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Des flots d’encre sur le Don

Ecrit le 13 avril 2011

  Contre la destruction systématique des anciens aménagements hydrauliques de nos rivières

Le Don

Un patrimoine à détruire ou à sauvegarder ? Manquant de pétrole – comme nous demain ? – nos ancêtres ont su utiliser toutes les sources d’énergie renouvelables qu’ils avaient sous la main. Ils ont d’abord utilisé l’énergie animale pour suppléer le travail manuel de la terre et effectuer des transports. A partir du Moyen Âge, l’utilisation systématique de l’énergie éolienne dans les moulins à vent et de l’énergie hydraulique grâce aux moulins à eau placés le long des rivières a constitué le principal facteur de développement d’une proto-industrie qui a évolué vers le développement industriel, fondé cette fois sur la consommation systématique des énergies fossiles (charbon puis pétrole).

Nous savons maintenant que dans un avenir plus au moins lointain, l’humanité devra se passer de cette solution de facilité. En quelques siècles – c’est-à-dire quelques secondes si on ramène l’échelle des temps géologiques à notre propre perception du temps – nos générations auront consommé toutes les réserves d’énergie que la nature avait accumulées pendant des millions d’années. Il faudra alors revenir à la consommation des énergies renouvelables. La boucle sera bouclée.

Si on se place dans cette perspective, est-il bien raisonnable de détruire toutes les installations – ou ce qu’il en reste – qui permettaient de capter l’énergie hydraulique des rivières ? La réponse est non.

 Pour de petites centrales hydro-électriques

Les moulins à eau sont plus fiables que les moulins à vent, car le vent est capricieux. Les petites centrales hydro-électriques du futur seront donc plus fiables que les éoliennes qui fleurissent dans le paysage. Avec un avantage : les rivières coulent surtout en hiver. C’est justement à cette époque qu’on a le plus besoin d’électricité. Et la rivière coule même la nuit, alors que nos panneaux photovoltaïques cessent de produire quand le soleil se couche… et il se couche de bonne heure en hiver !

Ces équipements coûtent trop cher ? Sans doute, pour l’instant. Mais EDF promet de fortes hausses d’électricité, et elle doit déjà acheter l’électricité photovoltaïque cinq fois plus cher qu’elle ne la vend. Et ne vaut-il pas mieux faire des dépenses pour construire quelque chose d’utile à tous que pour détruire sans raison vraiment bien étayée ?

 Un plan de destruction aux motivations douteuses

La fleuriais

Car on peut se demander ce qui pousse certains décideurs à vouloir détruire systématiquement tous les anciens barrages.

Le concept à la mode est celui de « continuité écologique ». Quand vous tapez cette formule magique dans Google, vous obtenez 329 000 réponses en 0,05 seconde ! De quoi être impressionné.
La notion a été introduite dans l’annexe V de la Directive Cadre sur l’Eau du 23 octobre 2000. Depuis, elle est le cheval de bataille de tous les syndicats de rivière qui veulent justifier leur existence. Sous des formules savantes, il s’agit en clair de permettre aux poissons de circuler et aux sédiments de s’écouler vers la mer.

Sur la circulation des poissons, les Anciens s’amusent quand on leur en parle. Il n’y a pas si longtemps, il y avait des cohortes de pêcheurs le long des rivières, barrage ou pas barrage. Les anciens équipements et leur fonctionnement traditionnel avec ouverture de vannes permettait la circulation des poissons et autres anguilles.

Quant au « rétablissement des flux de sédiments nécessaires au maintien ou au recouvrement des conditions d’habitat des communautés » – ce langage technocratique n’est-il pas destiné à en mettre plein la vue au bon peuple ? – il ne peut s’agir que de l’écoulement vers l’aval des sédiments. On n’a jamais vu les grains de sable remonter les rivières. Or en quoi l’accélération de l’écoulement des sédiments vers la mer est-elle une mesure écologique ? Ca peut au moins se discuter.

Mais surtout en quoi des équipements pluriséculaires comme les barrages qui retenaient l’eau pour améliorer le rendement des roues à aube des anciens moulins pourraient-ils être considérés comme responsables des problèmes modernes de pollution ? Il y a une conception de « l’état naturel » des rivières qui relève d’une idéologie passéiste, d’une sorte de retour à un âge d’or qui n’a jamais existé et qui est de l’ordre du phantasme.

Ralentir l’érosion, maintenir des masses d’eau le long des rivières pour mieux alimenter les nappes phréatiques, réguler les inondations comme le font les retenues naturelles ou créées par la main de l’homme, voilà des thèmes écologiques sérieux et palpables, plus consistants que la notion vaseuse – excusez le jeu de mots – de la prétendue « continuité écologique ». A la rigueur, nous préférerions parler de « continuité historique » en prônant le retour à l’utilisation ancestrale des énergies renouvelables. Ce serait au moins plus compréhensible.

 De l’argent public gaspillé ?

Le Don

Détruire les barrages comme l’envisagent les lobbies gestionnaires des rivières, c’est en réalité assécher certains segments des rivières pendant une bonne partie de l’été et de l’automne. Où sera alors la « continuité écologique » ? C’est donc porter un mauvais coup aux paysages, à des sites au bord de l’eau qui sont par nature reposants, que les riverains et les promeneurs apprécient. Parfois on renonce à des programmes parce qu’ils coûtent cher alors qu’ils seraient très utiles – il y a des projets de conservation et de valorisation du patrimoine qui dorment faute de crédits – mais on n’hésite pas à mettre des dizaines de milliers d’euros pour casser un seul barrage vieux de cinq siècles comme celui de la Fleuriais à Treffieux.

Franchement, il y a mieux à faire avec l’argent public. Par exemple ouvrir une école publique à Jans comme le demandent les parents. Alors arrêtons de détruire les barrages, prenons le temps d’y réfléchir et d’en discuter sans oeillères.

Texte proposé par un adhérent de l’association « Touche pas à ma rivière » et validé par le bureau - mars 2011.


Ecrit le 13 avril 2011

 Histoire : le barrage de la Fleuriais :

Barrage de la Fleuriais
Avant

Son histoire commence le 20 novembre 1486 lorsque Pierre Devay seigneur de la Fleuriais obtint les lettres d’octroy de François de Laval. En 1986 la commune de Treffieux dans une fête des 500 ans d’histoire, rappela cet évènement. Une centaine d’habitants costumés participèrent au défilé et au jeu scénique « Si Treffieux m’était conté ».

Le vieux moulin a tourné quelques centaines d’années... il était jumelé avec le moulin à Vent de la clef des bois. Le vent et l’eau constituaient les sources d’énergie. Ainsi chaque jour d’hiver la vanne du moulin se levait, provoquait un courant d’eau et ainsi évitait l’envasement du bief. Il faut noter que le radier du moulin se positionnait plus bas que celui de la vanne principale. Cette astuce donnait une force d’eau plus importante et permettait de tourner un peu plus longtemps avec la réserve.

 L’arrêt du moulin

Il doit se situer entre les deux guerres, je me souviens avoir vu la roue vers 1937, elle ne tournait plus, depuis plus de 10 ans. A la fin des années 40 : le moulin se trouvait à demi démoli ; la partie encore couverte servait d’abri au bouilleur de cru.

Le barrage construit en pierre de maçonnerie, présentait un état lamentable, il était entièrement caché sous la végétation. De grosses souches de saules avaient incrusté leurs racines entre les pierres… Avec le conseil municipal, mon père, alors maire à partir de juillet 1946, termina la construction de la route de la Fleuriais, avec l’aide des prisonniers allemands qu’on allait chercher avec la C4 au quartier Richemont à Nantes. Ensuite il fallut trouver les crédits pour construire le pont. Il fut inauguré en 1949. Quant au bief complètement envasé et au barrage poreux de partout, qui allait financer ? La commune de Treffieux n’en avait pas les moyens et le syndicat d’aménagement du Don n’existait pas. Je me souviens, très bien, que mon père frappait à différentes portes. Il faisait valoir la nécessité d’une réserve d’eau pour le quartier en cas d’incendie, c’est ainsi que les assurances mutuelles 1901 acceptèrent de participer. Puis il eut contact avec un certain monsieur Hérisson qui travaillait à la préfecture et s’occupait de la pêche. Là aussi il obtint quelques aides en complément de l’apport du Conseil Général. Ainsi la participation de la commune devenait supportable et les travaux furent entrepris.

Plusieurs milliers de m3 de sédiments vaseux furent retirés du bief par l’entreprise Gaillard de Pannecé. Le barrage avec les saules enracinés et son mur éclaté auraient mérité être rasés, mais il n’y avait pas de financement pour une reconstruction à neuf. Alors, avec du chlorate, les cantonniers firent périr les souches et après quelques années les brèches furent colmatées avec du béton.

 Trois curages en 50 ans

Lors de la restauration complète du Don vers 1974-75 le syndicat du Don, sous la présidence de De Villeblanche enleva, encore à grands frais, les sédiments vaseux du bief de la Fleuriais. C’est à ce moment que fut construit le déversoir en béton. Vers1994-95, sous ma présidence, le même envasement s’était reproduit non seulement à la Fleuriais mais également devant tous les barrages restés fermés (la Grandville - Beaujouet - le Don - le Bout des Ponts à Guémené, etc...). Ce fut encore un programme de dépenses impor-tantes. De l’argent public.

Revenons à la Fleuriais. Il eut fallu à ce moment baisser de plus d’un mètre le radier de la vanne principale, puisque celui du moulin était supprimé. Mais nous n’avons pas eu les crédits pour faire ce travail. Je me réjouis donc aujourd’hui de l’investissement réalisé à la Fleuriais l’an dernier par le syndicat du Don. Cette dépense est justifiée : si tous les hivers la vanne est ouverte, on évitera ainsi par l’effet « chasse d’eau » de curer le bief tous les 20 ans. Par contre, il est nécessaire de fermer cette vanne à partir du début mars. En laissant ouvert, il n’y aurait plus d’eau jusqu’à La Pile car cette zone est la plus plate de tout le circuit de la rivière ; c’est le plus grand méandre. Je sais de quoi je parle, car j’ai arpenté le Don et ses affluents, depuis l’étang de Maubusson à Chanveaux 49 au lac Morin à Masserac.

 Le Don, rivière non domaniale

Ce statut non domanial se justifiait probablement dans le passé. Il donnait des droits et des devoirs aux riverains.

– Les droits : chaque riverain est propriétaire en fond de rive de la moitié de la rivière. Cependant cette surface n’est pas comptée dans sa superficie parcellaire et ne génère aucun impôt foncier. En revanche l’eau de la rivière est du domaine public. Ainsi un riverain peut empêcher toute personne de passer sur son terrain dans l’eau ou en bordure de rivière. Il ne peut interdire le passage des barques qui se trouvent, elles, sur domaine public, l’eau.

– Les devoirs : Le riverain doit entretenir la végétation, couper certaines espèces de façon régulière et permettre une bonne oxygénation de l’eau. Tous les dépôts de sédiments doivent être enlevés par les riverains qui ne peuvent enclore la partie de propriété dans le lit de la rivière.

 Et les ouvrages privés ?

Barrage de la Fleuriais
Après

Chaque moulin avait son barrage. Pour les meuniers, c’était leur outil de travail qu’ils entretenaient tant que les moulins tournaient. Ce droit de barrer la rivière relève des privilèges féodaux qui ont survécu à 1789. Encore faudrait-il vérifier les actes de propriété d’avant 1789 ! Même celui de la Fleuriais était privé, il a été mis dans le domaine public (communal) lors de la réfection du cadastre en 1947-48. Aucun propriétaire ne s’était alors manifesté.

Ce statut non domanial ne posait pas de problème tant que les riverains accomplissaient leur travail d’entretien et que se pratiquait l’activité meunière, ou à tan, car il faut signaler qu’il y a eu sur le Don des moulins à tan. Ils pilaient les écorces d’arbres pour tanner les peaux d’animaux (origine du barrage de La Pile).

Avec l’arrêt des moulins, la transformation de l’agriculture, le prix de la main d’œuvre, le manque d’intérêt pour le bois, les riverains non rétribués pour réaliser ce travail ont délaissé l’entretien des rivières. Il en est de même pour les ouvrages... ils ne contribuaient plus à une activité économique. Souvent ils ont été considérés de façon très individuelle, comme lieux de loisirs ou de vacances.

 Le constat en 1970

Il est pitoyable ! C’est une rivière complètement à l’abandon. De nombreux arbres obstruent son lit. Souvent l’eau s’est fait un autre passage sur les parcelles contiguës. Dans les angles morts de chaque virage se sont déposés des amoncellements de bois et de boue. Les vannes, restées fermées et non entretenues depuis plus de 20 ans, sont irrécupérables. Les barrages pour beaucoup privés sont dégradés et les biefs remplis de sédiments. Voilà sans exagérer la situation vers 1970.
L’action des élus

Constituer un syndicat, avec toutes les communes du bassin versant ne fut pas chose facile. L’intérêt pour la rivière n’est pas le même à Juigné, où c’est un petit ruisseau, qu’à Guémené où le Don a un certain attrait. Les communes bordant le Don acceptèrent de constituer un syndicat d’étude. Pour les autres bordant les affluents, il faudra attendre des années. L’étude fut réalisée par le service du génie rural de la direction des services agricoles. Elle faisait l’inventaire des travaux à réaliser et les chiffrait année par année.

Création du syndicat d’aménagement du bassin versant du Don

Ce syndicat, dès qu’il fut constitué, entreprit, par tranches, les travaux. Il fallait recalibrer à certains endroits puis trouver l’ancien fond. A partir de la bordure et à l’aide d’une drague, les éléments terreux furent déposés, étendus sur les terrains des riverains.

Ce fut un travail énorme où le syndicat se substituait à chaque riverain et à chaque propriétaire de barrage. Il travaillait continuellement, ou presque, sur des espaces dits « privés ». Sans contrepartie il réalisa des investissements importants sur des ouvrages privés. C’est là qu’il fallut obtenir une modification de la législation concernant le statut des riverains et leur propriété. Depuis cette période très souvent, le syndicat, par nécessité pour la bonne tenue de la rivière fut amené à investir sur des propriétés privées. C’est anormal..!

Avec l’aide d’un avocat, j’ai moi même tenté de modifier ce statut. Nous n’y sommes pas parvenus. Au mieux, lorsque nous avons réalisé des travaux sur ouvrage privé, nous avons fait signer une convention. C’est probablement mieux que rien. On peut cependant avoir des doutes sur sa valeur juridique devant un tribunal.

De Villeblanche comme moi-même par la suite, nous avons dû faire un travail d’explication, convaincre les élus de chaque commune du bassin versant de la nécessité d’adhérer et de participer financièrement. Discuter avec les riverains et les détenteurs d’ouvrages qui mettent souvent en avant un droit de propriété plus ou moins fictif, sans souci de l’intérêt général. Dans tous les cas et c’est encore vrai actuellement, le syndicat négocie, sans trop heurter, tout en défendant une contrepartie de la dépense publique.

Le statut juridique de nos rivières « non domanial » doit évoluer. Il est actuellement un frein au développement des activités de loisirs (sports, promenades, pêches, etc). Ce sera aussi un frein aux activités économiques comme la création des petites centrales hydro-électriques et autres…

On doit s’orienter dans les années futures vers une vision plus collective tenant compte de l’intérêt général. La réflexion sur l’utilité et le rôle de chaque ouvrage doit être vue dans cet esprit.

René PHILIPPOT, Le 08/04/2011


Ecrit le 20 avril 2011

 Ma rivière ?

« Touche pas à « MA » rivière » … c’est le nom de l’association de ceux qui protestent contre les travaux projetés.

René Philippot donne son point de vue :

I- L’esprit

Dans le choix de son nom, j’ai découvert tout de suite, l’esprit de cette association. L’adjectif possessif « ma » montre bien le caractère individuel de la revendication. J’y vois certains riverains, ils ont barricadé leur propriété et interdisent le passage des pêcheurs et des promeneurs. J’y vois aussi les propriétaires d’ouvrages défenseurs des privilèges féodaux.

Où est la vision de la rivière comme « patrimoine collectif » ???

J’ai appris depuis longtemps, que la somme des intérêts individuels ne constituait pas l’intérêt général.

II- La méthode

Elle semble avoir beaucoup de similitudes avec l’ADEJ* que j’ai eue sur le dos durant des années. Je crois d’ailleurs savoir que les fondateurs sont à peu près les mêmes. C’est une bonne référence ! … Leur méthode consiste à créer un rapport de force face aux élus qu’ils n’hésitent pas, dans la foulée, à discréditer.

Ce rapport de force qu’ils appuient sur des contre-vérités a un certain succès auprès de l’opinion publique. En mettant des épouvantails, c’est assez facile par la peur de faire signer des pétitions… J’ai parfaitement connu cette situation, c’est la phase la plus désagréable car le rétablissement de la vérité demande du temps.

Le syndicat du Don doit informer objectivement. Préciser davantage l’action menée, peut-être même ses désaccords envers telle ou telle directive. Il doit débattre et ne pas se laisser embarquer par des défenseurs d’intérêts privés.

Lorsque les citoyens découvriront qu’ils ont été trompés, je ne donne pas cher des pancartes aux slogans provocateurs.

(*) ADEJ, association pour la défense de l’environnement à Jans. Cette association s’était constituée pour faire échec au Centre d’enfouissement technique des Brieulles, à Treffieux.

 Le Don : Vers d’autres perspectives

Malgré l’esprit et la méthode de l’association, que je dénonce, il faut cependant faire confiance à ses membres et espérer de possibles évolutions… Son mérite consiste au moins à réunir des personnes intéressées par cette rivière, c’est important.

Cette association peut jouer un rôle positif, si, dans son esprit et sa pratique, le « ma » se transforme en « nôtre ». Alors le Don avec ses ouvrages, devient patrimoine commun et l’intérêt particulier s’efface au profit de l’intérêt général.

 Qui détermine l’intérêt général ?

Les élus ne doivent et ne peuvent le déterminer seuls. C’est dans le dialogue avec la population, dont l’association, qu’il serait souhaitable de définir des objectifs, puis établir des règles applicables à tous.
Voici quelques pistes :

 Le statut non-domanial

Les riverains ne peuvent faire valoir un droit de propriété, alors que la collectivité, avec des fonds publics, assume les investissements et l’entretien. Si toutefois ce statut s’avérait difficile à changer, il faudra au moins passer des accords pour des contreparties, telles que l’accès au public en bordure de rives (promeneurs, pêcheurs ), le passage des amateurs de canoë sur les ouvrages etc.

 Les barrages ne doivent pas être supprimés

Parler de destruction systématique est exagéré… Il n’y a pas de données officielles en faisant état. Par contre, qu’on engage une réflexion sur l’utilité de chacun d’eux, dans leur façon de réguler l’eau, cela ne me paraît pas choquant.

Une étude approfondie pourrait aussi déterminer des lieux propices à des installations de petites centrales hydro-électriques. Pourquoi pas ?

 L’utilisation actuelle des barrages n’est pas bonne

Laisser les vannes fermées, hiver comme été, est une pratique à proscrire. Elle entraine l’envasement de tous les biefs et même au delà. L’enlèvement de ces dépôts tous les 15 à 20 ans coûte cher au contribuable et peut être évité.

 S’inspirer des pratiques anciennes

Autrefois les moulins tournaient chaque jour d’hiver, l’eau circulait et entrainait les sédiments. Aujourd’hui, on peut reconstituer ce courant en ouvrant toutes les vannes de novembre à mars. Ceci, après dialogue et accord, devrait se faire sous la responsabilité du syndicat de rivière. Une commission constituée d’élus et de riverains, pourrait déterminer les dates d’ouvertures et de fermetures.

 Il est impératif de fermer toutes les vannes durant l’été

Le Don a un faible débit d’eau l’été. Les barrages sont nécessaires à la régulation, sans quoi il n’y a plus de rivière. N’oublions pas que, malgré les retenues, il s’est asséché en 1949 après trois hivers déficitaires en eau. Les registres municipaux et la mémoire collective nous disent que le même phénomène s’est produit en 1893. La décision de construire le barrage du bourg fut prise à cette époque.

 Période d’essais à la Fleuriais

La rumeur colportée dit à qui veut l’entendre que le barrage est démoli, que c’est un gaspillage de l’argent public ! Pourquoi ce tintamarre ?
En réalité le syndicat du Don a baissé le radier en fond de rive pour un meilleur écoulement, ce qui est une bonne chose. D’autre part, il a engagé une expérimentation sur deux années en laissant l’eau s’écouler, été comme hiver. Outre les niveaux d’eau le comportement de la faune et de la flore doit être examiné.

On peut comprendre l’utilité d’une telle étude, tout en étant certain d’un assèchement total d’ici quelques semaines, entre la Fleuriais et la Pile.

Contrairement à ce qui est dit, rien n’est irréversible, l’emplacement d’une vanne est prévu. Il serait bon de l’installer dès mars 2012, pour ne pas faire subir aux riverains un autre assèchement.

Voilà, je n’ai pas la prétention de posséder le monopole des idées sur le Don, il y a sûrement d’autres actions à entreprendre, pourvu qu’elles soient d’intérêt général et décidées dans le cadre d’un dialogue.

René Philippot - 11-04-2011

Rapport d’activité du syndicat du Don