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Palestine : un peuple emprisonné

Ecrit le 19 octobre 2011

 Palestine : un peuple emprisonné

Depuis plusieurs années, le « Comité Palestine Israël Méditerranée du Pays de Châteaubriant   », (fort de 400 membres), organise un voyage solidaire dans cette région du monde. Une douzaine de personnes y sont allées cette année, du 7 au 19 Juillet 2011.

Hubert Delaunay, Gérard David, Gérard Haulbert, Françoise Guinchard racontent :
« nous y sommes allés avec trois objectifs :
– suivre les travaux faits à Beit Omar avec les subventions que nous avons obtenues
– aller voir et écouter ce qui se passe en Palestine
– informer la population à notre retour »

« Nous atterrissons à Tel Aviv, la capitale israélienne tentaculaire. Nous visitons aussi plusieurs autres villes israéliennes situées, soit au bord de la Méditerranée, soit plus à l’intérieur des terres. Ce qui frappe : les grandes artères, le développement économique, la prospérité bien visible. Or, cette image un peu fastueuse et opulente cache une autre réalité, beaucoup plus inquiétante : la militarisation forcenée de la société israélienne, la peur des Palestiniens, l’idée répandue qu’il faut se défendre contre "de présumés terroristes" ». Le groupe a rencontré à Tel-Aviv une israélienne, de l’association New Profile qui lui a parlé de la puissance et du pouvoir de l’armée, de l’endoctrinement et de la militarisation de la jeunesse. « Quand les jeunes ont fini leurs études, on ne les félicite pas pour leur diplôme, on leur dit : vous avez de la chance, vous allez pouvoir faire l’armée »

Ciel des rues

Jérusalem, la ville « trois fois sainte ». « Nous y observons la pression des Juifs et de l’Etat d’Israël sur les autres confessions et notamment sur les musulmans de Jérusalem Est ». Les Palestiniens vivent au rez-de-chaussée des maisons. Les Israéliens ont construit au dessus et se font un plaisir de jeter leurs déchets sur le sol, « au point qu’il a fallu "couvrir" les rues avec des grillages ».

Découverte de la Cisjordanie occupée. Un autre monde. L’Etat israélien est omniprésent partout militairement, à Tulkarem, Naplouse, Bethléem, Hébron, Jéricho, Beit Omar. Les "check-points" (points de contrôle) sont mobiles. « Nous avions, dans notre groupe, deux adolescents "bronzés" : les israéliens les ont arrêtés. Un jeune Français, de parents marocains, a été arrêté aussi. Malgré son passeport français, les soldats essayaient de lui faire dire qu’il était marocain ».

En Cisjordanie, territoire théoriquement palestinien, il y a de nombreuses colonies israéliennes.« J’aurais peur de me promener le soir à proximité » dit Hubert Delaunay en signalant que les Palestiniens n’ont pas le droit de sortir la nuit.

 Pacifistes et dignes

« Nous avons été reçus dans des familles palestiniennes. Nous avons rencontré des militants pacifistes et dignes. Ici, pas de dangereux terroristes palestiniens. Non ! Les Palestiniens sont plutôt paisibles, calmes. Ils résistent à l’occupant israélien à mains nues, avec la seule "non violence " pour arme. Ils survivent avec le peu de biens qu’ils ont. Ces gens souffrent au quotidien » dit Françoise Guinchard.

« En face, oui, il y a bien des agresseurs, armés jusqu’aux dents. Des barrages militaires partout jusqu’à la porte des mosquées. Contrôles, démonstrations de force, arrestations arbitraires se multiplient ; »à Beit Omar, chaque famille a , ou a eu, un de ses membres arrêtés même si des charges n’ont pu être retenues contre eux« explique Gérard Haulbert. »Les colons juifs sont partout et ils avancent inexorablement. Ils encerclent les villes palestiniennes. Ils confisquent les terres les plus fertiles, brûlent les récoltes, s’approprient et contrôlent l’eau, tirent sur les enfants palestiniens, en toute impunité. Les Israéliens vont jusqu’à démolir les maisons palestiniennes, emprisonner sans raison les jeunes Palestiniens et ériger un grand mur de séparation, un mur de l’apartheid privant ainsi les Palestiniens de terre et de travail. Ils déferlent tels des rouleaux compresseurs sur la Cisjordanie, sur des Palestiniens, chaque jour plus dépendants et plus contraints, jusqu’à être totalement dépossédés de leurs biens. C’est du harcèlement !

Le Mur

Pour les maisons proches du mur les soldats braquent des projecteurs sur les fenêtres, toute la nuit, et font du bruit, toute la nuit, pour empêcher les familles de dormir« Assurément, Israël est en train de mener la politique du pire en Cisjordanie, d’étrangler économiquement ce peuple dont il souhaite le départ voire l’extermination.. Une étudiante de troisième cycle termine une thèse sur ce qu’elle qualifie de " génocide lent ". Malheureusement, ce qui est en train de se perpétrer est bien de cette nature. Avoir vécu la Shoah autorise-t-il à tous ces abus,à tous ces débordements ? Pourquoi vouloir refaire à d’autres ce qu’on a soi même subi ? »Nous avons vu ce qu’on fait subir aux Palestiniens ; les confiscations, les démolitions, les emprisonnements arbitraires, les humiliations. L’arrogance israélienne n’a pas de limite…. Nous sommes indignés de la gravité des exactions, indignés du silence voire de l’indifférence de la communauté internationale, indignés par la désinformation et les informations tronquées qu’on nous distille : quand une roquette est envoyée par des Palestiniens, occasionnant des blessés israéliens, le monde entier le sait. Quand un soldat israélien tue un jeune Palestinien, sans raison, cela onne le sait pas« Mais l’indignation ne suffit pas ! »Nous avons le sentiment que la paix ne se fera jamais sur ce territoire car, tant que durent les négociations, Israël implante de nouvelles colonies sur les terres palestiniennes« comment Gérard David. »Pour qu’il y ait la Paix, il faut qu’il y ait la Justice, cela nous semble impossible tant que les puissances mondiales laisseront tomber les Palestiniens"


Ecrit le 19 octobre 2011

 La reconnaissance d’un Etat Palestinien

Le 23 septembre 2011 Mahmoud Abbas, Président Palestinien, a demandé l’adhésion pleine et entière d’un Etat palestinien à l’Onu. Le Conseil de Sécurité ne s’est pas encore prononcé. Pour que la Palestine devienne le 194e Etat des Nations unies, il lui faudra obtenir le feu vert de neuf des quinze membres du Conseil, sans qu’aucun des cinq membres permanents n’appose son veto. Or les USA ont déjà annoncé leur veto....

En attendant le résultat de ce grand "jeu" diplomatique, le Quartette (Etats-Unis, Russie, UE, Onu) tente de convaincre Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, de retourner à la table des négociations. Dans le même temps M. Netanyahu a annoncé la construction de 1100 logements pour des Juifs dans le quartier arabe de Jérusalem-Est.... Un message sans équivoque envoyé aux Palestiniens mais aussi aux Israéliens : la paix n’est pas pour demain…

Une recommandation a été adoptée à l’Unesco pour faire de la Palestine un membre à part entière de l’Organisation.


Ecrit le 14 décembre 2011

 Fipsouk

A Châteaubriant, l’association Palestine-Israël s’est engagée concrètement dans dans le soutien à l’opération « construction de chemins » à Beit Ommar, ces chemins
qui permettent aux paysans palestiniens d’accéder à leurs champs. Pour Noël, le comité propose « d’apporter du soleil dans vos cadeaux » en achetant des produits palestiniens : du frikké ou une bouteille de Debes, un chameau ou une crèche en bois d’olivier, un saladier ou des mugs, ou des livres. Les producteurs sont d’Hébron, Ramallah, Naplouse. Il est possible de voir et commander les produits en ligne.

Adresse de Fisouk


Ecrit le 14 décembre 2011

Le Conseil Général bientôt partenaire de la Palestine

Le 31 octobre dernier lorsque la Palestine a été reconnue État membre à part entière au sein de l’UNESCO, le Département de Loire-Atlantique a exprimé sa satisfaction pour cette victoire historique du peuple palestinien. Quelques mois plus tôt, en mai, le Département avait déjà soutenu l’initiative   collective « un bateau pour Gaza » portée par les acteurs solidaires avec la Palestine. Pour marquer encore davantage son attachement au peuple palestinien, le Département souhaite aujourd’hui engager une coopération décentralisée avec une collectivité de Palestine. Des élus du Conseil général participeront pour cela aux Assises franco-palestinienne de la coopération décentralisée qui auront lieu les 23 et 24 janvier prochain à Hébron.

Fabienne Padovani, vice-présidente, déclare : « La coopération décentralisée que nous menons avec les provinces d’Agadir au Maroc et de Mahdia en Tunisie est en adéquation avec nos propres compétences sociales : la petite enfance, le handicap, l’égalité hommes / femmes. Notre souhait est d’élargir cette coopération à la Palestine car de nombreuses associations de Loire-Atlantique agissent aujourd’hui sur le terrain. Par ailleurs, il nous paraît important de soutenir la démarche de reconnaissance de l’État palestinien auprès de l’ONU"


Ecrit le 17 octobre 2012

 Estelle vogue vers Gaza

La troisième « flottille de la liberté » a mis le cap sur Gaza : la goélette Estelle est partie du port de Turku en Finlande, elle a fait escale à Douarnenez du 19 au 22 août, avant de se rendre en Italie. Elle a quitté le port de Naples le 6 octobre, avec l’objectif de rejoindre Gaza en une douzaine de jours, forçant le blocus israélien. Ce trois-mâts de 53 mètres affrété par le comité suédois « Un bateau pour Gaza » constitue, à lui seul, la troisième « flottille de la liberté » qui va essayer d’ouvrir une voie maritime jusqu’à l’enclave palestinienne, après deux tentatives infructueuses en 2010 et 2011. Le gouvernement israélien a déjà fait savoir qu’il entendait l’arraisonner avant qu’il pénètre dans les eaux palestiniennes. Tout l’équipage, parfaitement conscient du risque d’une interpellation, se prépare à n’opposer qu’une résistance strictement non-violente au possible abordage du navire.

 La mer rétrécie

Même si l’Estelle parvient à pénétrer dans les eaux palestiniennes, le bateau ne pourra pas accoster, car le port a été totalement détruit par les bombardements israéliens, durant l’opération « Plomb durci », et il devra donc mouiller au large. Il est prévu que les petits bateaux des pêcheurs palestiniens, cantonnés depuis 2009 dans la limite des trois milles maritimes, viennent aider à décharger la cargaison. Les accords d’Oslo (1995) prévoyaient une limite de 20 milles nautiques pour les bateaux palestiniens au large de Gaza. Cette limite a été ramenée à 12 milles par les accords Bertini de 2002, et à six milles en 2006, avant d’être réduite à une zone de pêche de trois milles depuis 2009.