Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Thèmes généraux > Chômage, emploi > Crise 2008 à 2015 > Janvier 2012 : sombres bilans

Janvier 2012 : sombres bilans

Ecrit le 4 janvier 2012

 Emploi : Un million de plus !

Le chômage a atteint en novembre 2011 son plus haut niveau depuis 12 ans, avec 29 900 personnes supplémentaires sans aucune activité inscrites à Pôle emploi, pour atteindre un total de 2,844 millions de personnes, selon les chiffres du ministère du travail publiés le 26 décembre. C’est un niveau inégalé depuis les 2,849 millions recensés en novembre 1999. Le PS a résumé le « bilan de Nicolas Sarkozy » à « un million de demandeurs d’emploi supplémentaires en une mandature ». « Derrière les effets de manche, derrière les coups politiques - personne n’est dupe des visées électoralistes du ’sommet pour l’emploi’ annoncé pour le 18 janvier 2013-, il est temps de s’en préoccuper à quatre mois de l’élection présidentielle », a commenté Alain Vidalies. Robert Rochefort, membre de l’équipe de campagne de François Bayrou, a, lui, déclaré que « la nouvelle augmentation du chômage n’est pas une surprise. Elle contredit toutes les annonces que le gouvernement a martelées au cours de l’année 2011. Le chômage ne recule pas, il accroît même sa progression (...) ».

Face à l’urgence, Nicolas Sarkozy a convoqué pour le 18 janvier un sommet sur l’emploi, que la CFDT notamment réclamait depuis l’annonce, l’été dernier, du premier plan de rigueur concocté par le gouvernement. 

Selon Xavier Bertrand, "Le chômage n’est pas un problème franco-français.

Fontaine au cresson

Il n’y a que l’Allemagne aujourd’hui qui voit son chômage reculer". Bon, c’est vrai, c’est pas un problème franco-français, mais y’a pas que l’Allemagne qui s’en sort mieux : y’a aussi l’Autriche, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, l’Italie, ... selon les statistiques officielles européennes !

Source 1 : le chômage dans la zone euro

Etude eurostat sur le chômage


Ecrit le 4 janvier 2012

 Or noir

L’essence est vraiment l’or noir. Selon le ministère du développement durable, le prix moyen d’un litre de gazole s’est élevé à 1,34 € depuis le début de l’année, contre 1,15 l’an dernier, et celui du super SP 95 à 1,50 € (au lieu de 1,35). Au 30 décembre 2011, le gazole est à 1,359 à Châteaubriant et le SP 95 à 1,519 à Châteaubriant


Ecrit le 4 janvier 2012

 Restos du cœur

Les Restos du cœur auront besoin d’au moins cinq millions d’€ de plus en 2011-2012 pour répondre à une demande qui ne cesse d’augmenter sous l’effet de la crise économique. « Aux Restos du cœur, un repas coûte environ un euro. L’an dernier, on a servi 109 millions de repas à 860 000 bénéficiaires. Si on devait constater 5 % de personnes en plus durant toute la durée de la campagne, cela représenterait cinq millions d’euros de besoins en plus » dit le Président O.Berthe.

Rappel : en 2007-2008, les Restos du Cœur ont servi 91 millions de repas à 700 000 personnes.

Activité des restos du cœur
Périodes Repas Personnes
2007-2008 91 millions 700 0000
2010-2011 109 millions 860 000

Cela fait donc, en 4 ans de Sarkozy :
20 % de repas en plus et 23 % de personnes en plus ! Belle progression !


Ecrit le 4 janvier 2012

 Logement

Le gouvernement refuse d’encadrer les prix des loyers et de réquisitionner les logements vides car il juge ces mesures inefficaces ou contraires au droit de propriété, a dit le secrétaire d’Etat au logement, Benoit Apparu. Selon la Fondation Abbé Pierre, la pauvreté s’aggrave alors que les prix flambent. La France compte 3,5 millions de personnes pas ou mal logées, et plus de 18 700 ménages prioritaires dans le cadre du Dalo n’ont pas été relogés par les préfets au-delà du délai légal. Les orientations actuelles de la politique du logement ne font que renforcer les inquiétudes : désengagement de l’Etat sur le budget des aides à la pierre, remise en cause du conventionnement social dans le parc privé, politique de prévention des expulsions locatives au point mort...


Ecrit le 4 janvier 2012

 Le train aussi augmente

Voyager en TGV coûtera 3,2 % de plus à compter du 3 janvier 2012. La moitié de cette hausse s’explique par le relèvement du taux réduit de la TVA de 5,5 % à 7 %, décidé par le gouvernement dans le cadre du deuxième plan de rigueur présenté en novembre. Le reste de la hausse est imputable à la majoration tarifaire voulue par la SNCF. Début 2011, les billets s’étaient renchéris de 2,85 %, soit plus que l’inflation. La SNCF avait alors justifié un tel relèvement par l’augmentation du coût des péages qu’elle acquitte à RFF, le gestionnaire du réseau ferroviaire, pour faire circuler ses trains. En 2010, la hausse des tarifs des billets avait été de 1,9 % et de 3,5 % en 2009.


Ecrit le 4 janvier 2012

 Précarité énergétique

« Actuellement, les ménages qui ont des revenus inférieurs aux plafonds de la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire peuvent bénéficier des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Mais seuls 600 000 sur 1,5 à 2 millions des foyers éligibles en bénéficient effectivement » c’est le ministre Eric Besson qui révèle cela !

La loi reconnaît la précarité énergétique comme la difficulté à disposer de l’énergie nécessaire à la satisfaction des besoins élémentaires. 3,8 millions de ménages en France dépensent plus de 10 % de leur revenu pour se chauffer. 3,5 millions de ménages ont froid dans leur logement ! Mais le tarif de première nécessité n’est attribué qu’à 600 000 familles. Pourquoi ? Les actionnaires d’EDF auraient-ils la réponse ? Le chiffre d’affaires d’EDF sur les neuf premiers mois de 2011 est de 47,2 milliards d’euros, en croissance de 3.2 % ...


 Nuisances

2011 nous aura rappelé ce paradoxe : les politiques ont une capacité de nuisance considérable, même s’ils ont une capacité limitée de résoudre les problèmes économiques. L’absence d’action des pays de l’Eurozone, et de l’Europe en général, a démontré cette faculté destructrice. (...) Reconstruire une confiance mettra du temps, et coûtera infiniment plus cher que si les responsabilités avaient été prises à temps. Les erreurs financières se paient comptant et trébuchant.

Les déficits publics s’autoalimentent en raison de l’endettement et des taux d’intérêt de ces emprunts. Dans le déficit des dépenses courantes de 80 milliards que la France annonce, près de 50 milliards proviennent de la charge d’une dette qui a augmenté de 55% en cinq ans et risque d’atteindre 2.000 milliards d’euros à la fin 2012.

L’influence de la finance sur l’économie menace la démocratie. Nous sommes au seuil d’une crise de société.

Lu sur Démystifier la finance