Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Pays (international) > Proche orient, Israël, Palestine > Le printemps arabe est rouge-sang

Le printemps arabe est rouge-sang

Ecrit le 20 février 2011

 Libye

Les manifestations contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi ont fait au moins 173 morts (chiffre du 20 février) en 6 jours et de nombreux blessés, les forces de sécurité tirant pour disperser des protestations « pacifiques », selon l’organisation Human Rights Watch. Des rassemblements pro-Kadhafi de partisans du régime sont parallèlement organisés. Une cinquantaine de dirigeants musulmans libyens ont appelé à la « fin du massacre » Voir page suivante

 Yemen

Dans la capitale Sanaa, des centaines de partisans du régime ont attaqué un rassemblement de milliers de jeunes opposants ainsi que des journalistes avec des matraques, des haches et des bâtons. Les manifestations les plus violentes se déroulent à Aden, (sud du Yémen), où des personnes ont été tuées par balles lorsque la police a dispersé plusieurs manifestations réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans (selon des sources médicales).

A Taez, les protestataires campaient, pour la septième journée consécutive, sur un carrefour rebaptisé « Place de la Liberté », en référence à la Place Tharir qui fut l’épicentre de la révolte en Egypte.

 Bahreïn

Des dizaines de personnes ont été blessées lorsque les forces de sécurité bahreïnies ont ouvert le feu sur des manifestants tentant de se rendre sur la place de la Perle, à Manama, dans le centre de la capitale, où l’armée avait dispersé par la force, la veille, un sit-in de manifestants hostiles au régime. Mais, depuis, la police et l’armée ont finalement quitté les lieux laissant la place aux manifestants qui ont explosé de joie et lancé des cris de victoire. Le prince héritier de Bahreïn, Salman ben Hamad Al-Khalifa, a promis le dialogue avec l’opposition

 Egypte

Des milliers de personnes agitant des drapeaux égyptiens sont venus célébrer la fin du règne d’Hosni Moubarak, après 30 ans de pouvoir sans partage, et rendre hommage aux victimes tuées lors des violents affrontements avec les partisans de l’ancien président.

 Jordanie

Des partisans du régime jordanien ont attaqué une manifestation de centaines de jeunes qui réclamaient des réformes, faisant plusieurs blessés. Ce sont les premières violences dans le royaume depuis le début du mouvement de contestation sociale et politique en janvier, jusque là pacifique.

 Iran

L’opposition iranienne a lancé un nouvel appel à manifester dimanche 20 février à Téhéran et dans tout le pays, « contre la dictature religieuse » une semaine après un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes réprimé par la police dans le centre de la capitale.

 Djibouti

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Djibouti à l’appel de l’opposition pour dénoncer le régime du président Ismael Omar Guelleh, un rassemblement sans précédent dans ce pays stratégique de la Corne de l’Afrique. « IOG (Ismaël Omar Guelleh) dehors ! », proclamaient les banderoles des manifestants, faisaient référence aux révolutions tunisienne et égyptienne. La foule, composée essentiellement de jeunes et d’étudiants, était calme et pacifique.

 Maroc, Algérie

Les manifestations se multiplient aussi en Algérie (malgré un imposant dispositif policier) et au Maroc. Demain la Syrie ?

25 février 2011 : la révolte des peuples arabes : http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/les-revolutions-arabes/20110218.OBS8315/heure-par-heure-libye-bahrein-yemen-la-revolte-des-peuples-arabes.html


NOTES:

Ecrit le 4 janvier 2012

Egypte : contrôle de Virginité

La justice égyptienne a ordonné à l’armée, le 27 décembre 2011, de ne plus procéder à des « tests de virginité » forcés sur des femmes arrêtées, une pratique qui a contribué à ternir l’image de l’institution militaire au pouvoir. Cette injonction a été émise dans une décision de la Cour administrative du Caire en faveur d’une jeune femme, Samira Ibrahim, contrainte de subir ce test après avoir été arrêtée lors d’une manifestation en mars.

La décision, la première dans une affaire de ce genre en Egypte, a été saluée par des cris de joie et des applaudissements de la part de dizaines de partisans de la plaignante venus assister au jugement.

La pratique des « tests de virginité » forcés a été dénoncée comme une forme de « torture » et de violence sexuelle par des organisations égyptiennes et internationales de défense des droits de la personne, en particulier Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Agée de 25 ans, Samira Ibrahim, originaire de Sohag (Haute-Egypte) et responsable du marketing dans une entreprise privée, avait été arrêtée le 9 mars lors d’une manifestation pro-démocratie au Caire.

Dans des vidéos postées sur le site YouTube, elle raconte qu’elle-même et d’autres femmes ont été insultées par des militaires et accusées de venir d’une maison close. « Un officier a dit qu’on allait voir si nous étions des prostituées ou non », avant de faire procéder à ces tests sous couvert de contrôle médical.

La semaine dernière, l’armée a dû présenter des excuses après la diffusion sur internet d’images montrant des soldats battant des manifestantes et traînant au sol l’une d’elles, ses vêtements relevés dévoilant son soutien-gorge.

Ces images ont provoqué une forte émotion en Egypte, et plusieurs pays ont dénoncé les violences commises contre les manifestantes par les forces de l’ordre égyptiennes.