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Palestine : accord des frères ennemis

Ecrit le 11 mai 2011

L’onde de choc s’étend dans les pays arabes, la Syrie et le Yémen n’ont pas basculé encore, mais un nouvel équilibre se cherche. Les médias modernes (et notamment internet) diffusent des informations. La jeunesse palestinienne, lasse de la division, est sortie dans la rue. A la mi-mars, des milliers de manifestants, à Gaza et en Cisjordanie, ont proclamé « Le peuple veut la fin des divisions ». Et puis, le 27 avril, surprise ! Les deux mouvements palestiniens, le Hamas et le Fatah, annoncent un accord. Celui-ci est signé le 4 mai, en Egypte : un gouvernement composé de personnalités « indépendantes » doit être formé avant la tenue d’élections présidentielle et législatives d’ici un an. En attendant, chacun reste maître chez soi. Le Hamas continuera à gérer la bande de Gaza tandis que Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, exercera ses pouvoirs en Cisjordanie.

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Evolution de la Palestine

Cet accord ouvre une porte de sortie à deux entités bloquées : Le Hamas, qui parle de résistance, mais cherche à maintenir un cessez-le-feu avec Israël et même à l’imposer aux autres forces palestiniennes — et le Fatah qui cherche à négocier la paix avec Israël mais se heurte à un refus opiniâtre du gouvernement israélien, tandis que se poursuit la colonisation juive en Cisjordanie.

Le premier ministre de l’Autorité palestinienne, Salam Fayyad, a de son côté émis l’espoir que cet accord puisse conduire à « la réunification de la nation, nécessaire pour permettre à notre peuple de décider de son destin et d’établir un Etat indépendant sur la totalité des territoires occupées depuis 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale ».

Israël a bien compris le danger : « un coup dur pour la paix » dit le premier ministre Benjamin Netanyahu qui a tenté de faire pression pour éviter la signature de l’accord entre les frères ennemis. Mahmoud Abbas, à la tête du Fatah, lui a dit qu’il devait « choisir entre la colonisation et la paix ».

Israël, en effet, joue sur la division entre Palestiniens, pour accroître la construction de colonies en Cisjordanie et pour annexer Jérusalem-Est.

Etat Palestinien

La création d’un Etat Palestinien ? L’idée fait son chemin même en Israël. Près de 50% des Israéliens estiment qu’Israël doit « reconnaître un Etat palestinien à condition de préserver en Cisjordanie des blocs de colonies », selon un sondage publié par le quotidien israélien Yediot Aharonot du 28 avril.

Par ailleurs, plus de soixante personnalités israéliennes, parmi lesquelles 17 lauréats du Prix Israël - la plus haute distinction nationale dans le domaine des arts, des sciences et des lettres - ont lancé le 21 avril à Tel-Aviv un appel à la création d’un Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967.

« La terre d’Israël est le berceau du peuple juif, où son identité a été formée. La terre de Palestine est le berceau du peuple palestinien où son identité a pris forme », indique le texte de la pétition, qui reprend plusieurs phrases de la Déclaration d’Indépendance d’Israël et qui souligne que « la fin complète de l’occupation est une condition essentielle pour la libération des deux peuples, israélien et palestinien » .

Source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/