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Sablière 2011 : 6000 participants

Ecrit le 26 octobre 2011

 Courant Communiste Internationaliste

Mzrc Bourhis
Pierre Guéguen

Courant Communiste Internationaliste du Parti Ouvrier Indépendant de Bretagne et des Pays de Loire : les militants des régions Bretagne et Pays de la Loire du courant communiste internationaliste du Parti Ouvrier Indépendant, organise un Rassemblement à la Clairière de la Sablière à Châteaubriant le Samedi 29 octobre à 11 heures afin de rendre hommage à Marc BOURHIS et Pierre GUEGUEN, fusillés par les nazis le 22 octobre 1941.

Marc BOURHIS, instituteur, était trotskyste membre de la IVe Internationale et Pierre GUEGUEN, ancien maire de Concarneau était un militant communiste qui avait rompu avec le PCF lors de la signature du Pacte Hitler-Staline.

Pierre GUEGUEN et Marc BOURHIS c’est l’amitié de deux militants ouvriers d’opinions différentes mais qui recherchaient ensemble, par la libre discussion, les moyens de résister et de combattre en commun pour en finir avec le système d’exploitation capitaliste.

Les militants trotskistes appellent tous les militants ouvriers et démocrates, quelle que soit leur tendance, à participer à ce Rassemblement qui aura lieu en présence du petit fils de Marc BOURHIS.

samedi 29 octobre 2011 à 11 h dans la carrière des fusillés à Châteaubriant


Ecrit le 26 octobre 2011

Les jeunes, dans le spectacle

Ce 23 octobre 2011 fut, comme on l’espérait, une grande fête de la jeunesse : plus de 70 cars, des voitures partout le long de la route d’accès à la Sablière et le long de la rocade Est, un défilé imposant et plus de 6000 personnes.

La vie n’est pas une plaisanterie,
La Mée - 26 octobre 2011
tu dois la vivre sérieusement
(...) à tel point que le dos au mur,
par exemple, les bras liés
ou dans un laboratoire (...)
tu pourras mourir pour les hommes
et pour des hommes dont tu n’auras même pas
aperçu le visage ...
(Nazim Hikmet)
La Mée - 26 octobre 2011

Ecrit le 2 novembre 2011

La Mée - 26 octobre 2011

Oui, ce fut une forte manifestation, cette cérémonie du 23 octobre 2011 pour le 70e anniversaire de l’assassinat des Otages. Avant le spectacle, trois personnes ont pris la parole : Odette Nilès, Bernard Thibault et Pierre Laurent.

Odette Nilès, fidèle au poste malgré ses 87 ans et quelques ennuis de santé, s’est adressée à la jeunesse : « Guy Môquet représente le sacrifice de tous les jeunes morts pour la liberté, 115 jeunes ont été exécutés ou fusillés pendant la dernière guerre en Loire-Inférieure. (...) alors que sont remis en cause les acquis du Conseil National de la Résistance, alors que le monde change, le péril demeure. En avant jeunesse de France, prenez votre avenir en mains et faisons se lever le jour »

 Exiger la paix, la sécurité, la dignité

Bernard Thibault, pour la CGT, a rappelé que les fusillés d’octobre 41, « syndicalistes, communistes, patriotes, gaullistes » ont été choisi par le ministre de l’intérieur de l’époque, qui préférait Hitler au Front Populaire. « Le programme du Conseil National de la Résistance parlait d’accroître les libertés publiques, de maîtriser l’énergie et le crédit et de construire une société plus juste. Les thèmes restent d’actualité. La misère est le terreau du racisme et de la xénophobie. Le patronat, comme l’écrivait Denis Kessler, rêve de revenir sur les acquis de la Libération ». Pour lui, il y a une forte similitude entre la situation de 1930 et celle de 2010-2011. « Les jeunes n’ont pas intérêt à se faire déposséder de leur histoire. Ils ont le droit d’exiger de vivre dans la paix, la sécurité, la dignité ».

 Sauvagerie

Pour Pierre Laurent, du Parti Communiste, "nous sommes ici à Châteaubriant pour parler d’hommes qui ne voulaient renoncer ni à leur humanité, ni à l’humanité du monde, quand d’autres avaient peu à peu fait le choix - pour sauver les privilèges de l’argent - de la capitulation devant la barbarie, puis de la collaboration avec elle. 70 ans plus tard, nous sommes à nouveau au défi, l’histoire continue de crier dans le présent. La sauvagerie n’a toujours pas quitté les sociétés

Car il y a bien de la sauvagerie lorsque le simple jeu d’écriture informatique, la spéculation sur les matières premières agricoles placent deux cents millions de personnes supplémentaires en situation de malnutrition.

Il y a de la sauvagerie lorsque l’Europe décide l’introduction de 10% d’agrocarburants dans notre essence et que cela conduit au pillage en Afrique des meilleures terres arables, et que chaque responsable le sait, et que chaque responsable le tait en attendant une nouvelle apocalypse alimentaire.

Et comment faut-il appeler le fait que des émeutiers anglais prennent plusieurs mois de prison pour destruction de biens publics alors que les responsables d’une crise qui a licencié à travers le monde plusieurs dizaines de millions de travailleuses et travailleurs jouent, eux, au golf sans que personne n’y trouve rien à redire".
Pierre Laurent a donc appelé à la Résistance, aujourd’hui, « une force d’espoir doit grandir car, lorsque la civilisation est menacée par la crise sociale et écologique, nous n’avons plus le droit de rester seuls, nous avons le devoir d’être ensemble »

« Ces mots sont un appel aux travailleurs, aux travailleuses de ce pays : vous n’êtes pas responsables de la crise, ce n’est pas à vous de la payer. Vous seuls pouvez redresser ce pays. N’écoutez pas ceux qui cherchent à vous diviser, à vous opposer, ceux qui prêchent la haine. La solidarité est et restera la plus belle valeur du monde ouvrier. Celle sans laquelle il ne sera jamais possible de rendre au travail sa liberté et sa capacité créatrice au service des besoins humains »

Le texte de Pierre Laurent

 Henri Duguy

Au cours du spectacle, de « grands témoins » ont répondu aux questions des jeunes. Henri Duguy, 95 ans, est naguère entré en Résistance, « tout naturellement », en distribuant des tracts « pour faire admettre la félonie de Pétain » dans son quartier d’abord et puis à Nantes. Arrêté en avril 1941, comme « individu dangereux pour la sécurité publique » il est interné au camp de Choisel. « Non, je ne regrette rien, si c’était à refaire, je le referais ». Est-il nécessaire d’être engagé ?, lui demande un jeune. « Non. La Résistance ne doit avoir ni couleur, ni frontière. Une riposte est nécessairement collective » répond-il en incitant les jeunes à « exiger toute la place, à se battre » en sachant que « quelque chose aboutira à la suite de vos efforts ».

D’autres infos sur Henri Duguy

 Georges Prampart

A 80 ans passés, “communiste sans parti”, Georges Prampart garde intactes ses facultés d’analyse et sa capacité d’indignation contre les injustices sociales. Il se souvient : « 1945, c’était la sortie de la guerre, il fallait reconstruire le pays, produire, encore produire, on faisait 48 voire 54 heures par semaine. Quand la machine est repartie, nous avons espéré avoir les fruits de notre travail. Mais nous avons heurté le front du refus. On nous a imposé le blocage des prix et des salaires. On plutôt on a eu le blocage des salaires, pas des prix » - « On rêvait beaucoup, nous étions convaincus que nous allions bâtir une société nouvelle, plus juste. C’est l’homme, le capital le plus précieux. Pas l’argent ». 1955, la grande grève des métallos, « ce fut un succès, ce fut un tournant. »C’était l’unité retrouvée, la confiance entre les militants syndicaux, la qualité de la lutte. Et nous avons compris que le capitalisme n’est pas capable de faire le bonheur humain«  »Jamais rien ne nous a été donné« dit-il encore. »il faut lutter. Même quand on perd des luttes, il en reste quelque chose. Aujourd’hui on est en guerre. La finance internationale nous a déclaré la guerre. Collaborer avec les marchés financiers, ce serait se soumettre. Ce combat contre la finance, il faut le mener, avec ceux de Tunis, Madrid, Athènes. Le flambeau de la lutte, nous les vieux, nous vous le donnons"

 Palestine et Sud-Afrique

Le texte du spectacle

La jeune Palestinienne Suheir Tabanja (syndicaliste) a raconté comment son frère est emprisonné depuis 9 ans en israël « Nous sommes sans nouvelles de lui. venir en France c’est plus facile que d’aller à Gaza ». « Nous nous battons pour avoir notre Palestine à nous, pour la liberté, pour la dignité sociale. Nous avons l’espoir d’obtenir une Palestine Libre ».

Enfin Irène Mkhize Khonzeni et Mthokozisi Ngobese, d’Afrique du Sud, ont expliqué comment ils ont vécu l’Apartheid. « Maintenant nous avons l »indépendance politique, mais pas l’indépendance économique".

Pour ces jeunes étrangers, c’était formidable d’avoir 6000 personnes à les écouter.


Ecrit le 2 novembre 2011

 Claudine Merceron

Claudine Mercreron - Christine Maerel

Et maintenant, Alexis Chevalier et Christine Maerel, après 10 ans de spectacle à la Sablière, vont passer la main, en partie. Ils ont réussi à écrire et monter des commémorations empreintes d’émotion, des pages riches d’histoire, en entraînant des centaines d’acteurs bénévoles, adultes, jeunes, enfants. et une large adhésion de la population castelbriantaise, faisant ainsi le lien entre les héros d’hier et les jeunes d’aujourd’hui. Ce fut une « aventure » formidable, une vraie œuvre de cohésion sociale, et même d’insertion sociale, car des personnes sont sorties de leur coquille voire de leur mal-être et des liens d’amitié se sont noués à cette occasion

La relève sera assurée par Claudine Merceron, metteur en scène à qui l’on doit notamment le spectacle « Gadji ». Elle assurera l’écriture des textes et le jeu des acteurs, accompagnée par le Théâtre Messidor qui continuera à faire le lien avec l’association Châteaubriant-Voves-Rouillé- Aincourt.

Cela promet donc encore de beaux dimanches d’octobre ... (Note : comme d’habitude, un CD sera réalisé, reprenant les plus belles images du spectacle du 23 octobre 2011 Le demander au théâtre Messidor - 02 40 81 02 81)