Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Chômage, emploi > Crise 2008 à 2015 > L’Etat vit au-dessus de nos moyens

L’Etat vit au-dessus de nos moyens

Ecrit le 14 décembre 2011

 L’Etat vit au-dessus de nos moyens

Austérité partout : on nous dit que nous vivons au-dessus de nos moyens ! Avez-vous donc fait, mauvais Français que vous êtes, des dépenses à tout va ? (1)

La vérité est que c’est l’État qui vit au dessus de NOS moyens car c’est l’Etat qui fixe lui-même (à la différence d’un ménage) ses dépenses et ses recettes. Ces dernières années la droite a vidé consciemment les caisses publiques en diminuant les impôts des ménages les plus riches et des sociétés. Elle veut imposer des sacrifices à tous les autres.

Les carottes, ça rend aimable

Selon le Conseil des prélèvements obligatoires (« Entreprises et niches fiscales et sociales », octobre 2010, page 233) : les trois principales niches fiscales (elles con-cernent toutes les trois l’impôt sur les sociétés et avantagent les grands groupes), créées par la droite avant 2007, sont :

  • - Régime des sociétés mères et filiales : coût de 34,9 milliards d’euros pour l’année 2009.
  • - Régime d’intégration fiscale : coût de 19,5 milliards d’euros pour l’année 2009.
  • - Niche Copé (taxation à taux réduit des plus-values à long terme provenant de cession de titres de participation : 6 milliards d’euros en 2009.

Pour ces trois niches fiscales : un manque à gagner de 60,4 milliards d’euros.

On peut y ajouter le coût (selon la Cour des comptes) des trois niches fiscales ajoutées par Sarkozy :

  • - Heures supplémentaires : 4,5 milliards d’euros.
  • - TVA réduite sur la restauration : 3,5 milliards d’euros.
  • - Passage du bouclier fiscal à 50 % des revenus déclarés : 0,7 milliards d’euros.

Soit 8,7 milliards d’euros pour ces trois niches fiscales. Au total pour les six niches fiscales : 69 milliards d’euros. A comparer avec le plan de rigueur de 8 milliards d’euros.

Il faudrait ajouter à cela la baisse de l’impôt sur le revenu due à la diminution du nombre de tranches (de 13 avant 1986 à 5 aujourd’hui), au passage de la tranche supérieure de 65 % (avant 1986) à 41% aujourd’hui. Coût pour les finances publiques : 15 milliards d’euros en 2009.

Il ne faudrait pas oublier la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (avant même les niches fiscales) : de 50 % à 34,6 % aujourd’hui. Coût pour les finances publiques : 20 milliards d’euros en 2010 (Rapport de la Cour des comptes 2010).

Au total : 69 + 35 = 104 milliards d’euros en une année.

Niches sociales : 42 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales en 2009 (Rapport du Sénateur de droite Jean-Jacques Jégou au nom de la commission des finances du Sénat – 2010)

Intérêts payés aux détenteurs de la dette publique : 48 milliards d’€ en 2009.

Au total : 104 + 42 + 48 = 194 milliards d’euros en 2009 alors que le déficit public (État, Sécurité sociale, Collectivités territoriales, organismes centraux) s’élevait à 145 milliards d’euros. Le rapporteur UMP, Gilles Carrez de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale estimait (en 2010) que les années 2000 à 2010 étaient : « 10 années de pertes de recettes non compensées ».

Jean-Jacques Chavigné


Ecrit le 14 décembre 2011

 La lutte finale

« Les bonus, c’est bien gentil, mais je crois que vous ne vous rendez pas compte que d’ici deux jours, ou une semaine, notre monde pourrait disparaître. C’est Armageddon ». Autrement dit, la bataille finale qu’il ne faut pas perdre, sous peine de perdre la guerre. Pas encore la fin du monde donc, mais plus très loin. « Nous sommes tout près d’une grande révolution sociale », a dit Jean-Pierre Mustier, à l’Ecole des Mines le 30 novembre 2011. L’ancien patron de Jérôme Kerviel, aujourd’hui patron de l’activité de Banque de Financement et d’Investissement (BFI) d’Unicredit, (banque italienne) a ajouté : « Les banques ont dégagé des taux de rentabilité trop importants. Maintenant soit c’est 1789, soit c’est un changement majeur de notre industrie ». 1789 ? Oh oui !


Ecrit le 21 décembre 2011

 Egoïstes

Dans les débats sur la dette, on entend souvent l’idée selon laquelle nous (génération actuelle) sommes de grands égoïstes, car nous nous endettons et que ce sont nos enfants et petits enfants qui devront rembourser. Argument contestable pour une première raison : si nous parvenons à faire de la croissance économique et donc à faire croître le niveau de vie des Français, nos enfants et petits enfants seront plus riches que nous. Demander aux générations futures de rembourser pour les générations présentes peut donc être vu comme un mécanisme de redistribution des riches (générations futures) vers les pauvres (génération présente).

Deuxième idée rarement évoquée dans le débat public, nous léguons certes une dette aux générations futures, mais également un patrimoine. Or l’Insee vient de publier un document donnant la mesure du patrimoine économique national : plus de 13 000 milliards d’euros, soit 7,8 fois le produit intérieur net.

On peut donc faire des calculs :

-* Population française : 63 136 000
-* Dette publique : 1 693 milliards
-* Dette publique par personne : 26 815 €
-* Population française : 63 136 000
-* Patrimoine national : 13 065 milliards
-* Patrimoine par personne : 206 934 €
-* Dette / patrimoine : 13% (Bien sûr, ce ne sont que des moyennes)

Octobre 2012, l’emploi c’est terrible !

La dette de la France


NOTES:

(1) Source : démocratie et socialisme