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Accueil > Intercommunalité et diverses communes > CCC - Com Com de Châteaubriant > SMPC (syndicat mixte du Pays de Châteaubriant) > SMPC-SMICTOM (00)

SMPC-SMICTOM (00)

Ecrit en 2000 :

Tri sélectif : N’emboîtez pas les boites

Je trie, tu tries il trie ... mal ! C’est en substance le message que fait passer le Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   à l’adresse de chacun de nous.

Mais pourquoi trier ? Au delà de l’aspect « écologique » : (récupérer ce qui peut l’être), la motivation est financière .

Trier c’est
Dépenser moins
Et gagner plus.

Dépenser moins

Il y a deux moyens de trier ses ordures : d’une part en apport volontaire, d’autre part en collecte porte à porte.

L’apport volontaire peut se faire dans les 60 « éco-points » déjà installés, là où il y a deux grandes bennes, l’une pour les verres, l’autre pour les papiers-carton.

La collecte au porte à porte concerne les bacs jaunes, là on l’on met les boites métalliques, les briques et cartonettes et les bouteilles en plastique.

En 1999, avec l’installation des premiers éco-points, il y a eu une petite diminution du tonnage des ordures « ordinaires » : 10 395 tonnes en 1999 contre 10 609 tonnes en 1998. Cela représente une différence de 214 tonnes. Peut mieux faire !

Tout ce qui est collecté ainsi, à part, ne va à la décharge où le coût est passé à 320 F (TTC) la tonne, depuis le 1er juin 1999 et doit être revu en juin 2000.

Gagner plus

Par ailleurs, pour chaque tonne triée, la société Eco-Emballages accorde un soutien financier et une garantie de reprise des matériaux. Les recettes attendues sur les 6 prochaines années s’élèveraient à 13 900 000, 00 F ... à condition de trier suffisamment !

La société Eco-emballages a donc fixé des objectifs :

– 930 tonnes de verres
– 315 tonnes de cartonettes
– 128 tonnes de flacons en plastique
– 58 tonnes d’acier
– 2,1 tonnes d’aluminium

Pour le verre, ça va : il y a eu 1761 tonnes collectées en 1999. Mais un gros effort est à faire sur le reste, d’une part sur la quantité, d’autre part sur la qualité.

Bilan des éco-points

21 « éco-points » sont installés sur le territoire de Châteaubriant. Ils ont des rendements bien différents :

– 25 405 kg de verres au magasin Super U
– 24 090 kg au magasin Stoc
– 7 290 kg au magasin Leclerc
– 3 085 kg rue de Maréchal Leclerc

La moyenne sur 8 mois est de 1,7 kg de verres par habitant et par mois à Châteaubriant. En dessous de la moyenne des 25 communes du Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   qui est de 1,94. Il y a donc des efforts à faire !

Pour les papiers-cartons, c’est le magasin STOC qui bat tous les records (14 880 kg) suivi de Super U (13 520 kg). La moyenne est de 1,02 kg par habitant et par mois, à Châteaubriant comme dans la moyenne des 25 communes du Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant  .

Attention aux refus de tri

Trier c’est bien, encore faut-il bien trier ! Quelques exemples :
– ne pas mettre les papiers salis dans la benne à papiers
– ne pas mettre les emballages plastique des publicités dans le bac à papiers

– ne pas mettre du verre dans le bac à couvercle jaune

– ne pas mettre des boites où il reste des aliments

– et surtout ne pas mettre les boites les unes dans les autres. le cas typique étant, paraît-il : le rouleau de papier hygiénique, enfoncé dans une boite de conserve laquelle est mise dans une brique de lait. Au tri tout est refusé par les salariés qui trient les ordures (à la main), et sont obligés de suivre l’allure rapide de la chaîne. On arrive ainsi à 20 % de « refus de tri », ce qui est énorme et coûte très cher : 1600 F la tonne pour le tri + 320 F la tonne pour la mise en décharge.

Pas de bacs vides

Il est coûteux de sortir des bacs à moitié vides : cela oblige les bennes à s’arrêter pour collecter peu de choses. Et le temps c’est de l’argent ! La facturation du ramassage des ordures est faite par le Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   , en direction des communes, selon deux critères : le tonnage collecté et le temps passé .

Recyclé, c’est gagné

A part ça, quand on a trié ... qu’est-ce qu’on fait des produits recyclés ? Souvent on dit : les produits recyclés sont de mauvaise qualité, peu attractifs, etc. En fait, ces idées ne sont plus fondées : les catégories de produits recyclés sont très diversifiées : mobilier, fournitures, outils, emballages, produits pour la voirie, la construction, l’agriculture, l’habillement etc. Si on recycle et que nul n’achète les produits recyclés, il y a quelque chose qui ne colle pas ! Toute une campagne est donc lancée, par le Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   auprès des mairies, pour enclencher le bon réflexe. Il existe même un catalogue des produits recyclés. Il suffit de le demander au 02 40 28 12 52. On peut quand même noter que tous ces produits ne sont pas bon marché : par exemple la table basse en carton (dimensions 36 x 60), jolie au demeurant, fait 800 F, hors prix de livraison et le tabouret de bar fait 1035 F

Le recyclage : c’est des économies d’énergie, c’est du papier moins cher et d’une qualité toujours supérieure, c’est des économies d’énergie, c’est le choix d’un développement durable.

Et si vous êtes encore en peine de savoir comment trier, un numéro vert (gratuit) est à votre service : 0 800 866 222


Ecrit en novembre 2000 :

Lors de la réunion qui s’est tenue le 21 novembre à Châteaubriant, il a été beaucoup question de budget, notamment pour les ordures ménagères.

La collecte sélective a un an

La collecte des emballages ménagers au porte à porte, dans les bacs jaunes, a débuté le 6 décembre 1999. Elle dessert les 40 073 habitants des 25 communes du Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant  . De plus, 103 points-recyclage sont installés dans les communes, avec deux conteneurs, l’un pour les journaux-magazines, l’autre pour les verres. Ils seront équipés prochainement d’un mât de signalisation et d’une corbeille de propreté (car il y a des gens qui apportent leurs verres dans des sacs en plastique et qui se débarrassent sur place de ces sacs en les laissant traîner autour des conteneurs !)

La loi du 13 juillet 1992 (loi Lalonde) a fixé un objectif : 75 % des emballages ménagers doivent être valorisés en l’an 2002. La directive européenne du 20 décembre 1994 fixe au 30 juin 2001 la date à laquelle chaque pays membre doit avoir valorisé 50 à 65 % de ses déchets d’emballage dont 25 à 45 % par recyclage.

Où en sommes-nous ?

Dans le pays de Châteaubriant  , 441 tonnes d’emballages ménagers ont été collectés depuis le 6 décembre 1999, ce qui représente, en volume, 17 fois la piscine de Châteaubriant (environ).

Pour le seul mois d’octobre 2000, il y a eu 998,7 tonnes de déchets collectés : ordures ménagères + emballages du bac jaune + verres + journaux-magazines. On estime que 20 à 25 % de ce total sont des emballages ménagers, ce qui devrait faire 200 à 250 tonnes, or il n’y en a eu que 139,9 tonnes collectées, ce qui représente 55 à 70 % de ce qu’il serait possible de faire.

Il y a donc un effort à faire, en particulier pour les cartonnettes, les bouteilles et flacons plastique.

Sauf que ... ce n’est pas toujours évident de savoir ce qu’il faut mettre dans le bac jaune, c’est pourquoi des interventions vont être faites du côté des écoles sous forme de jeux, vidéos, visites, etc.

Les déchetteries

Quatre déchetteries ont ouvert en 2001 : Lusanger, Petit Auverné, Rougé et Soudan. Elles sont réservées aux particuliers et, sous certaines conditions, aux artisans, entrepreneurs ou commerçants résidant sur les communes du Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant  . Un certain nombre de détails sont encore à régler, par exemple les risques d’incendie. Les pompiers sont consultés pour savoir s’il vaut mieux prévoir une citerne d’eau, ou une mare à proximité. Soudan, qui a une station de lagunage toute proche, considère que, dans son cas, il n’y aura pas de problème.

La déchetterie de Châteaubriant, qui devait déménager vers la rue Lafayette vers le mois de juin 2001 a pris du retard.

Les habitants du Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   peuvent utiliser indifféremment n’importe quelle déchetterie.

Coût : toujours plus

Reste aussi la question du coût : l’année 2000 devrait se solder par un déficit de 282 000 F et le coût 2001 devrait progresser de 18 % par rapport à celui de l’an 2000. Explication : collecter les déchets ménagers, les trier, les mettre en décharge ... ça coûte. C’est le prix du respect de l’environnement. Mine de rien, le coût des ordures ménagères revient à environ 290 F par personne et par an pour l’an 2000, ce qui représente 5,50 F par jour.

En soi, pour le service rendu (élimination des déchets ménagers) ce n’est pas si cher que cela ! Que se passerait-il si chacun de nous devait entasser ses ordures dans le fond de son jardin (s’il en a un), ou aller régulièrement porter ses déchets dans une décharge publique ?

Par ailleurs, le Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant   fait tout ce qu’il peut pour réduire ce coût. Par exemple, au lieu de traiter avec la société « Cellulose de la Loire » pour la reprise des papiers/journaux/magazines, le Syndicat Mixte pourrait traiter avec La Chapelle Darblay ce qui rapporterait 4200 F par an. Une goutte d’eau dans un océan de dépenses ... mais une goutte d’eau + une goutte d’eau ...


Ecrit en décembre 2000

Centre de Tri aux Brieulles à Treffieux

Réunir tant de « beau monde », un samedi après-midi, sous une pluie torrentielle, autour d’un tas d’ordures ! Il fallait oser. C’est pourtant ce qui s’est fait à Treffieux, à la décharge des Brieulles, pour l’inauguration du Centre de Tri le 9 décembre 2000

Cette décharge, c’est une très longue histoire : on a commencé à en parler dans les années 1984-86. Le SICTOM (1) de Nozay-Guémené confronté, comme dans tous les secteurs, au problème des ordures ménagères, cherchait un mode de traitement de ses déchets ménagers, adapté au monde rural. Plusieurs élus se sont usés dans ce dossier, comme M. de VILLEBLANCHE, maire de Jans, et M. LEBLAY maire de Guémené. Le SICTOM avait à l’époque un projet d’enfouissement des ordures à La Butte Noire à Jans, mais l’opposition de la population a été telle que M. de VILLEBLANCHE dût démissionner.

Le dossier a été repris par le nouveau président, René PHILIPPOT, qui a proposé, cette fois, un lieu d’enfouissement sur sa propre commune, au lieu-dit « Les Brieulles ». Pour lui mettre des bâtons dans les roues, il y eut du monde, notamment le Député DUCOIN qui fit pression : sur le Préfet pour bloquer l’arrêté préfectoral nécessaire, et sur le Sous-Préfet pour qu’il n’aille pas voir la situation sur le terrain. Il y eut aussi des sceptiques, qui, au nom du modernisme, ne pensaient qu’à l’incinération pour notre région, sans en voir les retombées négatives et polluantes (tout le monde sait bien, maintenant, qu’elle produit des dioxines, ces polluants qui font partie des « 12 salopards » dont il faudrait débarrasser la planète.)

Nuisibles

Et puis il y eut des « écologistes », auto-proclamés, qui voulaient bien d’un enfouissement des ordures, à condition que ce ne soit pas sur leur commune et qui proposaient toutes sortes de solutions aussi farfelues les unes que les autres, si farfelues que, depuis le temps, nul ne les a encore mises en application. « J’ai beaucoup de respect pour toutes les formes d’expression des citoyens. Dans le cadre d’associations de défense de l’environnement, nous travaillons avec la SEPNB, l’AERE et l’UDPN qui sont un contre-pouvoir nécessaire et enrichissant » a dit René Philippot qui a, en revanche, stigmatisé certaines associations, « qui se disent représentatives de riverains, qui organisent une opposition radicale et systématique, et qui nous ont souvent dit : faites ce que vous voudrez, nous serons toujours contre. ». C’est l’opposition, nuisible, de tels groupes qui a paralysé les administrations et empêché pendant 6 ans les douze communes de s’équiper et de progresser en matière de traitement des ordures ménagères. « C’est insupportable et mérite d’être dénoncé »

On vous passe toutes les péripéties (2), elles ont été nombreuses, et il a fallu l’opiniâtreté de René Philippot, et des élus qui travaillaient au SICTOM, et le soutien sans faille de la population de Treffieux et des vrais écologistes, pour aboutir à l’inauguration d’un centre d’enfouissement technique aux Brieulles le 28 octobre 1995. Respectant strictement les normes européennes, et même au delà, il est autorisé pour 15 000 tonnes d’ordures par an.

Le site qui s’étend sur 14 hectares comporte 9 casiers. Le premier est rempli et reverdi (planté d’arbres en surface), le second est terminé et attend des jours meilleurs pour être planté à son tour. Le troisième casier est en cours depuis novembre 1999. En tout, le site peut accueillir des ordures pour 18-20 ans.

Un casier, c’est un grand trou de 4 mètres de profondeur, 40 m de long sur 50 m de large, avec une double barrière de protection. Une barrière passive : le sol, qui utilise l’imperméabilité de l’argile, renforcée par de l’argile pure (Bentonite). Une barrière active : une géomembrane très dure, thermosoudée au fond et sur les bords du casier. Entre le sol et la membrane, une couche draînante raccordée à un puisard extérieur pour le cas où il y aurait une perforation de la membrane. Tous les « jus » venant des ordures (les lixiviats comme on dit), toutes les eaux de ruissellement sont acheminés vers une station de traitement et cinq lagunes (bientôt six) assurent l’épuration des eaux avant que celles-ci ne soient rejetées au ruisseau voisin, qui mène à la rivière Le Don.

Trions, mes frères

Mais ce centre d’enfouissement technique n’était qu’une première étape : les élus du SICTOM avaient l’idée d’un centre de tri, pour assurer le recyclage de ce qui pouvait l’être. Ce fut là encore un lourd dossier. Les études ont été entreprises dès 1996 et de nombreuses démarches ont été nécessaires pour constituer un territoire « pertinent », assez important pour permettre au centre de tri de tourner de façon satisfaisante. Au SICTOM de Nozay-Guémené s’est alors ajouté celui de Bouvron, et celui d’Herbignac et récemment le SIVOM de Nort sur Erdre, soit en tout 130 000 habitants.

Il a fallu notamment modifier les statuts des structures intercommunales : cela ne se fait pas d’un claquement de doigts.

Avant de lancer le centre de tri, il était nécessaire d’organiser la collecte sélective : trois déchetteries et des points recyclage (un pour 300 habitants) : verres, journaux et emballages. Parce que « le déchet qu’on ne produit pas, est celui qui coûte le moins cher à traiter ! ». Actuellement, chaque habitant du secteur produit 25 kg de déchets par mois, 20 vont directement à l’enfouissement et 5 sont recyclés.Et puis, étape ultime : le centre de Tri des Brieulles fonctionne depuis le 8 décembre 2000, il a créé 8 emplois et peut trier 12 tonnes d’ordures ménagères à l’heure. Il comporte trois unités : une halle de compactage des ordures ménagères, une halle de tri de la collecte sélective et des locaux sanitaires et sociaux. Montant de l’investissement : 8,860 millions de francs. « Puisque la loi oblige les élus à prendre la responsabilité de la collecte et du traitement des déchets ménagers, nous en revendiquons la maîtrise : - Maîtrise par rapport à l’impact sur l’environnement- Maîtrise de la provenance des déchets- Maîtrise sur la façon d’exploiter- Maîtrise sur les coûts » » a expliqué René Philippot. « Il serait dommage de voir le travail de l’élu se réduire à supporter les méfaits sur l’environnement, sans lui donner le pouvoir de changer les choses »

Dans son allocution finale, avant de remettre à René Philippot la médaille d’Officier du Mérite Agricole, le Sous-Préfet a qualifié le site des Brieulles (centre d’enfouissement et centre de tri) de « réalisation exemplaire du département » et de « site pilote, symbolique de l’esprit intercommunal qui caractérise le nord du département ». « Il y a 5 ans, je vous avais dit « prions pour que cela réussisse ». Aujourd’hui je vous dis : trions »Les opposants de la première heure étaient présents, ils n’ont pas applaudi. Le Député Ducoin, lui, était parti