Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Politique générale > Règne de Sarko Premier > Le copain du Député Ducoin

Le copain du Député Ducoin

Ecrit le 11 mai 2011

Hervé Morin et le petit garçon capricieux

Hervé Morin, patron du « Nouveau Centre » et ex-ministre de la défense, est un grand copain du député Ducoin. A sa demande, d’ailleurs, il est venu à Châteaubriant en mai 2008 pour inaugurer la gendarmerie. L’homme sait s’adapter aux circonstances. En 2007, quand le vent a tourné, il a su plaquer François Bayrou et l’UDF pour se rapprocher rapidement de Nicolas Sarkozy, avec « Cher Michel », son ami Michel Hunault. Il y a gagné un ministère.

Et maintenant, dans l’espoir d’être candidat du Nouveau Centre aux Présidentielles de 2012 (« Cher Michel » le soutiendra-t-il ?), il vient de publier un livre intitulé : « Arrêtez de mépriser les Français », critiquant très durement le style de Nicolas Sarkozy (qu’il qualifie de « petit garçon capricieux » et de girouette) et faisant l’inventaire de son quinquennat, entre « incohérence » et « gâchis ».

Pour Hervé Morin, Nicolas Sarkozy « a construit une représentation du pouvoir à son image : brutale, outrée, parfois indécente ». Au fil des pages, il présente « un président qui confond volontarisme et annonce permanente », un « derviche tourneur », faisant « tout et son contraire », organisant « un tournis qui empêche les partenaires sociaux et l’opinion de se fixer, donc de se mobiliser contre une mesure ».

Hervé Morin stigmatise par ailleurs les initiatives autour de la laïcité et de l’islam, « tous les dangereux débats exhumés ces derniers mois, ces stigmatisations répétées de boucs émissaires, ces convocations d’inutiles nostalgies ». « Cette instrumentalisation de la religion pour tenter de reconquérir un électorat est insupportable et détestable », écrit-il. Quant au bouclier fiscal, que Nicolas Sarkozy vient de supprimer, il est qualifié d’énorme erreur politique, « un vrai échec et, pour la majorité, une machine à baffes ». Finalement, à propos de ses trois années passées au gouvernement, Hervé Morin écrit qu’elles lui ont « souvent donné l’impression d’un grand gâchis ».