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Accueil > Thèmes généraux > Chômage, emploi > Crise 2008 à 2015 > Les raisons de la colère

Les raisons de la colère

Ecrit le 6 octobre 2010

 Les raisons de la colère

Deux vitesses

Selon plusieurs enquêtes qui se recoupent, les dépenses de santé des ménages, obtenues en additionnant leurs cotisations à une complémentaire santé et ce qui reste à leur charge après les remboursements, ont augmenté progressivement de 40 à 50% en moyenne, de 2001 à 2009. Une étude du Credoc montre que le sentiment que l’on est mieux soigné lorsqu’on a des relations et de l’argent s’est diffusé, année après année. L’impression de vivre dans un système de soins à deux vitesses, qui était auparavant surtout perceptible chez les Parisiens, s’est progressivement répandue sur l’ensemble du territoire : entre 1980 et 2010, la proportion d’individus pensant que l’on est mieux soigné lorsqu’on est aisé est passée en milieu rural de 52% à 66% ; chez les Franciliens, la proportion atteint 73%.

 Crise sociale

Les programmes d’austérité mis en place ces derniers mois par les pays ont accéléré en 2010 un chômage mondial déjà rampant, qui ne devrait retrouver son niveau d’avant-crise qu’en 2015. Il fait planer une menace de crise sociale, prévient un rapport du Bureau international du travail publié le 30/09/2010.
Dans la zone euro, le taux de chômage s’est établi à 10,1 % en août 2010, inchangé par rapport à juillet, selon Eurostat. Il était de 9,7 % en août 2009. En France, le taux de chômage est, comme la moyenne communautaire, en hausse de 0,1 point sur un mois.

 Jetons

Les administrateurs des groupes du CAC 40 se frottent les mains. En 2009, ils ont touché, en moyenne, 64.000 euros pour avoir été présents lors des réunions. Soit 16% de plus que l’année précédente.

ArcelorMittal et Danone font partie des entreprises les plus généreuses. Elles ont versé plus de 115.000 euros en moyenne aux membres de leurs conseils d’administration.

Pour une grande majorité (80%) des sociétés de l’indice CAC 40, le montant des jetons de présence est inférieur à 80.000 euros. Quatorze sociétés, dont EDF, France Télécom ou encore Bouygues versent même moins de 40.000 euros à leurs administrateurs. En Suisse, les membres des conseils d’administration sont trois fois mieux rémunérés … Tout ça pour quelques réunions par an. C’est pas trop fatigant ?

 Bouclier fiche-mal

Ah oui ! N.Sarkozy a bien réussi à faire comprendre aux Français qu’il est le Président des Riches. Le bouclier fiscal a coûté aux finances nationales : 250 millions en 2007, 450 millions en 2008 et 679 millions d’euros en 2009.

En 2009, 18764 contribuables en bénéficieront, mais pas de la même façon. Les plus petits riches ont reçu 559 € en moyenne. Les 1169 cumulant très grande fortune et très hauts revenus ont touché chacun en moyenne un chèque du Trésor public de 362 126 €

En plus ce bouclier est inefficace : en 2008, 821 Français se sont exilés pour raisons fiscales (contre 719 l’année précédente) et seulement 312 sont rentrés en 2008 (contre 246 en 2007). Le dispositif est donc politiquement difficile à défendre : injuste fiscalement et inefficace budgétairement !