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Les indignés contre Wall Street

Ecrit le 19 octobre 2011

Des milliers d’Américains occupent pacifiquement Wall Street, épicentre de la puissance financière mondiale et de la corruption. Dernière lueur d’espoir en date, ces Américains viennent s’ajouter à un nouveau mouvement pour la justice sociale qui se répand comme une traînée de poudre de Madrid à Jérusalem ainsi que dans 951 autres villes et 82 pays et bientôt plus encore.

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Le peuple est trop important pour échouer

Alors que les travailleurs paient la facture d’une crise financière causée par des élites corrompues, les manifestants demandent une réelle démocratie, la justice sociale et la lutte contre la corruption. Mais ils subissent de fortes pressions de la part des autorités, et certains médias les rejettent d’emblée en les qualifiant de groupes marginaux. Si nous sommes des millions du monde entier à les soutenir, nous renforcerons leur détermination et montrerons aux médias et aux dirigeants que ces protestations font partie d’un immense mouvement dominant pour le changement.

Cette année pourrait être l’année 1968 de notre siècle, mais pour réussir, ce mouvement doit rassembler tous les citoyens issus de tous les milieux. Une pétition peut être signée ici. Incroyable ! Plus de 700 000 personnes ont signé l’appel en seulement 5 jours

Cette vague de protestation est le dernier chapitre en date dans l’histoire du pouvoir citoyen mondial qui s’est écrite cette année. Le suicide d’un marchand de fruits désespéré en Tunisie a déclenché le combat pour la démocratie dans tout le monde arabe. En Egypte, les gens ont envahi la Place Tahrir et renversé leur dictateur. En Inde, le jeûne d’un homme a amené des millions de personnes dans la rue et a mis le gouvernement à genoux, pour déboucher sur des mesures concrètes pour mettre fin à la corruption. Pendant des mois, les citoyens grecs ont protesté sans relâche contre les coupes injustes dans les dépenses publiques. En Espagne, des milliers d’« indignés » ont défié l’interdiction de manifestations pré-électorales et ont monté un camp de protestation sur la Puerta del Sol pour dénoncer la corruption politique ainsi que la gestion de la crise économique par le gouvernement. Et cet été, dans tout Israël, les gens ont construit des « villes-tentes » pour protester contre les coûts croissants du logement et exiger la justice sociale.

Ces épisodes nationaux convergent vers un même appel mondial et déterminé à mettre fin à la corruption des élites et des dirigeants politiques, qui dans de nombreux pays ont contribué à causer une crise financière désastreuse et veulent désormais que les familles et les travailleurs paient la facture. Le mouvement de masse en réponse peut non seulement s’assurer que le poids de la récession ne soit pas assumé par les plus vulnérables, mais peut aussi aider à rétablir le rapport de force entre la démocratie et la corruption.

A chaque soulèvement, du Caire à New York, l’appel à des gouvernements responsables qui servent leur peuple est manifeste.. Le temps où quelques corrompus se mettaient dans la poche les dirigeants politiques arrive à son terme. Il est temps de construire à la place des démocraties réelles avec et pour les citoyens.