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Démission de Danièle Catala

Ecrit le 5 octobre 2011

 La démission de Danièle Catala

Ce ne sera une surprise pour personne, pour tous ceux qui connaissent les ennuis de santé, graves et répétés, qu’elle a dû affronter. « Ces moments difficiles font beaucoup réfléchir. Et l’on se demande après quoi l’on court » dit-elle.

 Santé, déception

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Danièle Catala

Danière Catala s’est énormément engagée, à la fois au Conseil Municipal et dans son travail d’enseignante, avec tout ce que cela suppose : les déplacements et le temps passé pour les différentes actions « Comenius » qui l’obligeaient à des réunions à l’étranger (et encore ces jours-ci en Hollande), et le stress, les longues heures de réunion.

Cette démission est cependant regretta- ble : il n’y a pas beaucoup de personnes capables de faire face à différentes situations. Pour autant, on peut avoir confiance en celui qui va « monter » au Conseil Municipal : Pascal Pannier.

Derrière le motif « santé », il y a aussi un motif « déception ». Danièle Catala s’est engagée à fond dans la politique, au service de cette ville où elle avait décidé de résider, et, régulièrement, elle s’est heurtée à un mur. Ou plutôt au vide : conseillère d’opposition, elle espérait, pourtant, pouvoir nouer un dialogue constructif, au moins sur certains points, avec la municipalité d’Alain Hunault. En réalité elle n’a rencontré que des fins de non-recevoir, des réunions de commissions qui ne sont que la lecture de décisions déjà prises, quelques jours seulement avant des conseils municipaux sciemment espacés (en gros un par trimestre) pour limiter le regard et l’expression de la minorité. Sans compter le mépris affiché, la mauvaise foi, et même, souvent, le simple refus de dire « bonjour ».

« Depuis dix ans, toutes les idées et propositions du groupe minoritaire ont été systématiquement rejetées par la majorité. Rien n’a jamais trouvé grâce à ses yeux. Les élus minoritaires sont écartés de l’information et n’ont aucune voix dans les instances communautaires. Les leviers de la gauche sur lesquels nous pouvons nous appuyer (Conseils Général et Régional) sont ignorés par les décideurs locaux » et c’est dur à vivre ! « Notre présence minoritaire est vécue, par la majorité, comme une incongruïté. Jamais aucune de nos propositions n’a été discutée. Ce n’est pas normal »

« Une alternance municipale nécessite un profond travail de terrain pour rencontrer, débattre, convaincre. Cela demande une mobilisation totale et très élargie. La tâche m’apparaît gigantesque. Désormais, je ne me sens pas assez solide et sereine pour retrouver l’action politique, pour affronter les tensions inévitables qu’elle crée, y compris entre nous ». dit-elle dans sa lettre à ses col-listiers .

 Formidable

Il y aura sans doute des gens déçus. Les plus déçus sont souvent ceux qui, eux-mêmes, ne paient pas le prix d’un engagement. La campagne électorale de 2001 et celle de 2008 avaient mobilisé des énergies, mais la pâte n’a pas levé, tant il est vrai que l’engagement militant demande un travail considérable, permanent. Dans l’immédiat Danièle Catala a choisi « de retrouver une vie plus calme », auprès de sa famille, et de se consacrer à son métier auprès des jeunes . Plus tard ? On ne sait pas. Une chose est sûre : elle garde les yeux ouverts et la liberté de parole, elle continuera à discuter avec les personnes qu’elle rencontre, à participer à la vie associative, mais sans se laisser démolir !

Danièle Catala remercie toutes les personnes qui l’ont accompagnée : « ces années m’ont beaucoup apporté. J’ai rencontré nombre des gens formidables, j’ai beaucoup appris des uns et des autres. En équipe, nous nous sommes penchés sur des dossiers passionnants. Je suis heureuse d’avoir vécu tout cela. Mais aujourd’hui, je ne vois plus les choses de la même façon » ... tout en restant secrétaire de la section du Parti Socialiste.

Au revoir donc, Danièle et merci.