Le groupe majorité a repoussé l’idée. Logique !

Soucieuse, j’imagine, d’aller dans le sens du vent vous avez renchéri : « Quand vous allez à Super U payez-vous moins cher quand vous avez de faibles revenus ? »

Tout d’abord, Madame, la cantine scolaire n’est pas un produit vendu en supermarché et je pense que tous les parents l’ont compris. Ignorez-vous que nombre de Castelbriantais, vos électeurs, n’ont pas les moyens de fréquenter Super U ni même les hard discounts, 30 jours par mois ?

Ignorez-vous que des associations caritatives suppléent régulièrement à ce manque de revenus ? Ignorez-vous l’angoisse d’un parent qui ne sait pas comment payer la cantine ? Ignorez-vous les fins de mois difficiles ou méprisez-vous à ce point votre électorat ?

Je crois que vous et moi avons la chance d’être dans ce qu’il est convenu d’appeler les classes moyennes.

Mais avec des raisonnements comme le vôtre, sur lesquels s’appuient les gens qui nous gouvernent, vous faites de nos enfants et de nos petits enfants des futurs pauvres.

(Et c’est signé : Alain Alotto, avec ses salutations prolétaires)