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L’horreur chimique

Ecrit le 23 novembre 2011

La science, sans conscience, ne cesse de faire des ravages ! Et la maladie progresse dans nos pays dits « déve-loppés » Deux exemples récents : les biberons et l’aspartame.

Une enquête du Nouvel Observateur, du 17 novembre 2011, révèle que l’industrie continue à fournir aux maternités des biberons stérilisés à l’oxyde d’éthylène.

Certes les biberons sont « ventilés » dans les usines mais la texture moléculaire du caoutchouc piège le gaz dans des micro-cages. Or l’oxyde d’éthylène est un cancérogène actif dès les premières molécules. Il s’attaque aux plus grosses molécules : les protéines des globules rouges, mais aussi les globules blancs en prenant l’ADN pour cible. L’oxyde d’éthylène est alors en mesure de modifier le message ADN et de provoquer une mutation génétique. Le risque extrême, c’est que le dérèglement du message génétique con-duise à une prolifération des globules blancs ainsi déréglés et provoquent éventuellement une leucémie. (selon André Picot, ancien directeur de recherche au CNRS)

Le Centre International contre le Cancer a classé cette substance au premier rang des génotoxiques en 1994 ! Mais on continue à s’en servir ce qui est un paradoxe : pour éviter quelques germes microbiens, on fait ingurgiter au bébé des molécules hyper-toxiques. On marche sur la tête !

En août dernier Greenpeace alertait sur la présence de nonylphenol toxique dans nos vêtements et chaussures. En Europe, le recours au nonylphénol est interdit depuis 2003 dans l’industrie textile. Mais l’externalisation de la fabrication de nos vêtements ou chaussures, en Chine ou ailleurs, n’induit pas le même respect !

En octobre dernier le WECF rappelait que les jouets des enfants contiennent trop de substances chimiques nocives : des retardateurs de flammes bromés, du formaldéhyde, du benzène, mais aussi des phtalates. Adoptées en 2008, de nouvelles réglementations ne seront applicables qu’en 2014. Dame ! Il faut protéger l’industrie !

Aujourd’hui on apprend que l’aspartame entraînerait un risque majeur d’accouchement prématuré. Une étude italienne réalisée sur des souris exposées à l’aspartame pendant la gestation, a montré que la consommation d’aspartame favorisait à long terme, chez les rongeurs, les risques de cancer, notamment du foie et du poumon.

Même les médicaments sont sujets à caution. Le Thiotepa, anticancéreux utilisé dans le traitement de certaines tumeurs chez l’enfant, est au centre d’un différend qui vient d’être porté devant les tribunaux, entre son fabricant, l’allemand Riemser, et le laboratoire français qui le distribue. Riemser a découvert des lots encore commercialisés en France en mars 2011, alors que leur date de péremption arrivait à échéance en mars 2009 ! Et, de plus, le laboratoire français aurait produit un faux certificat relatif à ces lots, avec pour date de péremption le mois d’août 2011.

Quant à l’Héparine, anticoagulant largement utilisé en France (34 millions de doses administrées en 2009), il est produit à partir de muqueuse intestinale de porc.

Les besoins des pays occidentaux excédant largement leur production, la moitié de l’héparine consommée dans le monde provient aujourd’hui de Chine où des fraudeurs pourraient mélanger de l’héparine de bœuf à de l’héparine de porc, sans que cette manipulation soit détectable. Dès lors, les consommateurs pourraient être exposés au prion de la « vache folle »...