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Mée-disances - février 2011 (2)

Ecrit le 16 février 2011

 Des profs pour pas cher

Libération.fr du 10/02 : Six semaines que des collégiens de Cholet (Maine et Loire) n’avaient pas de cours d’italien faute de prof remplaçant. Alors, le principal adjoint a allumé son ordi, cliqué sur Leboncoin.fr, puis sur « cours particuliers », et il a trouvé son bonheur : une italienne qui n’est pas prof de métier mais qui maîtrise bien sa propre langue. […]

Ce recours à un site de petites annonces a en fait été la solution ultime, quasi désespérée, des responsables du collège qui cherchaient en vain depuis des semaines un remplaçant d’italien, par des voies plus « classiques ». A la Toussaint, la professeure d’italien du collège part en congé maladie. L’italien étant proposé en première langue, les quatre niveaux, de la 6è à la 3è, se retrouvent sans prof et donc sans cours. La direction du collège se tourne alors vers sa hiérarchie. […] A la mi-janvier, le Rectorat doit se rendre à l’évidence : il ne trouve ni prof titulaire remplaçant ni vacataire ni contractuel. […]

Pour l’enseignement des langues, qui occupe beaucoup le ministre de l’Education Luc Chatel, ces collégiens de Cholet ne sont pas vraiment gâtés. Autour de la Toussaint aussi, une prof d’anglais a dû subir une opération. Absente 4 semaines, elle n’a pas été remplacée. Il faut évoquer aussi l’enseignante d’histoire-géo du collège, victime d’un accident, absente 6 semaines et demi. On lui a bien trouvé un remplaçant - un vacataire - mais au bout d’un mois. Chatel a fait de l’amélioration du système de remplacement l’une des ses priorités... Mais au delà de l’annonce, les effets de son plan d’action tardent.

 Grand oral

Libération.fr du 11/02 : Les éditorialistes de la presse française pointent la criante absence de contradicteurs lors du grand oral de Nicolas Sarkozy face à un échantillon de neuf Français, jeudi 10/02 sur TF1. « Monsieur avait demandé à être servi sur un plateau - quelque chose de simple et convivial - et surtout de ne pas être dérangé. Pas de syndicaliste surtout ! », ironise Patrick Apel-Muller, dans L’Humanité.

Un constat que partage Yann Marec dans Midi Libre jugeant que « Le remake télévisuel de l’an dernier, formaté pour dérouler la politique gouvernementale, manquait singulièrement de contradiction. »

« Parole usée, électorat déboussolé, image brouillée, opinion désabusée, serments éculés », énumère Rémi Godeau dans l’Est républicain, « dans une mise en scène sur mesure, le crypto-candidat a dévoilé sa stratégie ». « Censé être à l’écoute, il a souvent oublié les questions du panel faire-valoir », accuse l’éditorialiste.

Pour Jean-Marcel Bouguereau dans la République des Pyrénées : « Une émission sur mesure d’où l’on avait soigneusement choisi les Français en évitant, comme lors de la précédente émission, tous les gréviculteurs qui l’avaient polluée. »[…]

Pour Jacques Camus de la République du Centre, qualifiant Jean-Pierre Pernaut de « Monsieur Loyal », l’émission « s’appelait improprement Paroles de Français mais évidemment, il fallait comprendre Paroles du Président. »

 Affaire Bettencourt

20minutes.fr du 11/02 : Une perquisition a été menée au domicile d’Eric Woerth par les enquêteurs de la brigade financière, sur instruction des juges bordelais chargés du dossier. L’ancien ministre du travail doit être entendu dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « trafic d’influence et financement illégal de parti politique » en rapport avec l’affaire Bettencourt. […]

Les juges tenteraient par ailleurs d’y voir plus clair quant au rôle joué par l’Elysée dans cette affaire. Ils ont entendu l’ancien conseiller pour la justice de Nicolas Sarkozy, Patrick Ouart. Le domicile de ce dernier aurait également été perquisitionné, de même que son bureau, au siège du groupe de luxe LVMH, où il conseille désormais Bernard Arnault.

 Policiers réservistes ou « milice armée » ?

C’est un article, relégué à la fin de l’interminable catalogue des dispositifs sécuritaires que comporte la Loppsi 2. Son nom : le 37 quater. Son objectif : étendre aux citoyens volontaires la « réserve civile » de la police nationale, créée en 2003 pour les policiers retraités.

Cela signifie que demain votre voisin de palier ou de table pourra très bien être un réserviste de la police. Avec la possibilité de dresser des procès-verbaux et de porter une arme…

Seules conditions : avoir 18 ans, un casier judiciaire vierge et la nationalité française. La fonction sera rémunérée.

Cette nouveauté scandalise le syndicat Unité SGP-FO Police, majoritaire chez les forces de l’ordre. Il assimile cette nouvelle réserve à une véritable « milice armée ». Pour Yannick Danilo, délégué national du syndicat : « Cela peut paraître choquant, mais il faut dire les choses. On ne va quand même pas revenir à des heures sombres de notre Histoire. » […]
L’article de loi reste très évasif sur les prérogatives de cette police supplétive, chargée d’assurer « des missions de soutien à la demande des fonctionnaires sous l’autorité desquels ils sont placés ou des missions de spécialistes correspondant à leur qualification professionnelle ».

Encore plus inquiétant, un amendement déposé par le sénateur UMP Jean-Patrick Courtois, rapporteur de la loi au Sénat, leur permet également d’effectuer des missions de « police judiciaire ».[…]

Avec quelle formation ? « Qui va les encadrer, les former ? Là se pose un vrai problème », reconnaît aujourd’hui Delphine Batho, députée PS membre de la Commission mixte paritaire, après avoir soutenu le principe lors de la première lecture.

Simultanément, l’Etat se désengage de sa mission de service public. Près de 2 000 emplois vont être supprimés dans la police en 2011, dans le cadre de la loi de finance votée à l’automne. 

 Gendarmes maladroits

Les quelque 500 habitants du village alsacien de Kirrwiller ont reçu une note qu’ils n’auraient jamais dû recevoir : un document confidentiel les invitait à signaler « tout comportement suspect d’individus étrangers à la commune et plus particulièrement les personnes originaires des pays de l’Est et des Balkans (Roumains, Croates, Serbes, Bulgares, etc.) ». […]

Le colonel à la tête de la gendarmerie du Bas-Rhin a reconnu avoir fait « une grosse maladresse ». La note, confidentielle, avait été adressée fin janvier à l’ensemble des maires du canton de Hochfelden. Le maire de Kirrwiller avait estimé qu’il était « normal » d’informer ses administrés sur la recrudescence des vols dans le canton voisin. De son côté, la gendarmerie du Bas-Rhin l’assure, « il y a une véritable pédagogie de la part des gendarmes à ne pas stigmatiser une population ou une catégorie de population ».

Ndlr : puisque le colonel le dit !!!

 Mediator

Info.sfr.fr du 11/02 : Jacques Servier est convoqué par la justice à Nanterre. Le patron du laboratoire fabricant du Mediator a été cité par des patients traités par ce médicament, responsable probable de la mort de 500 à 2.000 personnes. […]

Quatre anciens cadres de Servier et Biopharma sont également concernés. Les plaignants leur reprochent de les avoir « délibérément trompé(s) » sur la composition du Mediator.

Le 10/02, les laboratoires Servier se sont dits prêts à faire une première dotation de 20 millions d’euros à un fonds d’indemnisation spécifique pour les victimes du Mediator, après plusieurs semaines d’un scandale qui a remis en cause le système français du médicament.