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Le stress, comment y faire face

Ecrit le 4 mai 2011

Le 14 avril dernier, deux psychologues, Claire Vigneron et Sophie Préault, ont présenté « le stress » à Erbray devant une bonne soixantaine de personnes, dans le cadre de la prévention santé de la MSA   (Mutualité Sociale Agricole).

Le stress, c’est le mal du siècle dit-on. Il touche toutes les populations, en ville et à la campagne, actifs et retraités, jeunes et vieux. Le stress est un mot anglais, analogue au mot français détresse. C’est un malaise, un mal-être psychologiquement associé à des troubles physiques ou environnementaux. C’est une réaction émotionnelle à un événement considéré comme une menace.

Stress, ou non ?

Le même événement peut être stressant pour les uns, pas pour d’autres. Si la personne le ressent comme une menace, et ne sait pas comment réagir, alors il y aura stress. Si la personne le ressent comme une menace mais a la possibilité de faire face, alors il n’y aura pas de stress.

Le stress est une réaction du corps, une mise en alerte, qui déclenche souvent une phase de résistance. Le cœur bat plus vite, le sang circule plus vite dans l’organisme, la respiration est modifiée.

 Le bon et le mauvais

Il existe du bon stress : celui qui met en alerte contre un danger, celui qui pousse à terminer une tâche plus vite, à dépasser ses limites, celui qui permet de mobiliser toutes ses forces.

Il y a du mauvais stress quand la situation se prolonge, quand la personne se trouve désemparée, quand le corps arrive à la phase d’épuisement. Le mauvais stress nous rend moins performant.

Le stress peut être ponctuel, aigu. Il peut être aussi chronique, dans ce cas il pompe notre énergie. Le stress peut être post-traumatique : peur d’utiliser une voiture après un accident de la circulation, par exemple.

 Anxiété, angoisse, stress

L’anxiété est une peur face à un danger précis que l’on anticipe et où on se trouve impuissant.

L’angoisse est une peur sans objet, irraisonnée, une peur qui ne s’appuie pas sur des éléments de réalité ou de menaces.

Le stress est une réaction biologique face à un danger immédiat où l’on perçoit un défi, une menace. Il peut être ponctuel et normal, il dépend de chacun de nous. Une panne de réveil peut être stressante pour les uns et pas pour d’autres.

Le stress est partout ! Les tracas du quotidien, les événements de la vie (mariage, examen, etc), les difficultés chroniques (chômage, pauvreté), et les traumatismes. Partout où il faut s’adapter. Le stress s’aggrave s’il n’y a pas de soutien familial ou amical, s’il faut se conformer à des règles que l’on désapprouve (au travail par exemple), si l’on interprète mal les actions de son entourage, si l’on doit faire face à des objectifs trop élevés, si l’on manque de confiance en soi.

Le stress peut venir aussi … des autres. Il y a des personnes stressantes et qui ne le savent pas toujours. Et d’autres qui trouvent même une certaine jouissance à savoir qu’elles entraînent du mal-être chez autrui. Aujourd’hui on devrait pouvoir le dénoncer.

Le professeur Kohlrieser a donné 7 facteurs de stress :
– La perte ;
– Les buts poursuivis et les valeurs ;
– Les relations difficiles et tendues avec les autres ;
– La solitude et l’absence de relations ;
– Les petites contrariétés quotidiennes ;
– La vitesse et le rythme accéléré ;
– L’environnement extérieur.

Le stress se manifeste par des palpitations, des sueurs, des douleurs dans la poitrine, une diarrhée brutale, une augmentation de la fréquence cardiaque. S’il se prolonge, on arrive aux difficultés de sommeil, fatigue, tensions musculaires, douleurs diffuses, démotivation, baisse de l’estime de soi. Cela peut aller jusqu’à des troubles psychosomatiques (asthme, ulcère d’estomac, eczéma, alopécie, etc) ou comportementaux (consommation de stimulants, anorexie, boulimie, etc)

 La gestion du stress

Les stratégies sont de deux sortes, les unes centrées sur le problème à résoudre, les autres centrées sur l’émotion ressentie. Ne pas tout garder pour soi, ne pas se culpabiliser, ne pas refuser l’aide des autres, apprendre à se relaxer, à prendre du recul, à relativiser, se libérer des dépendances (tabac, caféine, alcool), prendre soin de son corps … et trouver un passe-temps qui occupe l’esprit.

Agir sur ses pensées et ses actions : savoir dire non, savoir faire une pause, savoir s’entourer de bons amis, se fixer des objectifs réalisables et apprendre à gérer les problèmes : identifier le problème, envisager toutes les solutions possibles, lister les priorités, prendre une décision, mettre à exécution cette décision, évaluer les résultats … et appliquer la méthode à de nouveaux problèmes.

Si le stress devient chronique, il est possible de se faire aider (au moins ponctuellement) : médicaments, sophrologie, yoga, acupuncture, homéopathie, massages, suivi par un psychologue et puis … vivre avec ….