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Ces produits qui nous empoisonnent

Ecrit le 21 septembre 2011

C’est fou ce qu’on mange de bonnes choses. Les scientifiques viennent de découvrir les effets merveilleux du Bisphénol A, ce produit chimique dont on fait les biberons, les conteneurs de stockage des produits alimentaires, les films de protection dans les canettes et même les papiers thermiques (tickets de caisse par exemple).

 Bisphénol A

On savait déjà que le Bisphénol A est un perturbateur endocrinien, qui peut traverser la peau et appauvrir la qualité du sperme (baisse du nombre de spermatozoïdes et réduction de leur mobilité).

Une nouvelle étude conduite par l’Inserm montre que 96% des femmes enceintes de Bretagne et des régions de Nancy et de Poitiers sont contaminées par le bisphénol A et par d’autres substances chimiques analogues. Et que trois de ces produits chimiques augmentent le poids de naissance et le périmètre crânien des nouveau-nés de sexe mâle, ces molécules traversant la barrière placentaire. (l’étude n’a été faite que sur des garçons car un autre objectif des équipes de l’Inserm était d’étudier si ces substances peuvent entraîner la survenue de certaines anomalies congénitales des organes reproducteurs observées chez l’animal mâle).

 Aliments toxiques ...

Du plomb, du cadmium, de l’aluminium, du cuivre, du zinc, mais aussi des dioxines et des furanes, des polychlorobiphényles (PCB) et des composés perfluorés, des retardateurs de flamme bromés et des mycotoxines, etc. N’en jetez plus ! Vous pensez avoir plongé dans l’analyse des déchets d’une déchetterie. Raté, ces substances chimiques se trouvent… dans vos assiettes. Telle est la conclusion de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui vient de dévoiler les résultats de sa 2e étude de l’alimentation globale (EAT), vaste enquête sur l’alimentation des Français qui a duré quatre années et qui portait sur 20 000 produits alimentaires où 445 substances ont été recherchées.

Les « contributeurs » majoritaires sont des aliments peu contaminés mais beaucoup consommés : par exemple le pain (cadmium, plomb, DON et dérivés) et les pâtes (aluminium), le café chez les adultes (cuivre, arsenic inorganique et acrylamide) et le lait chez les enfants (plomb, arsenic inorganique).

D’autres aliments présentent de fortes teneurs : les poissons gras, pour les dioxines et PCB, — ou le thon, pour le méthylmercure — les frites, les biscuits pour les mycotoxines. Enfin, les fruits peuvent être concernés, notamment lorsqu’ils ont été en contact avec des pesticides. Ainsi une consommation importante de cerises peut exposer au diméthoate (un insecticide).

Conclusion : mangez un peu de tout pour varier les poisons !

 ... et toxiques vêtements

Et les vêtements ? Des traces de substances chimiques toxiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction des êtres vivants ont été détectées dans des produits de quatorze grands fabricants de vêtements. C’est ce qu’a annoncé l’ONG Greenpeace, mardi 23 août à Pékin.

Si ces substances traversent la peau, nous v’la bien !


Ecrit le 5 octobre 2011

 Et l’encre aussi

La Mée du 21 septembre a parlé du Bisphénol A dont les études attestant de la nocivité n’ont cessé de se multiplier

Et voilà autre chose : l’UFC Que-choisir a mené une étude sur les emballages des aliments, affirmant que les boîtes des pâtes mais aussi du riz, du sucre, de la semoule ou encore de la chapelure, seraient dangereuses pour la santé. En effet l’encre qui sert à habiller ces emballages traverse le carton et contamine les aliments. « Sur 20 produits testés, 14 contiennent, à des niveaux préoccupants, des huiles minérales provenant des en-cres des emballages en carton ». Plus grave, pour deux produits, les doses mesurées « dépassent considérablement la dose limite internationale : ainsi le couscous graine « Tipiak » et la chapelure « Leader Price » contiennent respectivement 50 fois et 10 fois la dose maximale recommandée ! » poursuit le magazine.

Aucune étude sur la toxicité de ces encres n’a été menée chez l’homme. Mais « les huiles minérales saturées retrouvées dans 75% des produits testés peuvent provoquer sur l’animal des dommages au foie, au cœur et aux ganglions lymphatiques. Quant aux huiles aromatiques, elles appartiennent à la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques dont certains sont classés cancérogènes » note l’UFC-Que Choisir. Alors que faire ? Pas grand chose malheureusement tant ces emballages sont omniprésents aujourd’hui à moins de choisir des aliments qui ne soient pas en contact direct avec les boîtes ... en attendant que les industriels choisissent des encres végétales.

Mais étonnez-vous que nous soyions de plus en plus malades ...