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Fées, comètes et quasi-cristaux

Ecrit le 19 octobre 2011

 Un peu de rêve ?

Lors de la formation de notre système solaire, la Terre était tellement chaude que la plupart des éléments volatils, dont l’eau, se seraient évaporés. Et nous voilà à sec ! L’immense quantité d’eau qui recouvre aujourd’hui la Terre est donc vraisemblablement d’origine extraterrestre, même si son origine exacte fait toujours débat entre les scientifiques. Un grand nombre de chercheurs pensent qu’elle aurait été apportée par les comètes, sous forme de glace transportée à bord de petits corps célestes : les astéroïdes. Mais d’autres chercheurs, non moins sérieux, imaginent que ce sont les fées.

C’est que la nature révèle tant de choses bizarres ! Une équipe internationale d’astronomes a annoncé la découverte de plus de cinquante nouvelles exoplanètes (c’est-à-dire hors de notre système solaire) en orbite autour de proches étoiles, dont une « super-Terre » située dans une zone « habitable », c’est-à-dire où l’eau peut être sous forme liquide. Quand commence-t-on la conquête ?

 Deux soleils

Encore plus merveilleux, mais réel : des astronomes américains ont découvert une planète à deux soleils comme dans l’épopée cinématographique La Guerre des étoiles, selon des travaux publiés jeudi 15 septembre dans la revue américaine Science. Cette exoplanète tourne autour de deux soleils et connaît donc deux couchers et deux levers de soleil. Elle se situe à environ 200 années-lumières de la Terre.

 Quasi-cristaux

Et voilà que la réalité dépasse la fiction : le prix Nobel de chimie a été attribué à Daniel Shechtman pour la découverte des « quasi-cristaux », une structure chimique en forme de mosaïque dont l’existence était auparavant considérée comme impossible par les chercheurs. Si impossible que le pauvre homme, discrédité, a été prié de quitter son groupe de recherche !
Mais les quasi-cristaux ont fait de la résistance et, en 2009, des quasi-cristaux ont été découverts pour la première fois dans la nature, en Russie. On pense maintenant que les quasi-cristaux peuvent être utilisés dans des revêtements de poêle à frire, des isolants pour moteur de nouveaux matériaux transformant la chaleur en électricité.

 La feuille à l’eau

En s’inspirant du processus de photosynthèse des plantes, des chercheurs américains ont créé une feuille artificielle capable de transformer la lumière du soleil directement en énergie.

Composée de silice et de différents matériaux catalytiques, cette feuille ne nécessite ni branchement externe, ni circuit de contrôle. Plongée dans un volume d’eau et soumise à la lumière du soleil, elle produit des flots de bulles d’oxygène et d’hydrogène. Il suffit ensuite de récupérer ces bulles et de les intégrer à une pile à combustible pour produire de l’électricité.

En outre, les matériaux employés comme la silice, le cobalt, le nickel ou le zinc, sont abondants et bon marché.


Ecrit le 9 novembre 2011

 La jeunesse éternelle

Le journal Les Echos annonce que « des biologistes de l’université de Montpellier ont réussi à rajeunir des cellules appartenant à des personnes de plus de 90 ans »
c’était des cellules de peau et les cellule « rajeunies » ont retrouvé « la totipotence originale ».

La totipence ! Rien que ça, ça nous ragaillardit ! Jusqu’à maintenant on connaissait les cellules souches « embryonnaires » que l’on trouve dans le cordon ombilical. Ce sont des cellules « à tout faire », indifférenciées. Par leurs divisions, elles assurent la mise en place de toutes les cellules adultes différenciées de l’organisme (neurones, cellules cardiaques, cellules de peau, cellules du foie…). Mais, avec le vieillissement, ces cellules deviennent incapables de se diviser pour créer de nouvelles cellules. Une équipe de Japonais a réussi, en 2007, à partir de cellules adultes, à recréer de nouvelles cellules « rajeunies » ayant les mêmes propriétés que les cellules embryonnaires. C’était déjà bien mais il y avait une limite : il ne fallait pas des cellules trop « vieilles ».

Le mérite de Jean Marc Lemaitre et de son équipe, c’est d’avoir réussi avec des cellules de personnes de plus de 90 ans et même d’une personne de 101 ans. « Les marqueurs de l’âge des cellules ont été effacés et nous avons pu produire des cellules fonctionnelles de tous types, avec une capacité de prolifération et une longévité accrues », explique JM Lemaitre qui dirige l’équipe AVENIR de l’Inserm. Cela ouvre des perspectives formidables : on pourrait prélever une cellule d’un patient âgé atteint d’une maladie du vieillissement (Alzheimer  , Parkinson, mais aussi arthrose, maladies cardiovasculaires…), la reprogrammer en la rajeunissant et la réutiliser ensuite pour corriger la maladie. Sauf que ce n’est pas demain la veille et on ne sait pas si ces cellules risquent de présenter des anomalies génétiques potentiellement cancérigènes.

Donc, wait and see. Mais si cela se produit un jour les jeunes pourront se faire des ch’veux : les vieux resteront au boulot, les vieux croûtons resteront au gouvernement, et les jeunes, eux ... ils pourront faire la révolution pour exiger une place.