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Jacques Chirac : anosognosie

Ecrit le 14 septembre 2011

 Anosognosie et repérage : des maux nouveaux

C’est fou ce qu’on fait des progrès avec le temps ! Jacques Chirac nous avait déjà apporté le mot « abracadabrantesque », Ségolène Royal avait sa « bravitude », voici maintenant l’anosognosie et le repérage.

Non, l’anosognosie n’est pas la maladie des gens qui multiplient les manœuvres dilatoires pour éviter de comparaître en justice. C’est une maladie rare (ou plutôt le syndrome d’une maladie) se caractérisant par une amnésie immédiate, brutale. Si brutale que Jacques Chirac a pu publier en juin 2011 le dernier tome de ses mémoires et se trouver amnésique en septembre.

Étymologiquement, le mot « anosognosie » est issu du grec « nosos » (signifiant « maladie ») et de « gnosis » (qui se rapporte à la « connaissance »). Quant au préfixe a-, il signifierait que le malade n’a pas con- science de ses oublis et que, même, il oublie ses oublis !

 Héminégligence

D’après le site psychoweb, l’anosognosie se manifeste aussi par une héminégligence gauche : les patients ne portent plus attention à ce qui se trouve dans leur hémichamp visuel gauche, ou à la partie gauche des objets sur lesquels ils focalisent leur attention. On voit ainsi ces patients ne mettre que la chaussette et la chaussure droite, ne manger que la nourriture qui se trouve à droite dans leur assiette... Et là, on s’inquiète : l’actuel président de la République serait-il atteint d’héminégligence gauche en ne réservant toutes ses attentions qu’à la partie droite (et riche) du corps social ? Sans en être conscient, en plus ?
Vous voyez, la situation de la France est très grave !

 il manque un r

Comme dit notre ami Borgone : « Une nation qui a été capable de couper la tête de Louis Capet ne va pas réussir (après 30 ans d’instruction) à juger en correctionnelle un ancien président de la République. Evolution dans la Révolution ». C’est sûr, il manque un R.

 La foire aux fadettes

Alors qu’il existe une loi récente sur le secret des sources des journalistes, (Loi n° 2010-1 du 4 janvier 2010), notre cher ministre de l’intérieur, Claude Guéant, a dû reconnaître que le contre-espionnage français [rien que ça !] a épluché les « fadettes » de Gérard Davet, journaliste du Monde qui enquête sur l’affaire Bettencourt. Vous savez, les fadettes, ce sont les factures détaillées de nos téléphones.

Cette consultation est prévue par la loi dès lors que l’intérêt national est en jeu. [Ah bon ? L’affaire Bettencourt, et notamment le financement des campagnes électorales, est d’intérêt national ?]. La loi offre trois solutions pour consulter ces fadettes. Mais, dans le cas présent, [comme dans le cas de David Sénat, membre du cabinet d’Alliot Marie du temps où elle était Garde des Sceaux, accusé de trop parler dans cette affaire Bettencourt], les pandores ont ignoré la loi.

Leur ministre, Claude Guéant, a trouvé une explication lumineuse : non non, il ne s’agissait pas d’espionnage, ni de surveillance, ni d’écoute téléphonique. Il s’agissait seulement de « repérage ».

Luc Chatel, au secours ! A quand les leçons de morale au gouvernement ?