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Selon l’Usine Nouvelle : salariés en danger

Ecrit le 3 novembre 2010

 Usine nouvelle : danger

Chers lecteurs, si vous dirigez une entreprise industrielle, petite ou grande, si vous pilotez une usine, ou simplement si vous encadrez une équipe, vous devez lire le numéro de L’usine nouvelle du 28 octobre 2010. Il écrit ceci : « Entre manifs et débrayages, entre défilés dans la rue et files d’attente à la pompe, nous avons voulu prendre le pouls de l’industrie. Plusieurs jours durant, la semaine dernière, nos reporters ont arpenté les sites industriels de la vallée de la Seine, ils ont rencontré des ouvriers, des techniciens, des ingénieurs et des patrons de PME. Ils ont écouté, d’une certaine manière, la voix des usines. Pas de doute : les hommes et les femmes qui font notre industrie ont le blues. Ils sont fatigués et inquiets ».

« A tort ou à raison, ils jugent leurs conditions de travail de plus en plus pénibles. Quand l’organisation de leur atelier se perfectionne, histoire de leur éviter les gestes inutiles, c’est pire qu’avant ! Le dialogue se tarit. L’esprit d’équipe s’érode.

Ce malaise dans les usines se nourrit d’incompréhensions et de peurs.
La crise financière ? Ce n’était pas la faute des salariés et pourtant ce sont eux qui passent à la caisse.
Le déficit des régimes de retraite ? Ils ne l’ont pas creusé et pourtant ce sont eux qui paient la facture.
La nouvelle concurrence des pays à bas coûts ? Ils n’y sont pour rien et pourtant ce sont eux, et leurs enfants, qui risquent d’y perdre leur job.
Une enquête d’opinion vient confirmer notre reportage sur le terrain »

« Face à ce coup de déprime, les dirigeants ont le devoir d’agir. Comme l’ont constaté nos reporters, les salariés des usines sont extraordinairement attachés à leur entreprise –notamment si elle est à taille humaine– et à leur métier, fierté portée en bandoulière. Ils sont souvent nostalgiques d’une époque où la vie professionnelle n’était pourtant pas si rose… Alors, leur redonner de l’appétit et du cœur à l’ouvrage, ce doit bien être possible. Ce qui leur manque : une reconnaissance de leurs compétences avec, tant que possible, quelques perspectives d’évolution ; des éclaircissements sur la stratégie aussi, tant qu’à faire apportés par ceux qui décident vraiment. Chers lecteurs, si vous voulez dissiper le malaise, il vous faut répondre à ces attentes légitimes »
Fin de citation
Hé bé, si même les patrons s’en rendent compte, il est temps de réagir !

Le blues des usines : http://www.usinenouvelle.com/article/le-blues-des-usines.N140565

 Bonjour M. Ben Laden

Nous avons reçu ce message de M. Ben Laden :

« Mon ami Nicolas, pour qui je n’ai jamais refusé une rétro-commission sur les ventes d’armes au Pakistan, m’a demandé si je pouvais lui donner un petit coup de pouce médiatique de diversion pour aider à mettre fin aux fameuses grèves inadmissibles sur sa réforme des retraites. Je fais ce que je peux pour dispenser de la peur afin de provoquer de l’isolement et de la résignation, c’est ce que m’a dit mon autre copain français, un certain Hortefeux. Si je n’existais pas médiatiquement, il faudrait m’inventer.

J’ordonne aux ouvriers raffineurs français de cesser immédiatement leur grève, afin d’éponger les énormes stocks de brut saoudien et iranien qui sont la base de la prospérité de ma famille et de celle des Bush père et fils, et de notre commune influence politique.

Bonjour à Carla ! On fait comme d’hab’ ! »


Ecrit le 27 octobre 2010

 Remplaçante dans l’enseignement : deux mois sans salaire

Ya plus d’sous, papa, Ya plus d’sous, maman

Travaillez, travaillez, vous gagnerez plus. Voici le cas d’une jeune femme de la région de Châteaubriant.

En mai 2010, la situation du marché du travail étant depuis plus d’un an particulièrement tendue, elle s’est proposée de faire des suppléances dans l’Education nationale.

Formateur en entreprise auprès de techniciens et ingénieurs (cadres sup) depuis de nombreuses années, trilingue à 13 ans et titulaire de licence de langues, elle n’a été inscrite que comme suppléante du primaire. « J’ai mis mon mouchoir par dessus et accepté le premier remplacement du 6 mai au 3 juillet à l’école de R.... (nord-ouest de Châteaubriant) tout en décidant de préparer un master 2 dans le but d’obtenir éventuellement un poste en collège ou lycée, si le marché du travail continuait à être aussi tendu dans le domaine de la formation continue ».

Tout s’est bien passé, équipe soudée, aide concertée pour permettre aux enfants d’avancer dans la continuité. Kermesse, vacances scolaires... Mais pas de contrat de travail et pas de salaire pour ses deux mois de remplacement !

Finalement, elle réclame, à partir du 27 juillet. Mais les services sont en vacances, et puis il y a un déménagement. On lui promet, à titre exceptionnel, une avance sur salaire en retard. Pas mal ! Mais au 30 septembre, toujours rien. On lui demande cependant d’être disponible pour des suppléances éventuelles.

8 octobre : une assistante sociale lui propose de l’aider à obtenir une aide pécuniaire sous forme d’un prêt remboursable et on lui promet un paiement partiel fin octobre et le solde fin novembre. Pour une suppléance qui a pris fin le 6 juillet. Cinq mois de délai. Qui dit mieux ?

La jeune femme a saisi les Prud’hommes.