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Accueil > Intercommunalité et diverses communes > Diverses communes > St Vincent des Landes : école Lucie Aubrac

St Vincent des Landes : école Lucie Aubrac

Ecrit le 26 octobre 2011

 Ecole Lucie Aubrac, inaugurée le 22 octobre 2011

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Visite de l’école

Quarante noms ont été proposés au Conseil Municipal de St Vincent des Landes pour la nouvelle école publique inaugurée le 22 octobre 2011. Nom retenu Lucie Aubrac. Cette femme est née en 1912, dans un milieu très modeste. Elle a pu grâce à sa volonté farouche, réussir de hautes études et mener parallèlement une vie active pour la défense des droits de la femme et de l’homme. Résistante durant la dernière guerre, elle fut à la fois fondatrice du mouvement pour la paix et membre d’Amnesty International. Elle s’engagea également afin d’obtenir le droit de vote pour les femmes (1944). Lucie Aubrac dénonçait : « la société pourtant si riche ne propose à ses enfants rien qui puisse les mobiliser, la leçon d’anatomie découvre l’égoïsme, le repli sur soi, le mépris de l’autre, le déni de l’intérêt général au bénéfice de quelques particuliers, bref le recul de la démocratie. Nous savons qu’attaquer la démocratie nourrit l’intolérance et le racisme ».

A ceux qui disent que l’éducation coûte cher, Alain Rabu répond, comme Abraham Lincoln : « Essayez l’ignorance »


Ecrit le 2 novembre 2011

Ecole Marcel Viaud et Lycée Guy Môquet à Châteaubriant, Ecole Jean-Pierre Timbaud à St Aubin des Châteaux ... et maintenant Ecole Lucie Aubrac à St Vincent des Landes : les écoles de la région cultivent le souvenir de la Résistance. Et, de plus, une école porte le nom d’une femme. C’est rare !

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L’inspectrice, le Sous-Préfet, le Maire

L’école Lucie Aubrac est l’aboutissement d’une réflexion engagée par le Conseil Municipal de St Vincent des Landes en 2008. Certes, il existait une école publique mais les élèves étaient sur deux sites distants de 300 m, les bâtiments étaient inadaptés. Et de plus, situés à proximité de la mairie, trop exiguë, ils pourraient s’avérer bien utiles dans l’avenir si la commune continue son évolution démographique. La municipalité a donc décidé de construire une école publique neuve avec 5 classes mais « qu’elle soit évolutive à 7 classes, qu’elle soit également économe en énergie, fonctionnelle, qu’elle s’intègre dans le paysage et qu’elle rentre dans notre budget » dit le maire de St Vincent des Landes.

Une commission a rassemblé élus, enseignants, parents d’élèves et délégué de l’éducation nationale et s’est réunie toutes les deux semaines avec les architectes MM. Vignault-Faure. Le permis de construire a été déposé en juin 2010. Débutés le 23 octobre 2010, les travaux ont été terminés en juillet 2011 et la rentrée de septembre 2011 s’est effectuée dans les nouveaux bâtiments avec l’enthousiasme de tous : des locaux fonctionnels, clairs, gais, avec de nombreuses touches de couleur (y compris dans les toilettes !) et déjà des peintures ornant les murs (travaux d’élèves).

Coût 1 300 000 € tout compris - La commune a bénéficié de 467 500 € de subventions (382 500 € du Conseil Général, 65 000 € de dotation globale d’équipement et 20 000 € de la réserve parlementaire de Charles Gautier). La commune a autofinancé à hauteur de 432 500 € et a fait un emprunt de 400 000 €.

 Un volet social

« Dans ce projet nous avons voulu intégrer un volet social. Chaque entreprise devait le notifier et s’engager à le respecter. Lors de l’ouverture des plis, ce volet faisait partie intégrante des notes de classification »
explique le maire, Alain Rabu. Et, de fait :
– l’ACPM   a jointoyé le mur au fond de la cour et mis en place des plantations de la haie mitoyenne sud
– les plants ont été fournis par le centre d’aide par le travail de Bain de Bretagne.
– les jeux de la cour ont été fabriqués par Les ateliers de la Mée
– le portail métallique, pensé et conçu par l’artiste « Delnau » a été réalisé par l’AFPI (formation professionnelle dans l’industrie)

 Lucie Aubrac

Lucie Aubrac, fille de parents pauvres, réussit brillamment le concours d’entrée à l’école normale d’institutrice. Elle choisit pourtant de ne pas y entrer. « L’idée d’être interne, empêchée de circuler, m’était insupportable » dit-elle. Parallèlement à ses études et aux divers emplois qui lui permettent de gagner sa vie, elle fréquente le Cercle International de la Jeunesse, association à coloration pacifiste et cultivant la tolérance. Pendant la guerre, bien qu’ayant un jeune bébé, elle travaille la nuit, allant notamment coller des tracts et papillons en ville. Le 21 octobre 1943, par un « coup » audacieux, elle fait libérer son mari et treize autres résistants. Elle fera ensuite diverses missions pour la Résistance.

En 1945 elle fonde un hebdomadaire, Privilèges des femmes dont le titre évoque les nouveaux droits acquis par les femmes, notamment le droit de vote. Elle milite activement dans le Mouvement de la Paix. Et, plus tard, s’engage dans la Ligue des droits de l’homme.

 Je n’ai pas fait l’ENA

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Tableau des voyelles

Revenant sur « son » école, Alain Rabu déclare : "C’est vrai qu’elle est belle, multicolore, fonctionnelle, qu’elle a un beau nom, que les enseignants et les élèves s’y sentent bien ....
... mais ce n’est qu’un bâtiment.
Et ce bâtiment, il faut qu’il vive, mais ce n’est plus de notre ressort, c’est l’affaire de l’Education Nationale«  »Je suis conscient de la nécessité de réduire la dette de l’Etat, mais il ne faut pas se tromper de cible. Moi je n’ai pas fait l’ENA, et je n’ai toujours pas compris comment on pouvait apporter une éducation digne de ce nom aux enfants quand on diminue chaque année le nombre d’enseignants alors que, parallèlement, le nombre d’enfants ne cesse d’augmenter«  »Pour terminer mes propos, je vous laisse méditer cette citation d’Abraham Lincoln : si l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance" dit le maire

 Implication

Yves Blais, adjoint au maire, a signalé l’implication personnelle du maire dans la conception de l’école et le suivi des travaux, avec toute la commission municipale.

Christine Letort, directrice de l’école, s’est déclarée heureuse de l’important travail de concertation fait avec les architectes et du nom donné à l’école : « Lucie Aubrac, symbole des droits des femmes et de la parité, doit nous aider à résister à tout retour du racisme, de l’antisémitisme et de la haine »

 Souvenirs

« En 1970, quand nos enfants étaient à l’école, l’Amicale Laïque organisait des fêtes pour pouvoir payer les fournitures. Les temps ont bien changé. Sur un point c’est dommage : ces fêtes étaient aussi l’occasion de se rassembler, de s’impliquer » dit Marie Madeleine V.


Ecrit le 2 novembre 2011

 Etudiants étrangers

En France on ferme tout ! On boucle tout ! On se replie sur nous-mêmes. Un exemple : la circulaire du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant durcit les conditions d’obtention d’un permis de travail. L’objectif : passer de 30 000 visas de travail à 20 000 par an. Et tant pis pour les diplômés étrangers de nos écoles les plus prestigieuses. HEC, Sciences Po, Polytechnique... Un manque à gagner inestimable que Pierre Tapie, président de la Conférence des Grandes Ecoles, n’a pas hésité à déplorer dès les débuts de la polémique : « Ces refus de visas de travail auront des conséquences sur l’attractivité de la France. Et c’est une contrainte supplémentaire sur les entreprises. »

Europe Écologie s’inquiète : « Jusqu’où ira la xénophobie d’État ? » Hervé Morin, ci-devant ministre, président du Nouveau Centre, fustige : « C’est un message négatif de fermeture que nous adressons aux étrangers ». Même Laurent Wauquiez déplore cette situation. Il plaide l’erreur d’interprétation de la circulaire par les autorités. « Bien sûr que nous nous battons pour le rayonnement de notre enseignement supérieur. Ces jeunes ont vocation à retourner travailler chez eux, mais qu’ils aient une première expérience en France en fait des ambassadeurs à vie de notre pays ». Bon, alors, on abroge la circulaire ?