Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Santé, questions générales > Médicaments > Médicaments sous surveillance

Médicaments sous surveillance

Ecrtit le 26 janvier 2010

 Médicaments sous surveillance

Prescrire, revue médicale indépendante, décortique régulièrement les bienfaits et les méfaits des médicaments, elle avait joué un rôle d’alerte sur les dangers du Mediator, finalement retiré du marché en novembre 2009 et qui aurait fait au moins 500 morts..

Dans son numéro de janvier, la revue pointe du doigt trois autres médicaments : le buflomédil, le nimésulide et la vinflunine
« Je n’ai jamais vu la revue Prescrire se tromper », a souligné sur Europe 1 le professeur Philippe Even, président de l’Institut Necker. « Les deux premiers médicaments doivent être retirés du marché. Ils n’auraient jamais dû être mis sur le marché. Ces médicaments sont un éclat de rire » (ou de pleurer ?), a estimé le professeur Even. Le président de l’Institut Necker affirme que la moitié des médicaments « ne sert à rien et n’est pas totalement dépourvue de complications ». « Un quart a une vraie utilité et un autre est vraiment indispensable », conclut-il.

Selon le bilan thérapeutique 2010 de Prescrire, « les nouveaux médicaments de l’année 2010, ont rarement apporté quelque chose de meilleur pour les patients, et certains sont à écarter ».

« Même chez les patients atteints d’un cancer sans traitement satisfaisant, il vaut mieux parfois se passer des nouveaux traitements, quand ils sont sans bénéfice démontré pour les patients et ont des effets indésirables graves. Mieux vaut en rester aux traitements de référence, sans trop altérer la qualité de vie des patients par des effets indésirables, et tout en se concentrant sur des soins palliatifs de qualité » dit encore la revue.

 La crise de foi

Au sujet du Médiator, l’UFC-Que Choisir a déposé le 13 janvier une plainte contre X pour homicide et blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui et tromperie sur la marchandise

Le rapport de l’IGAS (l’Inspection Générale des Affaires Sociales), publié le 15 janvier, au sujet du Médiator, a conclu à la lourde responsabilité du laboratoire Servier et de l’Afssaps (agence française de sécurité sanitaire). L’affaire du Médiator pourrait provoquer une crise de confiance des patients vis-à-vis des médecins et des médicaments (comme cela s’est produit vis-à-vis des vaccins antigrippe !).

Dans un communiqué du 18 janvier 2011, la Mutualité Française, qui fédère la quasi totalité des mutuelles santé en France, constate que le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) sur le Médiator, rendu public le 15 janvier, souligne « l’ampleur et la succession des dysfonctionnements qui ont conduit à ce drame sanitaire inacceptable » et souhaite une reforme du système de pharmacovigilance « dans les plus brefs délais ».

Devenue prudente (?), l’Afssaps (agence française de sécurité sanitaire) vient de publier une liste de 59 médicaments sous surveillance.

Voir ici : http://www.afssaps.fr/

Word - 484 ko
Rapport Médiator

L’affaire du Médiator : plus grave que celle du sang contaminé

Lire aussi le rapport de MM. Debré et Even


Ecrit le 8 avril 2015

 Motilium et morts subites

Ne pas confondre le débonnaire Don Camillo avec le Dompéridone qui entre dans la composition de médicaments, le Motilium, et le Pérydis, anti-vomitif et anti-nauséeux largement prescrits puisque en 2012, trois millions de Français en ont consommé. Des effets indésirables de troubles cardiaques sont signalés. La revue Prescrire, qui évoque 200 morts subites en 2012, demande son retrait du marché et met même en doute son efficacité au-delà d’un effet placebo. Le comité de pharmacovigilance de l’agence européenne préconise de ne plus prescrire le Motilium pour les brûlures d’estomac ou les ballonnements.