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Entreprise CIMC à Châteaubriant

Ecrit le 20 avril 2011

 La CIMC cherche des chaudronniers

La semaine dernière avaient lieu des visites dans quatre entreprises de Châteaubriant dans le cadre de la semaine de l’industrie. Rencontre avec la CIMC, constructions industrielles et métalliques de Châteaubriant, une entreprise d’une vingtaine de personnes, située rue Lafayette à Châteaubriant, juste en face de l’entrée des ABRFi. Créée en 1980 par Yves La-chambre, la CIMC a été reprise en 2007 par Philippe Jacqmin.

Son objet : fabriquer des équipements industriels en chaudronnerie. « On travail-le à la commande, des pièces uniques, pas de production en série » explique le dirigeant. Les clients se trouvent essentiellement sur le marché agro-alimentaire, puis l’environnement, l’industrie, l’énergie et le bâtiment. Ce sont souvent des clients « historiques », fidèles depuis 30 ans : le groupe Saria à Issé, le groupe GEA (laiteries et traitement des eaux), la FMGC, Total, Areva, etc. Consommation humaine, traitement des odeurs, recyclage du plutonium, fabrication de silos, gai-nes, passerelles ….

Fabrication CIMC
Pour le dessalement de l’eau de mer au Mexique. Quand il sera fini, l’équipement fera 19 m de long. Pour le tester la CIMC le remplira d’eau : 100 m3

En ce moment l’entreprise termine un gros équipement pour le dessalement des eaux de mer, pour le groupe Veolia au Mexique.
M. Jacqmin

 Un important bureau d’études

Les salariés du bureau d’études (trois postes) se rendent chez les clients, pour bien évaluer l’équipement à réaliser, et relever les cotes de l’existant pour définir les contraintes techniques. Puis, dans l’entreprise, les plans de fabrication sont élaborés, en lien avec des entreprises locales. « Nous avons des sous-traitants spécialisés, par exemple l’entreprise Cocaud, qui fait pour nous des découpes de pièces plus précises ». La CIMC veille au respect des normes internationales sur la qualité de la matière, et le mode opératoire.

La partie fabrication mobilise : chaudron-nier, assembleur, soudeur, monteur. Le métal arrive sous forme de plaques ou de profilés. Cela peut être de l’inox de différents types selon l’aspect corrosif de la matière qu’il doit toucher. Cela peut être aussi de l’acier galvanisé.
Le métal est découpé et passé dans une rouleuse qui lui donne la forme de révolution. Le chaudronnier-assembleur assemble les viroles avec quelques points de soudure. Le soudeur termine le travail. A noter que l’entreprise n’a que des soudeurs qualifiés, ceux-ci repassant une certification tous les deux ans.

Enfin les monteurs se rendent chez les clients pour mettre en place l’équipement commandé. Bourg en Bresse, Toulouse, Compiègne … Cela exige de leur part : autonomie, adaptation, réflexion, compétences relationnelles et sens du travail en équipe.
Un commercial cherche à élargir le nombre des clients « C’est beaucoup plus difficile depuis la fin de l’année 2008 car la baisse globale de l’activité conduit à une concurrence très agressive sur les prix » explique M. Jacqmin. Pour autant, l’entre-prise est actuellement en sur-activité. « Nous avons 20 salariés et 2 intérim ».

CIMC
Philippe Jacqmin

 Embauche et formation

« Nous recherchons, de façon permanente, des chaudronniers. Quand j’en trouve un, je le recrute, même si je n’ai pas les chiffre d’affaires. Ce fut le cas en 2009, j’ai recruté deux personnes, mais je n’ai pas fait le chiffre d’affaires espéré ».

« J’ai du mal aussi à trouver un magasinier » dit M. Jacqmin.
[Ndlr : relativisons : quand on entend ceci, on croit qu’il n’y a personne de ce type sur le marché. En fait M. Jacqmin reconnaît qu’il a reçu 9 CV . Mais il en aurait voulu davantage !]. « Nous n’hésitons pas à faire de la formation dans l’entreprise, notamment pour le bureau d’études chaudronnerie » (où, dit-il, il n’existe aucune filière de formation de ce type).

 Salaires

La question qui fâche : quel est le niveau des salaires dans l’entreprise ? Pas de réponse, sinon par périphrases : « Ici les salariés ont une moyenne de 10 ans d’an-cienneté, les salaires sont variables selon les personnes, avec les heures supplé-mentaires et les déplacements, éventuel-lement le travail le samedi, les gars peu-vent avoir un bon salaire ». Mais com-bien ? Une entreprise d’intérim, présente à la visite, dira qu’elle place du personnel qualifié à 10 euros ou 10,50 € de l’heure.

Pour info, chiffres clés au 30 juin de l’année :

Date Chiffre d’affaires Résultat
2007 859 621 € - 772 798 €
2008 2 206 873 € + 505 760 €
2009 2 557 841 € + 406 397 €

2010 2 064 000 € + 126 000 €