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Nucléaire : après le Japon

Tremblement de terre au Japon et risque nucléaire

 Les sacrifiés du nucléaire

Ils seraient une cinquantaine de héros, dans des conditions folles, à jouer le tout pour le tout dans la centrale de Fukushima au Japon. Leur objectif : éviter à tout prix, et ce au péril de leur vie, la fusion du cœur des réacteurs, synonyme d’émanations radioactives importantes et dangereuses pour les populations avoisinantes.

À Tchernobyl, plusieurs dizaines de « liquidateurs » comme on les avait appelés, étaient morts, pour certains un mois après. Les plus irradiés étant ceux qui étaient intervenus les premiers jours et qui avaient survolé en hélicoptère le réacteur en feu.

À Fukushima, la situation est très préoccupante. La radioactivité a atteint des niveaux toxiques. Les salariés tentent le tout pour le tout, pour essayer, encore, de limiter les dégâts. Quelle reconnaissance aurons-nous pour eux ?

 Les nomades du nucléaire

Ils sont près de 30 000 en France, des intérimaires qui travaillent pour des entreprises prestataires. Car aujourd’hui, les sous-traitants assurent 80 % des activités de maintenance des centrales, contre 50% au début des années 90. Pendant que les durées d’intervention ont été réduites par deux, pour effectuer toujours les mêmes tâches. Résultat : les nomades du nucléaire passent de plus en plus vite de centrale en centrale. Des journées de 12h, une vie sociale à réinventer à chaque étape. Puis ils repartent. 600 km dans la nuit, vers la centrale suivante.
Ces travailleurs, dits « extérieurs » , effectuent l’essentiel des tâches de maintenance des centrales et supportent plus des trois-quarts de la dose collective annuelle d’irradiation reçue dans le parc nucléaire français.

Mais ils sous-déclarent leurs expositions aux radiations pour préserver leur travail car les intérimaires ayant atteint la dose-limite se voient interdits d’entrée en centrale. Et l’emploi est rare ..Préserver leur santé ? C’est une autre histoire !

Lire ici : http://voila-le-travail.fr/2011/03/15/lindustrie-nucleaire-sous-traitance-et-servitude/

 Insécurité nucléaire en France

Selon le journal l’Usine Nouvelle du 28 février 2011, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un problème sur 34 réacteurs de son parc nucléaire. L’électricien se dit incapable d’évaluer si l’eau de secours injectée dans le circuit primaire, en cas de fuite, se répartit uniformément pour refroidir le cœur. Or ce système est le seul dispositif qui permette de retarder une fusion du cœur du réacteur lors d’une fuite importante sur le circuit primaire. Lors de l’accident de Three Mile Island aux Etats-Unis, faute d’avoir pu être refroidi, le cœur avait carrément fondu …

 En France la Terre a tremblé

La terre a tremblé en Mayenne mardi 15 mars. Une modeste secousse sismique, heureusement, d’une magnitude de 3 sur l’échelle de Richter. Elle a eu lieu à 11 h 17 exactement et son épicentre était à 4 kilomètres au sud-est de Bais (Nord-Mayenne).

Ce tremblement de terre n’a rien d’exceptionnel. La terre tremble tout le temps. Rien qu’en 2010, on recense trois tremblements de terre en Mayenne : le 9 février à Bais, le 23 mars au Horps et le 5 juillet à Ambrières-les-Vallées. Et mardi en France, la terre a tremblé en huit endroits, surtout en Haute-Savoie et dans les Pyrénées-Atlantiques.

Et pas de panique, la Mayenne est classée en risque faible. Dans l’Ouest, le record reste celui d’Oléron (Charente-Maritime) en septembre 1972, avec une magnitude de 5,6. Ce tremblement de terre avait été ressenti jusqu’en Vendée. Il n’avait fait aucune victime mais avait provoqué une belle panique. Quatre cents cheminées s’étaient écroulées.

Film du tsunami : http://www.youtube.com/watch?v=Otur0A31jYE&feature=relmfu


 Les risques nucléaires

Le japon sacrifie une partie de sa population : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4625


 Courrier des lecteurs

Dimanche 27 mars 2011

Côté actualité, c’est vraiment anxiogène... La catastrophe nucléaire au Japon, les frappes occidentales en Lybie, le FN   en France... Et l’évidence chaque jour un peu plus forte que l’information dans les médias - TV en tête - sur tous ces sujets est tronquée, voire manipulée. Sur le Japon en particulier où on perçoit, au-delà des images d’une population digne dans son malheur, les ravages que peut provoquer une société basée sur les profits financiers. Juste deux petits faits, entendus ces jours-ci au journal du soir de France2 : le directeur général de Tepko aurait disparu (fui ?) et les hommes qui se sacrifient à travailler sur les réacteurs en ce moment recevraient leur salaire habituel plus... 15€ par jour... Renversant ! Révélateur du cynisme des multinationales qui mènent le monde et à qui nos dirigeants ont offert sur un plateau nos services publics de l’énergie.

Toujours sur le sujet des centrales, je suis restée scotchée vendredi dernier devant la TV sur Arte. En première partie, « Alerte maximale » une fiction imaginant une catastrophe nucléaire dans une centrale Tchèque près de la frontière autrichienne et la gestion des conséquences de la contamination radioactive pour les populations autour de la petite ville de Horn à 58 km au Sud-Ouest, en Basse Autriche. Ou comment nos vies tranquilles pourraient basculer dans l’horreur en quelques heures. La suite était encore plus angoissante, reportage bien réel celui-ci, en France, auprès des « nomades du nucléaire », ces gars qui vont de centrale en centrale pour la maintenance pendant les arrêts de tranches, tous salariés de la sous-traitance, conscients d’hypothéquer leur vie. Ces gars révélant que les centrales deviennent vétustes, que des locaux sont contaminés et qu’ils prennent forcément des doses, même en dehors du réacteur où ils interviennent entre 1 et 2 minutes maxi. Certains parlant des malaises ou graves séquelles sur leur santé et qu’au-delà de dix ans après l’exposition à la radiation, on leur refuse la reconnaissance de maladie professionnelle. Le reportage explique que depuis qu’EDF est devenu une société anonyme, les arrêts de tranche pour l’entretien ne durent pas deux mois comme auparavant mais dix jours à trois semaines... Un technicien chargé de contrôles sur la qualité des installations, raconte les pressions subies (au point d’être licencié puisqu’il n’avait pas cédé) pour noter RAS au bas d’un bordereau alors qu’il avait constaté des fissures... Révélation que la sous-traitance pour l’entretien des centrales représente 80% chez EDF et que ces hommes sont formés à leur travail à la va-vite... Au-delà du scandale du peu de considération et de reconnaissance pour ces travailleurs de l’extrême, l’évidence de la folie dans laquelle nous sommes engagés, et avons engagé nos enfants avec le choix du nucléaire !

Alors que faire ? Réagir bien sûr, dire « Arrêtez tout ! » répondre à l’appel à manifester du collectif « Sortons du nucléaire » et revenir désappointé par les rangs clairsemés... et les moyens dérisoires dont disposent ces assos qui exercent pourtant un rôle de vigilance si important.

Lazima

 

 


Ecrit le 6 avril 2011

  Les irradiées du New Jersey

Vous souvenez-vous de l’histoire de ces jeunes femmes qu’on a appelées « les irradiées du New Jersey » ? Elles mettaient sur les aiguilles de montres de la peinture phosphorescente, faite avec des sels de radium et du sulfure de zinc. Elles n’ont pas eu le temps de vieillir : leurs dents tombaient, leurs mâchoires pourrissaient, leurs os se brisaient, le tout combiné avec des anémies ou des leucémies, elles sont mortes avant d’avoir 30 ans. Soixante ans après, le compteur Geiger s’affole encore à proximité de leur tombe .