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Conseil Municipal du 13 décembre 2011 : encore des caméras

Ecrit le 21 décembre 2011

 Vidéo-surveillance et point de fuite

Revoilà la vidéo-surveillance : après avoir installé 7 caméras, la municipalité de Châteaubriant veut en installer 5 autres. Pour un total de 35 000 euros. Echec ou incohérence ? La municipalité s’est félicitée depuis longtemps d’avoir porté de 11 à 17 le nombre de policiers. Elle dit aussi que la délinquance a baissé. Alors pourquoi des caméras ? Pascal Pannier demande : « une caméra au carrefour de la Ville en Bois, mais pourquoi ? » - Réponse d’Alain Hunault : « parce que c’est un point de fuite de la ville »- Comme s’il n’y avait pas de nombreuses petites routes qui permettent de fuir la ville ! Et s’il s’agit de contrôler « les fuites » pourquoi pas sur les routes de Laval, Vitré, Rennes ?

En réalité les fameuses caméras n’empêchent pas les agressions et les vols. Elles permettent seulement de repérer plus facilement (?) les auteurs de délits. Il n’y a donc pas protection, mais aide aux enquêtes de gendarmerie. Rappelons qu’il existe une étude de la Cour des Comptes, parue en juillet 2011, disant : « L’importance des sommes en jeu justifie que l’efficacité des dispositifs de vidéo-surveillance de la voie publique soit évaluée. d’autant plus que les différentes études conduites à l’étranger, notamment au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Australie, ne démontrent pas globalement cette efficacité. Or, la France se caractérise par la quasi-absence d’enquête con-cluante sur le sujet ».

A Lyon, les caméras de vidéo-surveillance permettent, en moyenne, une arrestation par caméra et par année. 200 arrestations, pour 219 caméras, comparées aux 20 604 actes de délinquance dits de voie publique... (Les chiffres sont issus d’un rapport de la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes, en mai 2010). A Lyon, la ville dépense entre 2,7 et 3 millions d’euros par an, soit l’équivalent de près d’une centaine d’emplois municipaux de proximité potentiellement capables de rassurer la population et de réguler les conflits de la vie quotidienne de manière plus efficace

« Quelle est votre politique en matière de prévention de la délinquance ? » a demandé Nathalie Orrière en rappelant que la population la plus en danger est celle de la sphère privée. « Quelle médiation avez-vous organisée ? Quels éducateurs de rue ? ». En réponse elle ne s’est attiré qu’un haut-le-cœur des élus de la majorité.

Peu importe en définitive que les crimes et délits soient, ou non, empêchés, le tout est que l’individu lambda, celui qui n’a pas l’intention d’entamer une carrière de délinquant, sache que le moindre de ses actes est surveillé. Réprimer ce qu’il y a de plus anodin et le faire à la vue de tous, pour laisser croire que ce qui est plus grave est empêché, telle est peut-être la logique du développement de la vidéo-surveillance !

Télécharger le document : Efficacité de la vidéo-surveillance , format pdf de 466.8 kilo octets
Télécharger le document : sécurité-publique-Lyon , format pdf de 588.5 kilo octets
Télécharger le document : Vidéo-surveillance , format pdf de 128.9 kilo octets

 Rapport de la Chambre Régionale des Comptes

Le Conseil Municipal a entendu le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur six ans (2005-2009) signalant « une politique de baisse des taux de fiscalité et un effort d’investissement conséquent. L’augmentation soutenue des charges a réduit l’autofinancement sans toutefois compromettre la situation financière. L’endettement reste maîtrisé ». (ndlr : La situation financière est donc bonne, comme elle l’était devenue en 2001 sous la municipalité de Martine Buron). Toutefois « la mise en place d’un programme pluri-annuel d’investissement serait de nature à conforter l’exécution budgétaire déjà de très bon niveau » dit le rapport, rejoignant là ce que demandent les élus d’opposition !

La Chambre relève aussi que « de nombreux états sont incomplets ou non-conformes à la réglementation notamment ceux relatifs à la dette, aux provisions, à la variation du patrimoine, aux concours attribués (...) ce qui conditionne par conséquent la qualité du vote des conseillers municipaux » et la bonne information des citoyens.

La Chambre signale en outre que « le taux d’endettement reste élevé » : 82,4 % des recettes réelles de fonctionnement. et que « l’auto-financement diminue fortement depuis 2008. En 2005 la commune avait dégagé une épargne nette de 1354 k€, celle-ci n’est plus que de 334 k€ en 2010 ».

Rapport de la Cour des comptes au sujet de Châteaubriant

Réponse du maire au sujet de ce rapport

Télécharger le document : Rapport Cour des Comptes , format pdf de 56.4 kilo octets

 Dojo

Le 30 mai 2011, le Conseil Municipal a décidé de construire un complexe sportif à côté du « Centre Bretagne » - Il n’en est plus question dans le DOB (débat d’orientation budgétaire) mais le maire a dit qu’il serait fait. Et voilà qu’apparaît, en plus, un « dojo » (pour le judo). On n’en sait ni le prix ni le lieu d’implantation. Le maire rappelle seulement que, en 10 ans, treize millions d’euros ont été consacrés aux investissements sportifs. Les élus minoritaires n’ont pas osé rappeler qu’aucune maison des associations n’existe à Châteaubriant !

 Pipi ??

Les « décisions du maire » révèlent les choix de la majorité municipale. Par exemple :

  • - 12 041 € TTC pour les animations de rues les 17-18 décembre (on ne sait pas le prix de l’exposition du Marché Couvert  )
  • - 8374 € pour la seule soirée « Eclats de Sportifs » du 10 novembre 2011, vous savez, celle où on a vu le ministre David Douillet !
  • - 27 632 € HT   pour la sonorisation du centre-ville (et il faudra y ajouter 20 321 € HT   s’il s’agit de sonoriser la rue Pasteur)
  • - et 66 463,10 € HT   pour un « édicule de service » sur la Place de la Motte rénovée. S’agit-il des pissotières ??

 Oh la belle Place !

Les édiles locaux vont certainement s’enorgueillir de la rénovation de la place de la Motte. Mais que de loupés : on dirait que tout a été fait pour dissuader les Castelbriantais de venir au centre ville !

A Châteaubriant on arrête pas d’innover : après les rues à trois stops on a maintenant des ronds points avec priorité à droite ! Et des petits ronds points de rien du tout sur lesquels on est pratiquement obligé de passer pour tourner à gauche (si vous n’avez pas une direction assistée et un petit véhicule c’est râpé) mais attention à la maréchaussée

Ces absurdités perturbent les conducteurs habitués aux carrefours à sens giratoire à priorité à gauche qui ne savent plus qui est prioritaire, alors forcément ça coince. D’autant que le parking débouche aussi sur le rond point près du bureau de tabac. Tout cela donne l’impression qu’il y a du monde en ville … c’est toujours ça !

Il y avait pourtant la place pour faire de véritables ronds-points et fluidifier la circulation surtout aux heures d’affluence mais non le tape-à-l’œil est toujours prioritaire !

Si vous stationnez le long de la chaussée devant la banque ou à droite et à gauche de la contre-allée faites attention en descendant et prévenez les passagers : vous risquez de vous affaler dans un petit fossé plein de cailloux. C’est peut être joli mais dangereux !

Cerise sur le gâteau la grosse verrue des toilettes publiques qui trône au beau milieu de cette belle réalisation ! De là à penser que ceux qui ont imaginé et approuvé ces choix ont des goûts de chiottes …je n’oserai pas …
Gyl


 Selon que vous serez ...

Début septembre 2011, un maçon a été condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à un an de prison ferme pour une fraude fiscale touchant à la TVA. L’administration fiscale lui reproche de ne pas avoir versé 85 000 € de TVA.

Un maçon turc qui avait minoré son chiffre d’affaires pour limiter le montant de ses charges a été condamné à 30 mois de prison, dont un an ferme, pour fraude fiscale par le tribunal de Lorient. Le détournement était estimé à plus de 130.000 euros.

Liliane Bettencourt dissimulait plus de 100 millions d’euros en Suisse. Les héritiers se sont excusés, ils ont promis de rembourser (moyennant quelques amendes, paraît-il) et ont juré qu’ils ne recommenceraient plus. L’administration fiscale (et politique) a donc décidé de ne pas s’aventurer sur le terrain judiciaire.

Les maçons ont sans doute oublié de promettre qu’ils ne recommenceraient plus …