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Mouais : Apolline sous le toit de Marcellin

Ecrit le 2 janvier 2008

Mouais : Apolline sous le toît de Marcellin  

C’est une étrange histoire pour temps de Noël, figurez-vous que Mouais, la plus petite commune de Loire-Atlantique, a une grande histoire puisqu’on en trouve trace écrite dès l’an 852 lorsque Erispoë, prince de la Province de Bretagne, donna le territoire de Mouais à l’abbaye Saint Sauveur de Redon. L’abbé Conwoyon y construisit un monastère en 864. C’est de cette époque que daterait la chapelle Saint-Marcellin  , une des rares chapelles de France édifiées sur une fontaine, miraculeuse bien entendu, dédiée à Sainte Apolline, la sainte qui guérit le mal de dents.

Au printemps 2000 des fouilles entreprises par MM. Lalloué et Gérard mirent au jour « une fontaine en forme de voûte, au cœur de la chapelle » confirmant ainsi une ordonnance de l’évêque de Nantes du 6 juillet 1783 demandant : « il sera construit un couvercle fermant à clé pour fermer le puits qui est dans la dite chapelle et la clé sera déposée chez monsieur le Recteur pour en faire l’usage qu’il jugera convenable ». « La petite histoire de Mouais » est racontée dans deux fascicules de 200 pages chacun, édités par l’Association Patrimoine, Culture et Loisirs.

L’architecte, St Julien et le Maire
Fontaine (extérieure)

Avec le temps la chapelle Saint Marcellin   s’était beaucoup dégradée. La municipalité précédente avait entrepris les démarches : plans, autorisations, financements, etc. Finalement les travaux ont pu être faits sous la direction de l’architecte Xavier Ménard, avec des artisans locaux (notamment M. Beaudouin qui a fait une superge charpente) et avec les ouvriers de l’ACPM   (maçonnerie de pierres) sous la direction de Bernard Heas.

L’inauguration a eu lieu le 15 décembre 2007 en présence de nombreuses personnalités et d’un représentant de la Fondation du Patrimoine.

La clé monumentale est à prendre (1 € la visite) au café-commerce du bourg. Quand les visiteurs sont entrés, la Chapelle se raconte avec des voix des habitants actuels de Mouais, en éclairant, au bon moment, les vieilles statues de St Marcellin  , Sainte Apolline, Saint Julien de Brioude et Saint Conwoyon.

Charpente
Apolline

Sainte Apolline, avec ses tenailles

Pour le maire Yves Daniel, et pour son équipe municipale, cette chapelle participe à l’attrait touristique de cette commune en bordure de Chère, qui possède une très belle église (avec fresques et statues de Fréour), des vieilles maisons bien restaurées, un sentier qui longe l’ancien moulin, deux chambres d’hôte à la Maison du Meunier, un gîte de 20 places aux Granges de la Blinais, un boulanger bio, une bibliothèque et de nombreuses associations, notamment " Patrimoine, Culture et Loisirs ».

En quelques années la population des Mouaisiens a augmenté de 20 %.

Visites tous les jours sauf le mercredi, clé remise en échange d’une pièce d’identité. Tél 02 40 07 73 41 (mairie)

Autres éléments du patrimoine de Mouais

Photos :
http://chateaubriant-daily-photo.blogspot.com/2009/01/saint-marcelin.html
http://chateaubriant-daily-photo.blogspot.com/2009/01/entrons.html

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Ecrit le 22 juin 2016

Monument aux morts

Monument aux morts

Devant la pierre abandonnée
Fleurie de quelques fleurs fânées,
Juste une croix qui déchire le vent,
Mes souvenirs sont les seuls survivants.

Combien faudra-t-il de prières
Devant la pierre au cœur de pierre
Pour éveiller une âme qui s’est tue
Dans l’éternel silence des statues ?
(G.Moustaki)

Sur la place de l’église, à Mouais, la pierre n’est pas abandonnée. Aucune croix n’y figure. Seulement le nom des Morts pour la France. Depuis le 11 novembre 2015, elle est le monument aux morts de Mouais et les personnes qui passent sur la place de l’église se souviennent…

Les monuments aux morts, tels qu’on les connaît, sont apparus à la fin de la Grande Guerre (1914-1918), nommant les victimes, leur accordant ainsi une identité propre de soldat et d’homme. Personnalisation de chaque sacrifice et solidarité de tous les citoyens-soldats, ils remplacent les cimetières car le corps des soldats morts au combat, reste le plus souvent non identifié, dans les charniers des champs de bataille.