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Accueil > Thèmes généraux > Santé, questions générales > 2011 : la santé en danger

2011 : la santé en danger

Ecrit le 4 avril 2010

 Des services de santé … malades

 ... malades

– de la concurrence imposée par l’Union Européenne et ses traités successifs
– de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et de son Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS)

 ... malades

- de la destruction de la Cotisation Sociale
- de son transfert progressif vers des contrats individuels imposés par des sociétés privées dominantes

 ... malades

- des choix politiques de gouvernements qui se planquent derrière des contraintes européennes (contraintes qu’ils ont eux-mêmes voulues !)
- des conséquences directes de ces choix sur la dégradation sans fin de l’accès aux soins.

La santé de chacune et chacun passe par un service public de santé et des soins de qualité et de proximité avec des personnels en nombre et formés.

Arrêtons la casse de la santé !

Sauver la Sécu
Dessin de Eliby - 06 23 789 305

Après des années d’une politique de réduction des moyens et de réformes successives, la mise en place par la loi Hôpital Patient Santé Territoire (loi BACHELOT) des Agences Régionales de Santé (ARS  ) accélère la privatisation de notre système de santé. Pour le service public cela se traduit par des fermetures de services, fusions d’hôpitaux et réductions de personnels…

 Déserts médicaux

Cela aboutit à de véritables déserts médicaux, dans les secteurs urbains comme à la campagne. La permanence des soins est menacée. Pour les malades et leurs proches, les distances augmentent, avec tous les risques et les coûts supplémentaires que cela comporte.

Les directeurs des ARS   (Agences Régionales de Santé), nommés par le gouvernement, sont des superpréfets sanitaires régionaux. Ils détiennent tous les pouvoirs pour organiser la santé dans son ensemble, en appliquant les directives gouvernementales. La représentation des usager-e-s, des salarié-e-s, des personnels et des élu-e-s est réduite.

Planifiant la désorganisation et la réduction des soins publics, les ARS   favorisent le transfert vers le privé lucratif des soins les plus rentables pour le plus grand profit des groupes financiers de la santé et de leurs actionnaires.

Le nombre de centres de santé, de services de PMI (protection maternelle et infantile) diminue, la médecine scolaire est en voie de disparition, la médecine du travail risque d’être totalement sous le contrôle du patronat…

Les maternités de proximité ferment les unes après les autres, et sont remplacées par des usines à bébés.

Pour l’IVG (interruption volontaire de grossesse) les objectifs sont aussi de concentrer leur pratique dans quelques centres,

La psychiatrie peu à peu privée de ses moyens de soin devient un instrument de contrôle social s’appuyant sur le tout sécuritaire.

La sécurité sociale
financée par les cotisations
en fonction des revenus
doit permettre à chacun
de bénéficier des soins
selon ses besoins :
c’est un principe solidaire.

Temps d’accès aux soins

 Arrêtons la casse de la Sécu !

De nombreuses mesures ont fait reculer ce principe solidaire : forfaits, franchises, dépassements d’honoraires, pénalités, déremboursements... Ce qui reste à la charge des foyers ne cesse d’augmenter.

Tout cela pousse vers l’assurance privée individuelle celles et ceux qui en ont encore les moyens et c’est par millions aujourd’hui que des gens diffèrent ou renoncent aux soins.

Le gouvernement veut privatiser la protection sociale en favorisant la création d’un marché pour les assurances privées. Le projet sur la dépendance prévoit l’obligation de souscrire une assurance individuelle privée dès l’âge de cinquante ans ce qui remet en cause le principe fondamental de solidarité.

 Arrêtons la casse de la Sécu !

A l’initiative   de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, plus de 60 associations nationales, syndicats, partis politiques et plus de 92 comités locaux et régionaux ont manifesté le samedi 2 avrilpour protester contre la politique de santé du gouvernement


Ecrit le 4 avril 2011

 Effectifs en baisse

Les effectifs baissent dans les hôpitaux publics. En 2009, environ 9.800 postes ont été supprimés, hors médecins. C’est du jamais-vu. « On est revenu au niveau de 2005, alors que, dans le même temps, l’activité a progressé d’environ 13 % », s’alarme la Fédération hospitalière de France (FHF), qui défend les intérêts des établissements publics.

Le recul le plus important concerne la catégorie des agents hospitaliers -il s’agit notamment du personnel d’entretien -, où plus de 5.000 postes ont disparu en un an, ainsi que le personnel technique et ouvrier (- 2.600). Le nombre d’infirmiers est presque stable (200 postes en moins), tandis que l’effectif des aides-soignants augmente d’un millier.

Les chiffres pour 2010 ne sont pas encore connus, mais en se fondant sur l’évolution de la masse salariale, la FHF assure que le recul des effectifs a été « supérieur » à celui de 2009. Près de 15.000 postes seraient menacés cette année. Il ne faudra pas s’étonner de voir progresser le nombre de malades … du chômage. Beau progrès, assurément !


Ecrit le 4 avril 2011

 Sans papiers … malades

Les sénateurs ont refusé, mercredi 30 mars en commission des Lois, de restreindre la possibilité de droit au séjour pour les sans-papiers atteints de pathologies graves, défaisant ainsi une mesure adoptée par les députés.

Selon les associations de défense des étrangers, 28.000 étrangers malades risqueraient ainsi aujourd’hui « l’expulsion et une interruption brutale de soins ». Les sénateurs ont jugé que la modification introduite par les députés était « inutile » car, selon eux, « on ne constate pas de tourisme   médical ».

Ils ont de plus estimé que cette modification était « dangereuse pour les étrangers malades comme pour la population française et coûteuse pour les finances publiques ».


Ecrit le 4 avril 2011

 Hameçonnage

Depuis quelques jours, des messages électroniques sont envoyés aux internautes français au nom du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Santé, leurs demandant au titre d’une vérification, leur numéro de carte vitale, et de carte bancaire. Il s’agit d’une tentative de phishing – ou hameçonnage – qui cherche à pousser l’internaute à se rendre sur un site esthétiquement très proche de celui Ministère, mais contrôlé par des pirates.

L’objectif est bien évidemment de donner confiance à l’utilisateur, dans le but de lui soustraire des informations personnelles. Le Ministère précise qu’il ne demande jamais, en ligne, le numéro de carte vitale et/ou numéro de carte bancaire. Il faut donc être vigilant.


Ecrit le 8 juin 2011

 Plan canicule

Dans le cadre du plan « Canicule » 2011, le Centre Communal d’Action Sociale de CHATEAUBRIANT est chargé d’effectuer un recensement des personnes âgées vulnérables ou dépendantes et des personnes handicapées vivant seules ou isolées. Les personnes qui le souhaitent doivent donc se faire connaître auprès du CCAS   – 9, Esplanade des Terrasses ou au 02.40.81.52.40, en communiquant nom, prénom, date de naissance, adresse, téléphone et personne de l’entourage à prévenir en cas d’urgence.


Ecrit le 17 août 2011

 Le cancer frappe toujours plus

Le cancer frappe beaucoup en France et dans la région de Châteaubriant. Il est des rues entière où toutes les familles ont un membre atteint de cette maladie.

Selon les statistiques, seulement 15 % des cancers sont d’origine purement génétique. Les autres cas sont donc liés au mode de vie et à l’environnement. L’augmentation des décès est considérable : 240 000 nouveaux cas en 1995 — 333 000 nouveaux cas en 2008 — et 365 500 en 2011 soit 1000 par jour. Et de plus en plus de jeunes.

L’Institut de veille sanitaire (Invs) publie sur son site les projections de l’incidence et de la mortalité par cancer.

Selon le professeur Belpomme, président de l’association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse, deux-tiers voire trois-quarts des cancers seraient liés à notre environnement « La pollution, présente partout, dans l’alimentation, l’eau ou l’air qu’on respire, est capable de procurer à l’organisme des facteurs mutagènes provoquant le cancer » dit-il. « Même pour les cas dits génétiques. Certes, les gênes rendent l’organisme plus vulnérable, mais il faut un facteur environnemental pour déclencher la maladie »

Heureusement, si le fléau progresse, la recherche aussi : les progrès ont permis depuis 30 ans de faire chuter la mortalité de près de 25 %. Il faut donc garder espoir.

Mais cela ne ramène pasles amis disparus trop tôt. Deux communiqués, cette semaine, rappellent leur souvenir.

Voir enquête santé et protection sociale, IRDES 2014