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Comment perdre par capitalisation

Ecrit le 24 novembre 2010

 Eiffage … Eiffaime … Rien

Eiffage, 13.000 personnes, numéro quatre du BTP en France, l’entreprise a réalisé le viaduc de Millau, réussite architecturale et prouesse technique. Mais en 2006, le groupe espagnol Sacyr annonce qu’il détient 30 % de son rival français. Inacceptable, tranche, avec panache, le PDG Jean-François Roverato en montant une société financière baptisée Eiffaime : il demande à ses cadres d’apporter 235 millions d’euros d’actions qu’ils possèdent. Plus de 500 répondent présent et acceptent d’emprunter 228 millions auprès du CIC, de la Société générale et de Natixis , pour détenir finalement 8 % du capital. Via différents holdings, les salariés ont entre les mains 32 % de leur entreprise. Les pouvoirs publics envoient à la rescousse la Caisse des dépôts et consignations (20 % du capital) et Groupama (6 %). Eiffage restera français.

Au début, l’histoire est belle. Les cadres regroupés au sein de Eiffaime ont acheté leurs actions à 62 € pièce et elles ne cessent de grimper. Le 5 avril 2007, l’action Eiffage atteint 129 €. Ils sont riches… mais virtuellement. Pas question d’en profiter : c’est un pacte de confiance entre l’entreprise, le PDG et ses cadres.

Mais la crise est passée par là, l’action se traîne autour de 35 € et il faut rembourser l’emprunt de 228 millions d’euros ! Les cadres n’ont plus rien qu’une montagne de dettes à rembourser, en quatre échéances. Premier rendez-vous en avril 2011. Et si le cours de l’action baisse encore, ils seront lessivés.

On a connu des exemples de ce genre dans la région de Châteaubriant. C’est la catastrophe que connaissent des retraités irlandais pour avoir fait confiance aux banques. C’est ce qui attend les Français s’ils acceptent les systèmes de retraite par capitalisation … A bon entendeur, salut !

 Qu’est-ce qu’on rigole …

A droite, le remaniement n’a pas apaisé les esprits, bien au contraire. Et les zaffaires repartent ...

Patrick Devedjian accuse l’Elysée d’avoir multiplié les pressions sur les élus des Hauts-de-Seine pour qu’il ne soit pas réélu à la tête de la fédération UMP dans ce département.

L’ex-conseiller de Michèle Alliot-Marie à la Justice, David Sénat, assign en référé Brice Hortefeux pour non-respect de la présomption d’innocence.

Les familles des victimes de l’attentat de Karachi portent plainte contre Chirac et Sarkozy.

Villepin évoque de « très forts soupçons de rétrocommissions » entre le Pakistan et la France au sujet de l’attentat de Karachi.

Balladur, dont la campagne électorale aurait bénéficié de ces pots de vin en 1995, ne dit rien.

Et Copé ? Lui il annonce qu’il arrête de faire l’avocat d’affaires ! Le pauvre, il va y perdre 200 000 € euros par an. Mais il garde, c’est normal, son indemnité de député (85 200 € bruts par an), à quoi s’ajoutent 77 000 €/bruts par an pour frais de voiture, frais de réception, habillement, transports, sans compter l’indemnité pour rémunération d’assistants parlementaires.

Et nous ici, à la base, on est loin de tout ça, on n’est pas du même monde ! Et le monde d’en haut ne nous comprend pas ...