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APF : une rentrée noire

Ecrit le 8 septembre 2010

 Handicap : une rentrée noire ?

Ressources, retraites, dépendance, compensation, santé, accessibilité … et tout cela avec comme toile de fond la crise économique et sociale qui pèse sur les budgets publics : l’APF (association des Paralysés de France) aborde cette rentrée 2010 avec les plus grandes inquiétudes et réaffirme sa colère noire !

– Inquiétude et indignation d’abord face à l’annonce au début du mois de juillet, par le ministre du budget, du projet d’étaler l’augmentation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) de 25% sur une période de six ans au lieu de cinq ans. Une telle mesure viendrait encore une fois fragiliser ses bénéficiaires, vivant déjà sous le seuil de pauvreté.

– Inquiétude ensuite sur la question des retraites. L’APF déplore la non prise en compte de la situation particulière des personnes en situation de handicap et des aidants familiaux dans le projet de loi portant réforme des retraites, présenté le 13 juillet. Elle demande le maintien de leurs droits actuels et les aménagements encore nécessaires liés à leur condition particulière.

– Craintes toujours, quant au projet de réforme sur la perte d’autonomie. La réforme du « 5e risque », est en voie de se réduire au recours à une assurance privée pour financer la dépendance des personnes âgées. Une telle disposition irait à l’encontre du principe de reconnaissance du risque social de perte d’autonomie et d’un financement de sécurité sociale, quel que soit l’âge. L’APF est d’autant plus inquiète, que depuis plusieurs années, le gouvernement renvoyait vers cette future réforme pour améliorer le dispositif de prestation de compensation du handicap. Dispositif mis en danger par la baisse des budgets des collectivités territoriales. Certains Conseils Généraux alertent déjà sur leur impossibilité d’honorer le paiement des aides sociales cet automne.

Dans ce contexte budgétaire tendu, certaines maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) réduisent leurs moyens en personnel et réduisent arbitrairement les aides alors que les besoins sont de plus en plus importants et complexes !
(communiqué)



Ecrit le 13 octobre 2010

 Un souffle glacial sur l’emploi

Dans le cadre du projet de loi de finances 2011, l’Etat instaure de nouveaux prélèvements à hauteur d’au moins 40 millions d’euros par an sur le budget de l’Agefiph (fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées). Sous couvert de transfert de compétences, l’Etat procède à un transfert de charges non compensées financièrement qui va durablement amputer les moyens d’actions de l’Agefiph en direction des personnes et des entreprises !

Alors que la création de l’Agefiph visait à accroître les moyens consacrés à l’insertion professionnelle des personnes handicapées, l’APF (Association des Paralysés de France) se demande si l’Agefiph pourra absorber toutes les charges transférées par l’Etat au fil des années et tenir son budget 2011.

Concernant le secteur du travail adapté, de fortes réductions de subventions seraient envisagées. Ces pertes de subvention pour le secteur sont clairement synonymes de pertes d’emploi pour les personnes en situation de handicap !

Dans un tel contexte, l’APF s’interroge sur l’enjeu que représente réellement l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap pour le gouvernement.

Enfin, l’APF s’étonne : ni lors de l’entretien entre le Comité d’Entente et Nicolas Sarkozy le 13 septembre, ni lors du dernier Conseil national consultatif des personnes handicapées du 28 septembre, les associations n’ont été consultées sur de telles mesures, pourtant lourdes de conséquences sur la politique du handicap !