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La règle d’or

Ecrit le 11 janvier 2012

 La règle d’or

règle d’or

Dans l’idéal, c’est une règle saine : en gros, c’est ne pas dépenser plus que ce que l’on a gagné. Et non pas tirer des plans sur la comète sur ce que l’on va ou que l’on croit pouvoir gagner. La nuance est bien notée ?

Un « tiens » vaut toujours mieux que deux « tu l’auras », n’est ce pas ? Elle serait bien vaniteuse, la personne prétendant être capable de décrire l’avenir, même sur la seule prochaine année. La stabilité a perdu en route toute sa substance. Changement et adaptation (donc incertitude) l’ont remplacée. Aujourd’hui, la réaction doit se faire dans la seconde, et même la nano-seconde (merci électricité, informatique et Internet ?).

Est-ce effrayant ? NON !. Par contre c’est angoissant et déstabilisant. Pas dans nos habitudes. Qu’on se le dise, c’est déjà la nouvelle règle du jeu pour nous. Pour nos enfants et notre descendance, la qualité de l’information (parmi tout le fatras proposé) et la vitesse (en constante hausse) de la réaction seront primordiales.

Mais revenons à nos moutons, revenons à la Règle d’Or. Comme moi, vous gérez votre budget. Sauf très gros investissement (achat logement, voiture…), votre gestion se fait au mois le mois. Parfois au trimestre. C’est une règle fondamentale de prudence. Nous naviguons à vue, en tenant compte de nos revenus, de notre épargne (quand il en reste) ou de notre endettement (situation difficile aujour-d’hui). Puis nous prenons nos décisions pour boucler le mois avec une petite marge de sécurité au cas où… Je suis dans le vrai ? Toutes les petites et moyennes entreprises font de même. Si jamais ça dérape inconsidérément, notre banquier nous remet très vite les pieds sur terre.

L’Etat Français peut être assimilé à une très grosse entreprise, avec ses recettes et ses dépenses. Sauf que l’Etat, s’il dépense plus qu’il ne gagne, fait appel à l’emprunt. C’est ce que l’on appelle la Dette, qui nous cause bien du souci, comme à tous nos partenaires européens, quand elle devient excessive. Cela fait maintenant 20 ans que notre Etat est en situation de sur-endettement, et donc les sommes s’additionnent. Et c’est notre pomme (nous, simples citoyens), qui n’avons rien demandé, qui garantissons le remboursement sur notre propre honneur ! Car c’est une dette qualifiée de « souveraine », c’est-à-dire cautionnée par le peuple qui a élu ses (chers) dirigeants. Emprunter est relativement facile, rembourser est une autre paire de manches. Qui dit emprunt dit aussi Intérêts. A ce jour (début 2012), les seuls intérêts (sans parler de remboursement du capital restant dû) de la dette sont le 1er poste de dépense de notre barque France, dépassant même allègrement le montant attribué à l’Education Nationale…

J’en arrive au plus rigolo, si vous me permettez l’expression. En Octobre/Novembre, tous les média se focalisent à disséquer (pardon, analyser) le « Collectif budgétaire » de notre Etat France. C’est quoi ? Un simple chiffrage des recettes et des dépenses prévisibles sur toute l’année suivante. Pour le chapitre « dépenses », ça va assez vite car nos gouvernants (avec l’aide ou non de certains Députés ou Sénateurs) connaissent nos engagements. Cela n’empêche point certaines surprises. Je pense au trou de la SECU ou aux montants affectés à la Cohésion Sociale, largement délocalisée aux Départements sans la contre-partie financière nécessaire. C’est de bonne ( ?) guerre. Mais le plus poilant, c’est le chapitre « Recettes ».

Ah. Nos recettes !!. Avant d’aller plus avant, il faut bien comprendre que, s’il n’est publié qu’en novembre, le collectif budgétaire se prépare dés janvier et s’affine au fil des mois, avec l’avis « autorisé » de nos soi-disant Experts en matière économique. Faute de mieux, c’est à se tordre de rire. Chacun, chacune défend avec bec et ongles son pré-carré, son entrecôte (en gros, remplir son frigo). L’essentiel est de prédire quel sera le montant et la croissance de notre P.I.B. (Produit Intérieur Brut). C’est une bonne question, comme estimer le poids de la bourriche ou du cochon dans la fête de nos villages. Et c’est la foire d’empoigne. Sur 2011, le 1er trimestre concluait à un généreux + 3 % de croissance. Au second et troisième trimestre, on commençait à se demander si la barre des +1.9 % était atteignable. Dans la dernière ligne droite avant publication, le taux retenu est de 1.75 %... alors que le monde entier (dont le F.M.I, Fonds Monétaire International) imagine au mieux un 0 % sur l’année 2012, s’il n’y a pas récession (croissance négative, qui nous pend au nez). Je pressens qu’un modèle économique n’a plus sa place, que ses jours sont comptés.

Et notre Règle d’Or dans tout ça ? J’y reste favorable, avec une condition : que les dépenses soient bien basées sur l’année à venir, mais que les recettes soient sagement calées sur l’année écoulée (endettement ou excédent). La visibilité devient parfaite. Cela vous parait simpliste ? Alors relisez et je reste à l’écoute de vos remarques.

P. lecteur de Blain


 Le repli de l’activité dans la zone euro se poursuit

L’activité du secteur privé de l’Union monétaire diminue pour le 4e mois consécutif en décembre 201, tant chez les fabricants que chez les prestataires de services, la contraction ralentissant toutefois dans chacun des deux secteurs. Les données par pays témoignent également du caractère général du ralentissement de l’économie. L’activité globale augmente en Allemagne, se stabilise en France mais se replie fortement en Italie et en Espagne. Et on craint un retour de la zone de la monnaie unique à la récession.

 La mauvaise confiance des banques

Le 21 décembre, la Banque centrale européenne (BCE) a accordé le plus gros prêt de son histoire aux banques. Au total, 523 banques ont emprunté à la BCE 489 milliards d’euros à un taux voisin de 1%, sans limite de montant, à un jour, une semaine, un mois, trois mois, six mois, un an et trois ans.

Il s’agit là d’un soutien exceptionnel de la BCE, officiellement justifié par la nécessité d’aider les banques à faire face à leurs prochaines échéances de remboursement et tenter de ramener la confiance dans le secteur.

Les avoirs dont disposent les établissements financiers européens ont été dopés par cette ligne de prêt de 489 milliards mise à leur disposition. C’est pourquoi les dépôts au jour le jour des banques commerciales auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint le record de 455 milliards d’euros, (selon les statistiques publiées le 6 janvier 2012), signe que les acteurs du secteur bancaire privilégient toujours la sécurité (= placer leurs liquidités auprès de la BCE, même si ce n’est qu’avec un intérêt de 0,25 %) plutôt que de prêter à d’autres banques ou à leurs clients

Du coup le gouvernement de la Banque de France, Christian Noyer, est intervenu, appelant les banques françaises à se « bouger » sur le crédit aux entreprises et aux particuliers. « C’est pour cela qu’on leur prête de l’argent, qu’on leur prête à de très bonnes conditions et qu’on leur garantit ça sur plusieurs années ».

Les banques avaient déjà été secourues sans contrepartie par les­­ États et les banques centrales en 2008 – 2009, au début de la crise des subprimes. Résultat : une fois que leur situation s’est améliorée, elles ont recommencé à spéculer contre les dettes publiques (Grèce et Irlande en particulier) et à distribuer des dividendes à leurs actionnaires, et des primes exorbitantes à leurs dirigeants et traders. Le même scénario va-t-il se reproduire ? Si c’était le cas, ces cadeaux aux banques annonceraient encore plus de rigueur pour les peuples. Il faut sortir l’Europe du cercle destructeur de l’austérité généralisée, inefficace et injuste