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CCRN : une usine Quali’fourrages à Nozay ?

Ecrit le 23 novembre 2011

Le Conseil Communautaire de Nozay, le 16 novembre 2011, a entendu les demandes del’association « Quali’fourrages », un terrain et des aides pour obtenir des subventions ... Il s’agit d’un projet collectif de séchage de fourrages à partir d’énergie renouvelable. L’idée a germé en décembre 2008 : Christophe Grandière, de Rougé, et un groupe d’éleveurs du Pays de Châteaubriant  , ont souhaité développer l’autonomie en protéines de leurs élevages : moins de soja importé, plus de traçabilité ; produire avec moins d’intrants pour avoir de l’herbe de qualité et, ce qui n’est pas négligeable, simplifier l’organisation du travail : gain de temps, moindre mécanisation.

Les études ont été menées avec le pôle de recherche de l’école supérieure d’agriculture d’Angers. Le scénario retenu est : un tube sécheur et un four à bio-masse : simplicité du système, coûts d’investissements plus faibles, approvisionnement en bois avec la plateforme bois-énergie de Nozay. Objectifs : sécher la luzerne, en faire des granulés destinés au bétail et, en productions complémentaires, fournir de la chaleur à une collectivité proche et, pourquoi pas, utiliser le four à biomasse pour produire des granulés de bois. Des exemples sont étudiés à Domagné (avec la Coopedom) et à Changé (avec la Codema). La COOPEDOM à Domagné en Ille et Vilaine rassemble 700 adhérents sur un rayon de plus de 30 km, et produit 37 000 tonnes de fourrages séchés. La CODEMA à Changé en Mayenne regroupe 540 agriculteurs sur un rayon de moins de 20 km qui produisent 18 000 tonnes de fourrages déshydratés.

« Nous pourrions regrouper 400 à 500 adhérents (sur un total de 1200 exploitations agricoles) et 900 hectares de production de luzerne ou de miscanthus , dans un rayon de 20 km » expliquent encore Christophe Grandière et Thierry Rétif directeur de la Maison de l’Agriculture de Châteaubriant.

Le système permettrait une traçabilité totale : un producteur bio, pourrait récupérer sa luzerne bio et la faire traiter à part, pour récupérer des granulés bio ! Nous avons prévu de collecter et de traiter les produits, parcelle par parcelle et nous aurons, pour cela, 16 boisseaux de stockage

Il faudra que les agriculteurs adhérents cultivent 4 ou 5 ha de luzerne (et moins de maïs et de céréales). L’usine de déshydratation tournera 6 jours sur sept, avec 9 personnes (et 27 en pleine saison). La collecte des fourrages se fera en 2 x 8, le traitement en 3 x 8. Une mutualisation du personnel administratif est envisagée avec Domagné.

Total de l’investissement : 6 millions d’euros [ou 4,7 millions en cas d’achat d’un four d’occasion]. Le groupement envisage de faire financer 10 % du projet par les adhérents et d’obtenir des subventions pour le reste.

Il y a un an la luzerne déshydratée s’achetait à 160-180 € la tonne. Maintenant c’est 100 euros de plus. « Avec notre projet, nous pensons avoir un gain économique et diminuer notre temps de travail de 50 à 60 heures par an, pour chacun, tout en créant des emplois » . « Et, de plus, cela assure notre sécurité fourragère pour l’avenir car, à l’heure actuelle, il nous faut acheter des granulés en Espagne ».

Il reste notamment à étudier la localisation de cette usine : un terrain de 25 000 m2 avec un bâtiment de 2000 m2. Peut-être à proximité du centre d’enfouissement de Treffieux pour participer au séchage des lixiviats ? Il faudra aussi bien penser l’installation pour éviter d’enfumer le voisinage (comme cela s’est produit à Domagné, avec des fumées contenant de la vapeur d’eau à laquelle se mêlent des débris végétaux, des produits de combustion et des dérivés organiques résultant de la chauffe des végétaux). Il faudra également calculer l’accès pour limiter les nuisances occasionnées par la rotation d’une quarantaine de camions.

La production de chaleur serait faite avec du bois, d’où l’intérêt de la proximité avec la plateforme bois-énergie de Nozay.

La décision est à prendre en janvier 2012


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Abbaretz

La commune d’Abbaretz acquiert un terrain de 1396 m2 sur lequel se trouve une maison à démolir. Sur ce terrain sera réalisé un parking de 419 m2, à proximité de l’école et des locatifs sociaux sur les 977 m2 restants. Le Conseil Général accordera 78 400 €, la commune d’Abbaretz gardera 19 600 € à sa charge.