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Santé et handicap : un établissement à Bouvron

Ecrit le 19 octobre 2011

 Déficience intellectuelle et troubles du comportement

Le Conseil Général a inauguré à Bouvron, le 10 octobre 2011, le premier établissement de Loire-Atlantique adapté aux personnes adultes atteintes à la fois d’une déficience intellectuelle et de troubles du comportement. Malgré les coopérations inter hospitalières et médico-sociales, cette double inadéquation psychique n’était jusqu’ici soignée que de manière peu satisfaisante.

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Bouvron

Le nouvel établissement du Hameau de Bouvron offre aujourd’hui aux 24 résidents permanents et aux 3 résidents temporaires, une qualité d’équipement et de soins adaptés à leur handicap. Les personnes bénéficient d’une prise en charge globale avec en particulier : psychomotricité, ergothérapie, balnéothérapie, et un espace snoezelen.

Le Hameau de Bouvron est un foyer d’accueil médicalisé adapté tant par son architecture, la qualification de ses professionnelles et les moyens humains et matériels mis à disposition. Ses caractéristiques en font un établissement unique et exemplaire, premier établissement de ce type en Loire-Atlantique et en France.

L’âge moyen est de 38 ans avec un plus jeune résident de 22 ans et un aîné qui a 54 ans. Du personnel qualifié : 41 ETP : personnel éducatif (Educateur Spécialisé, Moniteur Educateur, Aide-Médico-Psychologique), personnel d’entretien et d’hôtellerie, personnel administratif, personnel soignant et médical (Infirmière, Aide-Soignant, médecins, psychologue, psychomotricien, ergothérapeute).

A la différence d’un foyer d’accueil médicalisé « classique », la structure, grâce à la prise en charge psychiatrique, va permettre une meilleure gestion des épisodes aigus tels que les crises clastiques pour les schizophrènes.

Cela devrait permettre une diminution des hospitalisations et in fine une stabilisation effective des troubles du comportement de chacun des résidents.

Une place importante est accordée aux espaces de détente, notamment grâce à la balnéothérapie dans un environnement favorisant un sentiment de bien-être psychique. Une baignoire relaxante (luminothérapie, bain bouillonnant, aromathérapie, etc) est installée dans chacune des trois unités en plus des douches individuelles par chambre. Cela complète le dispositif de snoezelen installé dans une salle dédiée avec vitraux colorés sur les murs, plusieurs baignoires.

Pour accueillir les 27 résidents, le mobilier de chaque chambre a été pensé. Du lit, au matelas, à la présence ou non d’un bureau, chaque élément est adapté au profil du résident. De même dans la répartition des 24 résidents dans les trois unités, le caractère, la pathologie, les comportements ont été étudiés pour s’assurer de la compatibilité des personnes.

 L’accueil temporaire

Il y a trois chambres d’accueil temporaire. La durée conseillée du séjour est de 2 à 3 semaines. Une évaluation préalable en accueil temporaire sera indispensable pour toute demande de nouvelle entrée.

L’engagement du Département de Loire-Atlantique en faveur du handicap :

Le Conseil général de Loire-Atlantique s’emploie à concrétiser la loi de février 2005 en prenant en compte le handicap de manière transversale dans les objectifs de nombreuses politiques départementales, et notamment par des mesures collectives ou individuelles qui permettent, autant qu’il est possible, l’accessibilité de l’environnement et l’intégration dans la société aux personnes en situation de handicap. Avec 119 M€ de crédits et une progression de 14,4 % au budget primitif 2011, l’accompagnement des dépendances liées au handicap s’affirme comme une priorité forte du Département.

 Chiffres clés

► Capacités des 102 établissements de Loire-Atlantique : 2 546 places d’hébergement permanent et 680 places d’hébergement temporaire. Ouverture de 71 places en 2010 - Ouverture de 114 places en 2011

Au 31 décembre 2006, 30% des résidents des établissements d’hébergement pour adultes handicapés de Loire-Atlantique ont 50 ans ou plus, proportion largement supérieure à celle de fin 2001 (18%). Les résidents de 60 ans ou plus représentent 6% des résidents, proportion trois fois plus élevée qu’en 2001.

En Loire-Atlantique, 49 337 personnes en situation de handicap bénéficient d’une prestation, soit environ 4 % de la population départementale.

 Snoezelen

Prononcez « Snuzelen »

Développé dans les années 1970 par deux jeunes Hollandais (Ad Verheul et J. Hulsegge), le terme « Snœzelen » est la contraction de Snueffelen (sentir) et de doezelen (somnoler), que l’on pourrait traduire autour de la notion d’exploration sensorielle et de détente et plaisir.

Le concept s’articule autour de trois dimensions :
– Des propositions d’expériences adaptées autour des différentes modalités sensorielles, visuelles, sonores, tactiles.
– Le respect de la personne et de ses rythmes en lui permettant d’être actrice dans une présence empathique et attentive de la part des soignants
– La proposition d’expériences autour du relâchement et de la réduction des tensions autorisant un mieux-être potentiel.

Les expériences mises en place dans les structures d’accueil, indiquent une diminution sensible des comportements difficiles dans les temps suivant les séances. Il s’agit dés lors de trouver le juste équilibre entre stimulation et relaxation, dans une relation respectueuse de chacun.

La réalisation du concept se fait en aménageant des salles spécifiques avec des équipements qui permettent la stimulation des sens ou la proposition de détente. Mais la salle n’est pas une fin en soi, ou un outil-miracle. La démarche peut s’intégrer dans les espaces de la vie quotidienne. C’est une rencontre où la sensorialité devient médiatrice du contact avec le monde

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